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 - Microfinance
Conference des Nations Unies sur L'inclusion financiere en Afrique
 


  1. Photos de la conférence
  2. Allocution de Bienvenue par Richard Weingarten (5 juin 2006)
  3. Discours de Monsieur Albéric KACOU, Coordonnateur du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Sénégal
  4. Discours de Marie Pierre Sarr Traore, Ministre de PME, EF et Microfinance, Sénégal

    Déclaration de Dakar Relative à la Construction des Secteurs Financiers Accessibles à Tous en Afrique: [ web ] | pdf ]

Note de présentation

  1. Contexte de la Conférence de Dakar
  2. Objectifs Spécifiques de la Conférence de Dakar
  3. Résultats attendus de la Conférence de Dakar
  4. Participants à la Conférence de Dakar
  5. Orateurs et Modérateurs à la Conférence de Dakar
  6. Hébergement des Participants
  7. Organisation de la Conférence de Dakar et Contacts pour Information
  8. Note de présentation (PDF)
  9. Programme - version finale [ pdf ]

  1. Contexte de la Conférence de Dakar

    Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds d'Equipement des Nations Unies (FENU) organisent, les 5 et 6 juin 2006, à l'Hôtel "Le Méridien Président" de Dakar (Sénégal), une conférence de haut niveau sur l'inclusion financière en Afrique[1]. La Conférence de Dakar portera sur les défis et obstacles liés à la construction en Afrique de secteurs financiers accessibles à tous. Elle contribuera également à renforcer les décideurs politiques et les autres acteurs concernés, dans leurs efforts visant à assurer aux populations pauvres ou à faibles revenus ainsi qu'aux micro et petites entreprises en Afrique, un accès durable à une large gamme de produits et services financiers. La Conférence capitalisera les leçons tirées des récentes expériences accumulées dans l'élaboration des stratégies nationales de microfinance en Afrique. Elle se servira également du cadre et des recommandations du document récemment publié, intitulé "Construire des secteurs financiers inclusifs pour le Développement". Enfin, la Conférence permettra d'assurer le suivi de plusieurs initiatives et conclusions issues de l'Année Internationale du Microcrédit décrétée par les Nations Unies.

    Construire des secteurs financiers accessibles à tous

    Dans la plupart des pays en voie de développement, seule une minorité de la population a accès à des services financiers. Dans ces pays, la grande majorité de la population ne dispose pas de compte épargne, n'a aucun accès au crédit des institutions financières formelles, ne peut généralement souscrire à aucune forme d'assurance. Ces populations n'ont pratiquement pas la possibilité d'effectuer des transferts ou de recevoir des paiements par le biais des institutions financières formelles. Cet usage limité des services financiers dans les pays en voie de développement est devenu un sujet de préoccupation politique internationale. Comme l'a déclaré le Secrétaire Général des Nations Unies :

    « La dure réalité reste que la plupart des populations les plus pauvres à travers le monde n'ont pas encore accès à des services financiers pérennes et viables, qu'il s'agisse de l'épargne, du crédit ou de l'assurance. Notre défi majeur consistera donc à éliminer les contraintes qui excluent les plus démunis d'une pleine participation au secteur financier…. Ensemble, nous pouvons et nous devons construire des secteurs financiers inclusifs qui aident les populations à améliorer leurs conditions de vie. »

    La raison de cette préoccupation mondiale, face à une exclusion financière largement répandue dans les pays en voie de développement, est simple : l'accès à des systèmes financiers jouant pleinement leurs rôles peut permettre aux populations pauvres et à faibles revenus, ainsi qu'aux micro et petites entreprises, d'augmenter considérablement leur pouvoir économique et social et de mieux s'intégrer dans les économies de leurs pays respectifs. L'accès aux services financiers contribue aussi, de manière active, à leur développement économique et humain, à la croissance économique de leur pays et à la mise en place de filets sociaux de protection contre les chocs économiques.

    Malgré le consensus général sur l'importance de la microfinance comme outil de réduction de la pauvreté, le Groupe Consultatif d'Assistance aux Pauvres (CGAP), estime qu'entre deux et trois milliards de personnes, à travers le monde, n'ont pas encore accès aux services financiers. La situation est particulièrement alarmante dans les pays les moins avancés (PMA) où, souvent, plus de 90% de la population sont exclus du système financier formel. Les pays les moins avancés (PMA) sont ceux dans lesquels le revenu moyen per capita est généralement inférieur à 1$ par jour, et la plupart des PMA se trouve en Afrique.

