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MicroStart Programme :
À propos de MicroStart   |   Documents

À propos de MicroStart

Aperçu

Le PNUD a lancé le programme MicroStart avec le concours de l’USM en février 1997. L’objectif du programme MicroStart est de bâtir une nouvelle génération d’IMF, qui font montre de transparence, possèdent de solides capacités institutionnelles et sont financièrement performantes – des caractéristiques qui leur permettent d’atteindre les clients défavorisés de manière durable.  

Depuis son lancement en 1997, MicroStart a été déployé ou est déployé dans vingt pays, et des subventions ont été octroyées à 68 institutions de microfinance (IMF).

MicroStart vise également à affiner la pratique de la microfinance au sein du système des Nations Unies. Il propose ainsi des orientations, fournit une assistance technique, favorise la formation et l’apprentissage grâce à l’intégration des pratiques de microfinance ayant fait leurs preuves sur le terrain.   Le programme est né suite à la demande des bureaux régionaux du PNUD qui nécessitaient un appui pratique et opérationnel pour les aider à exécuter des programmes de qualité, ciblés sur un créneau bien défini du secteur en pleine expansion qu’est la microfinance.

Un projet MicroStart a deux composantes intégrées:

1. Une composante de services techniques destinée aux organisations locales bénéficiaires.   La stratégie MicroStart repose sur le fait que ces organisations peuvent grandement bénéficier d’un partenariat technique de trois ans avec un praticien expérimenté. MicroStart fournit son assistance technique aux institutions qui démarrent, aux jeunes institutions prometteuses qui entrent dans l’arène de la microfinance ou qui développent de nouveaux produits destinés aux clients de la microfinance, et même aux institutions plus anciennes ou bien établies. La fourniture de service dans ce créneau dynamique revêt les formes les plus diverses et requiert l’établissement d’un système de soutien tout aussi dynamique, mais solide, qui puisse renforcer les capacités institutionnelles locales.   MicroStart a recours à des prestataires de services et à des entreprises de services-conseils spécialisés en microfinance, dont la plupart sont localisés dans des pays du Sud. Ces prestataires de services techniques (PST) sont des organisations qui ont bien réussi dans leur propre pays et sont invitées par les bureaux régionaux du PNUD à travailler dans les pays participant au programme. Les PST sont chargés d’identifier les institutions de microfinance les plus prometteuses dans ce créneau, de préparer les plans d’affaires et les propositions de subventions et de fournir l’assistance technique nécessaire tout au long du projet.

2. Une composante de micro apports en capital, dans laquelle une ou plusieurs des organisations locales les plus prometteuses reçoivent une subvention au titre de capital de départ, initialement d’un montant de $150 000 dollars USD par organisation. Les subventions sont affectées par tranches, selon si l’IMF remplit les critères de performance. L’IMF les utilise pour des actifs immobilisés, comme des ordinateurs et des SIG, ou pour couvrir une partie des coûts d’opération pendant un temps limité ou bien encore en complément de ses propres fonds de prêts, des subventions d’autres donateurs ou comme garantie pour obtenir des prêts commerciaux.

