Le Fonds d'équipement des Nations Unies et les Pays les moins avancés
À la fin des années 1960, les Nations Unies ont commencé à s'intéresser plus particulièrement aux pays les moins avancés (PMA), conscientes qu'ils étaient les plus vulnérables du monde en développement.
La stratégie internationale du développement de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement pour les années 1970comprenait des mesures spéciales destinées aux PMA, qui ont débouché sur l'organisation de :
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la première conférence des Nations Unies sur les PMA, en 1981 à Paris, où fut adopté un Programme substantiel d'action pour les années 80 en faveur des pays les moins avancés que l'Assemblée générale des Nations Unies approuva ensuite dans sa résolution 36/194;
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la deuxième conférence des Nations Unies sur les PMA (LDC II) en 1990 à Paris, qui a adopté la Déclaration de Paris et le Programme d'action pour les PMA pour la décennie 90;
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la troisième conférence des Nations Unies sur les PMA (LDC III), qui s'est tenue en 2001 à Bruxelles, sous la présidence de l'Union européenne, et qui a adopté la Déclaration de Bruxelles et le Programme d'Action en faveur des Pays les moins avancés pour la décennie 2001-2010, lesquels ont ensuite été approuvés par l'Assemblée générale des Nations Unies en sa résolution 55/279.
EN 1973, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution demandant au Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU) de concentrer ses investissements, d'abord et avant tout, dans les PMA. À l'heure actuelle, le FENU est présent sur le terrain dans 38 des 49 PMA. C'est dans ce contexte qu'il a décidé que son approche, dans ses deux domaines d'intervention (à savoir le développement local et la finance inclusive), consisterait à appuyer les PMA pour qu'ils pilotent des investissements relativement modestes qui puissent ensuite être reproduits à plus grande échelle avec l'assistance de partenaires de développement qui sont en mesure d'apporter un soutien financier supplémentaire.
Comme l'explique le Rapport du Secrétaire général sur l'application du Programme d'action en faveur des pays les moins avancés, le FENU, en tant que petite organisation multilatérale dont les PMA sont le principal groupe cible, joue un rôle unique dans la mise en oeuvre du Programme d'action de Bruxelles en consacrant plus de 70 % de ses ressources aux programmes en faveur des PMA, moyennant le microfinancement et la décentralisation des investissements
publics pour la gouvernance locale. Le fait que le FENU axe son action sur la lutte contre la pauvreté n'est plus à démontrer. La Déclaration de Bruxelles a offert au FENU un cadre lui permettant de lancer un appel spécial en faveur d'un accroissement des ressources en vue de satisfaire les besoins des PMA.
Pour de plus amples informations sur les PMA, voir le site du Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement des Nations Unies