    Le Livre Bleu sur la Construction de Secteurs Financiers pour le Développement

    Durant l'Année Internationale du Microcrédit (2005), les Nations Unies ont fait appel à un grand nombre de décideurs de la Communauté internationale et de dirigeants de secteurs financiers, pour analyser avec eux les raisons pour lesquelles la majorité des populations pauvres de la planète, ainsi que les micro et petites entreprises, se voient refuser l'accès aux services financiers de base. Ce processus de consultation internationale a enregistré la participation de gouvernements, d'organisations internationales de développement, d'une grande variété d'institutions financières, du secteur privé, de chercheurs et d'universitaires et de membres de la société civile de plus de 100 pays. La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, le CGAP, la Banque Africaine de Développement, la Banque Asiatique de Développement, et plusieurs autres institutions de développement et de microfinance, à travers le monde, ont apporté leur contribution à cette consultation internationale, organisée et soutenue par le Département des Nations Unies pour les Affaires Economiques et Sociales (UNDESA) et le Fonds d'Equipement des Nations Unies (FENU).

    Le document "Construire des Secteurs Financiers Inclusifs pour le Développement", communément appelé aussi Livre Bleu, en raison du soutien financier des Nations Unies dont il a bénéficié, est le fruit de cette année de consultation.

    Le Livre Bleu a été élaboré pour servir d'outil et de guide aux décideurs qui souhaitent construire des secteurs financiers accessibles à tous dans leurs pays. Sur la base d'une vision claire de la finance inclusive, le Livre Bleu analyse les différentes contraintes limitant l'accès aux services financiers formels, identifie les principaux défis pour les institutions de microfinance cherchant à accéder aux marchés financiers, discute du cadre politique et du rôle du secteur public dans la finance inclusive et prend en compte une variété de questions sur la réglementation et la supervision relatives à l'inclusion financière. Il met aussi en relief des questions politiques clefs et des options stratégiques auxquelles doivent faire face les décideurs dans la construction de secteurs financiers inclusifs. Enfin, le Livre Bleu décrit un processus que les décideurs peuvent utiliser pour établir un dialogue national afin d'élargir et d'approfondir l'accès aux services financiers pour les pauvres.

    Le Livre Bleu a été publié le 17 janvier 2006 et peut être consulté sur le site http://www.uncdf.org/bluebook. Sa version imprimée sera disponible en mai 2006 et mise à disposition pour la première fois lors de la Conférence de Dakar, en version anglaise et française.

    L'Afrique au Cœur des débats de la Conférence de Dakar

    La Conférence de Dakar portera exclusivement sur les enjeux et défis de la construction de secteurs financiers inclusifs en Afrique, continent où plus de la moitié de la population (environ 300 millions de personnes) vivent dans une extrême pauvreté. Seulement 4% environ de la population possèdent un compte en banque, et le nombre de dépôts bancaires par personne est très en dessous de celui d'autres régions. En plus de cela, seulement 1% des africains a obtenu un prêt ou une autre forme de crédit provenant d'une institution financière formelle, et le nombre de prêts par personne s'avère inférieur à celui des autres régions du globe.

    D'une manière générale, les institutions de microfinance (IMF) en Afrique n'ont pas connu un développement durable aussi rapide que celles d'autres régions du monde, et le nombre et la portée des IMF en Afrique sont encore très en dessous de ce qui serait nécessaire pour fournir à tous une offre appropriée de services financiers. De plus, les environnements légal, politique et réglementaire en Afrique freinent trop fréquemment, plus qu'ils n'encouragent, l'inclusion financière et l'infrastructure des services financiers se révèle trop souvent inadéquate pour permettre la fourniture efficace d'une large gamme de produits et services financiers.

