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LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES Microfinance |
Numéro 14 / Juillet 2005 |
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La France convient d'une conférence sur la microfinance :
Les dirigeants financiers de toute la planète discutent de ce secteur en évolution Le gouvernement français et son agence de développement, l'Agence Française de Développement (AFD) ont organisé une conférence, " Augmenter l'accès à la microfinance : les défis et les acteurs, " le 20 juin 2005, en partenariat avec les Nations unies et les autorités britanniques et allemandes. Le Président français, Jacques Chirac, a accueilli les participants qui ont rassemblé des hauts fonctionnaires du gouvernement, des donateurs et des acteurs privés du monde entier. Les fonctionnaires participants ont rassemblé le Premier Ministre du Maroc, le Ministre de l'Économie et des Finances de Haïti, le Ministre des Finances du Congo, le Ministre du Développement Rural d'Afghanistan, l'ancien Ministre des Finances de Bolivie, le Secrétaire d'État au Développement du Royaume Uni et le Ministre des Affaires Étrangères français. Les autres participants ont rassemblé des représentant d'institutions de microfinance et de banques de tous les pays du monde y compris les États-Unis, la Suisse, le Cambodge, la Bolivie, le Mozambique et le , le Mozambique et le Tadjikistan. Les organisations représentées étaient la Banque Mondiale, USAID, ACCION International, le Réseau de Microfinance Africain, MicroSave, PADME et Planet Finance. Les intervenants lors de la conférence ont été Nemat T. Shafik, Directeur Général des Programmes Régionaux au Service du Développement Internationale du Royaume Uni (DFID), Jean-Michel Severino, Directeur Général d'AFD et Elizabeth Littlefield, Directrice Générale du Groupe Consultatif d'Aide aux Pauvres (CGAP). Le principal message de la réunion a été que la microfinance était un outil puissant pour aider les pauvres. Au regard de la demande insatisfaite d'un large éventail de services financiers, le défi est maintenant d'intégrer la microfinance au secteur traditionnel des services financiers. De plus, les gouvernements peuvent jouer un rôle crucial en assurant la sécurité de la microfinance, en élaborant des cadres politiques sains et en encourageant une microfinance compétitive et diversifiée. Inversement, en encourageant le secteur directement, le gouvernement peut empêcher et même détruire le secteur de la microfinance. Au cours de la conférence, des séances se sont tenues afin de débattre du rôle des gouvernements et des banques centrales, des partenariats public-privé, pour évaluer la demande de microfinance et le rôle des donateurs. La séance sur la compréhension de la demande de microfinance a mis en avant le besoin d'une étude complémentaire pour répondre aux besoins des ménages pauvres. Historiquement, l'accent a été mis sur la satisfaction des besoins des micro-entreprises. Maintenant le défi est de passer à des services répondant aux clients. Tout en élargissant la couverture des services de microfinance, les membres du comité ont insisté sur l'importance d'investissements complémentaires dans d'autres secteurs tels que la santé et l'éducation. Au cours d'autres séances, les membres du comité ont discuté du besoin de capitaliser les partenariats entre les secteurs civil, privé et public. Finalement, on a abouti à la conclusion que les subventions publiques étaient nécessaires à l'élaboration de compétences locales plus efficaces et devaient soutenir la diversification des services. Les organisateurs ont cité comme but ultime la création d'intermédiaires financiers nationaux solides. Cette conférence d'une journée a été suivie d'une journée en ateliers et d'un symposium à Francfort, consacré à la création de nouveaux partenariats avec le secteur financier ainsi qu'avec le secteur privé en général. |