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La Côte d'Ivoire, nom officiel français du pays, est l'un des plus gros producteurs et exportateurs de café, de cacao et d'huile de palme. Située dans le Golfe de Guinée, la Côte d'Ivoire était auparavant considérée comme un des pays les plus stables de l'Afrique subsaharienne. Son économie a connu une croissance régulière entre 1995 et 1999, notamment grâce à la dévaluation du franc CFA, mais aussi grâce à l'amélioration des prix du cacao et du café, la croissance des exportations de produits primaires non traditionnels, la libéralisation -certes limitée- du commerce et de la banque, les découvertes de pétrole et de gaz offshore, les financements extérieurs et le rééchelonnement de la dette par les bailleurs de fonds internationaux et la France. Malheureusement, le pays a vu son régime politique se diléter rapidement à partir de 1999, une situation qui a dégénéré en guerre civile à partir de septembre 2002. L'Indice de Pauvreté Humaine du PNUD montre qu'entre 1990 et 1995, les diverses formes de pauvreté touchaient près de 43 pour cent de la population du pays. Cette question reste un défi fondamentalement rural en Côte d'Ivoire, avec presque 42% de la population rurale vivant en dessous du seuil de pauvreté, contre 23% dans les zones urbaines. En 2002, le Produit Intérieur Brut atteignait les 25.5 milliards de dollars USD, avec un taux de croissance de -1 pour cent et un PIB par habitant de 1 550 dollars USD. Le financement accessible à tous Le secteur de la microfinance en Côte d'Ivoire est parsemé de nombreuses coopératives de crédits et de petites caisses d'épargne et de crédit. La majorité des institutions de microfinance ont été créées au début des années 90, pour répondre au danger croissant des " banquiers d'épargne mobiles ", qui souvent collectaient l'argent des clients, conservaient les économies pour un certain temps, pour finir par disparaître avec les fonds, une fois venue l'heure de restituer les sommes. Les prestataires de services de microfinance ont remarqué pendant cette période que, de façon générale, les Ivoiriens devenaient de plus en plus dépendants des services publics et sociaux gratuits financés par le gouvernement. Ainsi, de nombreux donateurs, ONG et même le gouvernement, ont récemment commencé à promouvoir les services financiers auprès des segments pauvres de la société par le biais de projets de crédit, fondés sur l'idée suivante : " Oui, nous pouvons donner de l'argent à la population, mais à condition qu'elle le rembourse ". En 1995 seulement, le secteur de la microfinance a contribué à plus de 20% du PIB en Côte d'Ivoire et a créé plus de 30% d'emplois dans le pays. Cependant, l'accès au crédit constitue toujours un obstacle majeur au progrès de ce secteur. Les prestataires de services de microfinance au niveau local ne maîtrisent pas encore les nuances entre la fourniture de services financiers à la clientèle pauvre et la compréhension du rôle que la microfinance peut jouer dans une optique élargie de réduction de la pauvreté. Le FENU, grâce à son Unité spéciale de Microfinance (USM), a commencé à promouvoir le développement d'un nouveau paradigme dans le pays, notamment par l'intermédiaire du projet MicroStart Côte d'Ivoire, qui fait partie intégrante du programme MicroStart global. En consultation avec les praticiens et les donateurs, MicroStart a été conçu comme un programme-pilote dont l'objectif est de renforcer les capacités des organisations locales de façon à lancer des activités de microcrédit ou élargir des services existants. MicroStart a aussi innové: les bureaux de pays des Nations Unies pourront faire appel à l'un des 30 meilleurs praticiens mondiaux en microfinance (présélectionnés), qui fournira une assistance technique aux organisations locales. Afin de prêter assistance au gouvernement de la Côte d'Ivoire pour améliorer les conditions d'existence de la population, le bureau d'Abidjan du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a déterminé que la microfinance était l'outil par excellence pour lutter contre la pauvreté. En tant que principale unité technique du groupe du PNUD, l'assistance du FENU a été requise pour aider à la mise en place du programme MicroStart Côte d'Ivoire, dans le but d'améliorer l'accès des micro-entrepreneurs à faible revenus - et particulièrement des femmes - à des services financiers qui leur permettraient de développer leur entreprise, d'accroître leur revenu et de créer des emplois. Les provinces déjà ciblées par le PNUD Côte d'Ivoire ont été déclarées prioritaires. MicroStart a atteint ses objectifs grâce aux activités suivantes: (1) renforcer les capacités des organisations locales à fournir des services de microfinance aux clients pauvres actifs sur une base opérationnelle durable; (2) renforcer les capacités des prestataires de services techniques locaux de façon à fournir une assistance technique continue; et développer les structures nécessaires pour soutenir ces organisations locales à long terme; et (3) contribuer à faire connaître l'impact de la microfinance sur les clients au niveau local et mondial, et les méthodes utilisées pour consolider les jeunes organisations. Ainsi, jusqu'à présent le prestataire international de services techniques, Socodevi (Société de Coopération pour le Développement International) a aidé quatre IMF financées par le FENU à fournir des services financiers à plus de 24 000 épargnants actifs et 8 500 créanciers actifs, dont 85% sont des femmes. Bien que les capacités institutionnelles et la portée de ces quatre IMF aient été renforcées pendant la première phase du programme, les IMF doivent maintenant lutter contre les taux de délinquance, gérer les liquidités et suivre des procédures de comptabilité précises afin d'améliorer les capacités d'opérations de ces IMF. Pour plus de détails, veuillez consulter le bulletin d'information ou les documents de projets dans le menu sur la droite. |
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