    C'est dans un tel contexte que la Conférence de Dakar devra prendre en considération les problèmes de développement du secteur financier en Afrique. Elle devra placer ces questions au centre du cadre analytique établi dans le Livre Bleu. Elle constituera, de ce fait, un grand forum de discussions entre divers partenaires afin d'analyser, de manière approfondie, les défis, contraintes et opportunités relatifs à la construction de secteurs financiers accessibles à tous en Afrique. Essentiellement organisée par et pour les Africains, la Conférence de Dakar va se focaliser, en priorité, sur les expériences accumulées jusqu'ici et sur les enjeux de la finance inclusive en Afrique, tels qu'identifiés et perçus par les décideurs et praticiens aujourd'hui actifs dans les marchés financiers africains et dans le développement des secteurs financiers.

    Le PNUD et le FENU : "Construire des Secteurs Financiers Accessibles à Tous en Afrique"

    En 2004, le PNUD et le FENU ont conjointement élaboré un programme régional en faveur d'une plus grande inclusion financière en Afrique. Ce programme, est communément appelé " BIFSA (Building Inclusive Financial Sectors in Africa), une abréviation anglaise de "Construire des secteurs financiers accessibles à tous en Afrique". L'objectif du programme BIFSA est de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en particulier l'objectif spécifique de réduction de la pauvreté de moitié à l'horizon 2015, en augmentant l'accès durable aux services financiers en Afrique Sub-saharienne pour les pauvres et les populations à faibles revenus, mais aussi pour les micro et petites entreprises.

    Le programme BIFSA a déjà commencé à travailler dans six pays d'Afrique Sub-saharienne. Il procède selon un processus de développement du secteur financier en trois étapes, comprenant (i) la conduite d'une évaluation du secteur financier dans chaque pays, (ii) l'élaboration, de manière ouverte et participative, avec toutes les parties prenantes, d'une politique, d'une stratégie et d'un plan d'action national pour la construction d'un secteur financier accessible à tous, mais aussi (iii) l'appui aux décideurs politiques et à des institutions financières très diverses, aux agences de développement, au secteur privé, et autres acteurs du marché financier, dans la mise en œuvre des plans d'action approuvés.

    L'objectif de BIFSA est de maximiser l'appropriation nationale du processus et du contenu du développement des secteurs financiers inclusifs et de veiller, dans chaque pays, à un développement durable de l'environnement politique, légal et réglementaire et des prestataires de services financiers.

    Au cours de la Conférence de Dakar, le PNUD et le FENU partageront avec les participants, leurs expériences dans la construction en Afrique de secteurs financiers accessibles à tous. De nombreux représentants des pays dans lesquels le programme BIFSA opère ont aussi été invités à partager leurs expériences et les leçons apprises.

    En outre, des décideurs de plusieurs gouvernements, des autorités en charge de la législation et des représentants de plusieurs institutions bancaires, des IMF, des agences de développement, du secteur privé, des universités et des instituts de recherche et de la société civile en Afrique vont prendre part à la Conférence pour discuter des enjeux et des contraintes auxquels ils font face, des pratiques optimales qu'ils ont développées et des défis de l'avenir de la finance inclusive en Afrique.

    Au cours de la Conférence, le PNUD et le FENU présenteront le programme BIFSA en vue de trouver des opportunités et des synergies pour l'expansion de ses activités en Afrique Sub-saharienne. Les participants sont aussi encouragés à proposer de nouveaux centres d'action permettant de renforcer et d'élargir le travail du Programme BIFSA.

  2. Objectifs Spécifiques de la Conférence de Dakar

    La Conférence de Dakar aura comme objectifs :

    • De diffuser et discuter les recommandations du Livre Bleu dans le contexte africain ;
    • De partager les expériences vécues dans la construction de secteurs financiers accessibles en Afrique et de tirer les premières leçons de ces efforts ;
    • De discuter des défis majeurs à relever, des contraintes et opportunités pour l'expansion de l'accessibilité aux services financiers en Afrique dans les cinq années à venir.
    • D'offrir une tribune aux organisations du système des Nations Unies, des Institutions de Bretton Woods et autres agences de développement, aux bailleurs et aux participants du secteur privé pour exprimer leur point de vue sur la meilleure manière de renforcer les secteurs financiers et d'accroître l'effectivité de l'aide dans la construction de secteurs financiers accessibles à tous en Afrique.
  3. Résultats attendus de la Conférence de Dakar

    Les résultats attendus de la Conférence de Dakar sont les suivants :

