Fonds d'équipement des nations unies
Recherche FENU.org:


UNDP

International Year of Microcredit 2005

OHRLLS

Development Gateway Foundation

UN Works

MDG Monitor

FENU Développement local Finance inclusive Evaluation Service techniques Pays Publications Actualités
Fonds d'équipement des nations unies
 - Développement Local

Initiatives des Gouvernements locaux

Infrastructures et services pour les pauvres en Afrique rurale sub-saharienne

Preface: Recommendations du FENU

Le troisième jour du sommet, le FENU a animé une session spéciale sur le Financement et livraison des services dans les collectivités locales à caractère rural. Plus de 130 délégués ont participé à la session qui a duré plus de quatre heures, qui a inclus des présentations des programmes de déeveloppement locaux mise en oeuvre dans les collectivités locales du Sénégal, du Mali, de l’Ouganda et de l’Ethiopie et finance par le FENU. Suite aux exposés des études de cas qui fut suivi par un débat avec les participants, une liste de recommandations a été présentée au secrétariat de la conférence :

Les recommendations

Malgré une rapide croissance urbaine, la population de la plupart des pays d’Afrique au sud du Sahara continue de vivre en milieu rural. Pour cette raison, les collectivités locales de l’Afrique rurale - de par leurs capacités potentielles à fournir des biens et des services publics – méritent à la fois qu’un investissement y soit fait mais également qu’on leur accorde un intérêt particulier. En outre, c’est dans la campagne africaine qu’existent les plus grands défis de la lutte contre la pauvreté et cela implique presque invariablement la nécessité d’accorder une attention particulière aux dimensions rurales de la pauvreté. Si elles veulent répondre adéquatement à cette problématique et démontrer leur utilité à travers la fourniture de services appropriés, les collectivités locales ont donc des défis importants à relever en la matière.

Le défi consistant à faire la promotion d’une collectivité locale participative, responsable et efficace est plus grand en Afrique rurale qu’en milieu urbain. En fait, on commence à reconnaître que le développement rural, l’accélération de la croissance locale et la réduction de la pauvreté ont tout à gagner de l’existence de la fourniture d’infrastructures et de services par l’intermédiaire des collectivités locales. Les participants de l’atelier d’Africités, à la suite des débats recommandent :

De manière générale :

  • L’approfondissement des questions portant sur la transparence, la responsabilisation et l’imputabilité au sein des collectivité locales ;
  • Des actions orientées vers l’amélioration des revenus basés sur le développement des économies locales entre autres par l’accroissement de la demande publique locale.

De manière spécifique :

1. Aux gouvernements centraux

  • Le transfert des compétences soit obligatoirement accompagné par un transfert conséquent de ressources humaines et financières correspondantes ;
  • L’établissement de réels programmes de renforcement des capacités locales et notamment dans la maîtrise des textes législatif et réglementaire relatif à la gestion locale ;
  • Une meilleure articulation des politiques sectorielles aux politiques locales ;
  • La mise en place d’une fiscalité locale plus équitable en évitant la sur-imposition des pauvres par le biais d’impôts à caractère régressif comme les impôts per capita ;
  • La prise en compte systématique des aspects genres dans les programmes de décentralisation, y compris á travers l’allocation de ressources budgétaires.

2. Aux collectivités locales et à leurs associations

  • La programmation des investissements prenne en compte les charges récurrentes et les recettes à venir ;
  • La planification locale s’articule au processus budgétaire ;
  • Une meilleure inclusion des stratégies de lutte contre la pauvreté au niveau local en privilégiant le renforcement des capacités des ressources humaines, leur leadership et l’accroissement des revenus des populations les plus pauvres ;
  • L’articulation du dialogue politique en faveur des programmes de lutte contre la pauvreté ;

3. Aux partenaires au développement

  • Le partage des expériences afin de promouvoir l’harmonisation des méthodes et approches d’intervention ;
  • L’orientation des investissements vers les zones à forte prévalence de pauvreté ;

4. Au Partenariat pour le développement Municipal (PDM)

  • Un accroissement de la réflexion sur les collectivités à caractère rural.

     

[ Retour au menu ]