Le Défi
La République centrafricaine (CAR) est l’un des pays les moins avancés du monde. Son Indice de développement humain pour 2012 a positionné le pays au 180ème rang sur 187 pays. Les armes illégales sont répandues dans tout le pays - l’héritage d’années d’agitations - et les groupes armés demeurent actifs dans l’instable région nord. Des milliers de Centrafricains ont été déplacés, beaucoup traversant la frontière pour passer au Tchad. L’instabilité politique et sociale a affaibli le tissu social, réduit l’épargne et les investissements au sein de la population, et entrainé la diminution du nombre de donateurs impliqués dans le secteur de la microfinance. Bien que la République centrafricaine soit actuellement dans un état de relative stabilité, le secteur de la microfinance demeure à un stade embryonnaire, la demande étant largement non satisfaite.
Que fait l'UNCDF pour aider ?
L’UNCDF, le PNUD, le gouvernement centrafricain et divers acteurs du secteur de la microfinance désirent maintenant mener à bien un programme visant à appuyer l’émergence d’un secteur financier inclusif dans le pays, en vue de donner à la population pauvre et à faible revenu l’accès aux produits et services financiers durables fournis par les institutions de la microfinance dans un cadre juridique et institutionnel durable.
Le Programme d'Appui à l'Emergence d'un Secteur Financier Inclusif en République Centrafricaine (PAE/SFI) est mené à bien sur une durée de quatre ans, avec un budget de 4 millions de dollars. Le projet est actuellement financé par l’UNCDF (1,2 million de dollars) et le PNUD (1,6 million de dollars). Le financement du reste du programme demeure ouvert à d’autres donateurs intéressés par les secteurs de la microfinance en République centrafricaine. Le Programme du Golfe arabique pour les organisations de développement (AGFUND par ses sigles en anglais) fournit au secteur une somme de 100.000 dollars. Pour l’année 2011, l’UNPBF (Fonds pour la consolidation de la paix) apporte 800.000 dollars en vue de donner l’accès aux services financiers aux régions touchées par les conflits.
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