    • Une meilleure compréhension de l'expérience, des enjeux et défis concernant l'inclusion financière en Afrique ;
    • Une impulsion accrue, au plan national et régional, de la construction de secteurs financiers accessibles à tous par le développement des stratégies nationales et des plans d'action et leur mise en application ;
    • L'approbation d'une Déclaration dite de la Conférence de Dakar, sur les défis majeurs, les contraintes et opportunités relatifs à la construction de secteurs financiers accessibles à tous en Afrique. Cette Déclaration sera le résultat d'un processus participatif consensuel facilité et organisé par le PNUD et le FENU. Ce processus inclura la mise en place d'un petit groupe de rédaction composé de décideurs africains, de représentants de prestataires de services financiers sélectionnés et d'autres acteurs du secteur opérant en Afrique, chargé d'élaborer un document préparatoire portant sur les problèmes clefs de l'Afrique pour rendre inclusifs les secteurs financiers d'ici à l'horizon 2010. Ce projet de Déclaration fera l'objet d'une diffusion pour discussion avant et pendant la Conférence en vue de son adoption par celle - ci.
  4. Participants à la Conférence de Dakar

    La Conférence de Dakar rassemblera environ 200 participants venant des Gouvernements, des Banques Centrales, des Agences de Développement, des Institutions de Microfinance (IMF) et autres prestataires de services financiers et leurs associations, des institutions financières du secteur privé, des universités et instituts de recherche, de la société civile, mais également des donateurs (y compris le CGAP) et des investisseurs, des Agences des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods. Parmi les participants, 150 sont attendus d'Afrique, et 50 des autres régions.

  5. Orateurs et Modérateurs à la Conférence de Dakar

    Les orateurs et modérateurs seront choisis parmi les représentants des Ministères des Finances, des Banques Centrales, des agences de développement, des institutions financières du secteur privé, des IMF et autres prestataires de services financiers, et leurs associations, du PNUD, du FENU, de la Banque Mondiale, du CGAP, du FIDA, du BIT …. Beaucoup de ces orateurs seront originaires d'Afrique ou proviendront d'institutions travaillant en Afrique.

  6. Hébergement des Participants

    A l'heure actuelle, 150 chambres ont été réservées à l'Hôtel "Le Méridien Président" de Dakar. Des arrangements ont été faits également pour des chambres d'hôtel additionnelles dans les environs du lieu où se tiendra la Conférence.

  7. Organisation de la Conférence de Dakar et Contacts pour Information

    Makarimi Adéchoubou, Directeur Technique Régional du FENU Microfinance pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, dirige une équipe du PNUD et du FENU chargée d'organiser et de gérer la Conférence de Dakar. L'équipe est basée à Dakar et est appuyée par le Siège du FENU à New York.

    Vous trouverez ci-après la liste des membres qui composent l'équipe ainsi que leurs coordonnées :

    Makarimi Adéchoubou
    Directeur Technique Régional

    FENU Microfinance pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
    BP 15702, CP 12524, Dakar - Fann (Sénégal)
    E-mail : makarimi.adechoubou@undp.org
    Tel.: (221) 869 39 58 / 59
    Cell: (221) 569 80 92
    Fax : (221) 869 39 77

    Danielle Benoist
    Coordinatrice de la Conférence de Dakar

    BP 15702, CP 12524, Dakar - Fann (Sénégal)
    E-mail : danielle.benoist@undp.org
    Tel.: (221) 869 39 74
    Cell : (221) 636 88 64
    Fax : (221) 869 39 77

    Fodé Ndiaye
    Directeur Technique Régional

    Unité Régionale FENU Microfinance pour l'Afrique Australe et Orientale
    7, Naivasha Road, Sunninghill
    Johannesburg, 2157, Afrique du Sud
    Email: fode.ndiaye@undp.org
    Tel: (27 11) 603 5125
    Fax: (27 11) 603 5071

    Hyewon Jung
    Chargée de Programme, Microfinance

    FENU - New York
    2, UN Plaza DC2-2624, New York, NY 10017
    Email: hyewon.jung@undp.org
    Tel: (1) 212 906 6693
    Fax: (1) 212 906 6479


(1) Un secteur financier inclusif se définit comme un secteur offrant une large gamme de produits et services financiers à toute la population bancable d'un pays.