Les caractéristiques du programme

  • MicroStart a mis au point des méthodes innovantes pour venir en aide aux organisations locales et aux institutions qui démarrent, grâce à des outils concrets: un système de compte-rendu axé sur la performance, disponible « en ligne » et destiné aux PST et IMF participantes, un manuel pour les PST et les partenaires du projet, et un Guide de planification, de lancement et de gestion d’un programme microfinance MicroStart (ouvrir une autre fenêtre). Le Guide MicroStart se base sur les enseignements tirés pendant plus de vingt ans par les principales organisations de microfinance et les praticiens des pays Nord et Sud. Le Guide a été traduit en français, arabe, chinois, espagnol et portugais.
  • Autre innovation: un processus simplifié pour faire appel à des experts en pratiques d’excellence dans le secteur de la microfinance. Grâce à un appel d’offres international, l’USM a établi une liste de candidats sélectionnés, de plus de 35 PST, dont les services peuvent être utilisés en s’acquittant d’une somme standard pouvant s’élever jusqu’à 500 000 dollars USD sur trois ans.   Ce processus à étape unique, basé sur une liste de candidats, permet d’éviter aux bureaux régionaux participants et aux PST d’avoir à lancer un appel d’offre international.
  • Chaque programme MicroStart mis en place est pourvu d’un Comité d’approbation MicroStart établi par le Représentant résident du PNUD dans le pays concerné. Il se compose de représentants des ONG, du secteur financier privé, d’une section du gouvernement, du PNUD et des donateurs travaillant dans le pays. Ce conseil consultatif approuve la sélection des IMF partenaires qui ont été identifiées par les PST, examine et approuve les propositions des micro apports en capital, assure le suivi de la performance de toutes les parties, y compris du PNUD et de l’USM, et favorise le dialogue sur les politiques et le renforcement des capacités en connectant les principaux acteurs de l’industrie locale de la microfinance.

Le programme MicroStart global a été favorablement jugé lors de l’Evaluation à mi-parcours de 1999. En se basant sur cette évaluation, l’USM a développé un Plan d’action [ pdf ] afin de mettre en œuvre les recommandations du rapport. Les résultats détaillés jusqu’à mars 2002 sont présentés ci-dessous.

Les partenaires de MicroStart

Le créneau qu’a choisi MicroStart est différent et complète celui d’autres donateurs. MicroStart soutient les organisations « perçantes », c’est-à-dire les organisations qui sont devenues des prestataires de services importants dans leur zone géographique, qui sont relativement indépendantes des donateurs de fait de leur viabilité financière et qui exercent une influence sur d’autres prestataires.   Les jeunes organisations ont l’avantage de pouvoir instituer des pratiques d’excellence dès le départ. Ces pratiques qu’il est important que ces organisations développent, peuvent inclure des taux d’intérêts qui couvrent le coût total de la fourniture de service, de très faibles taux de fraude, le « zéro défaut », un service simplifié qui minimise les coûts et des systèmes de comptes-rendus fiables et transparents. La mise en œuvre de ces pratiques permettra à ces organisations d’évoluer vers l’autosuffisance.

Les principes de fonctionnement de l’USM sont neutres du point de vue de la méthodologie utilisée. Partout dans le monde, des institutions de microfinance ont réussi à atteindre les plus démunis, en octroyant des prêts par le biais des groupes de solidarité, des banques villageoises ou communautaires ou même en accédant directement aux individus. Aucune méthode n’est privilégiée par rapport à une autre. MicroStart travaille avec diverses organisations pour créer ou consolider des activités de microfinance, comme des ONG spécialisées, des coopératives de crédit, des banques et des institutions à vocations multiples. Lorsqu’une organisation fournit d’autres services, les opérations de microfinance sont traitées à part, comme un coût séparé.

L’appui financier de MicroStart

Le soutien financier de MicroStart provident de plusieurs sources. Les programmes régionaux du PNUD commençaient traditionnellement par une acquisition (buy-in) des fonds des bureaux régionaux. Depuis, le soutien financier s’est diversifié et des sources complémentaires ont fait leur apparition. On   compte parmi les investisseurs: Citicorp Foundation, les bureaux régionaux du PNUD (PNUD Afrique et des Etats arabes), la Fondation des Nations Unies, le gouvernement des Pays-Bas, du Canada, de la Finlande, de l’Australie, la Banque de Développement Africaine, le FENU et les gouvernements d’accueil des pays d’intervention de MicroStart. En juin 2002, les ressources mobilisées s’élevaient à $48 515 121 USD.

Le FENU/USM cherche également d’autres financements afin d’élargir le programme à de nouveaux pays et fournir les fonds nécessaires aux IMF les plus performantes au sein des programmes existants. L’élargissement à un nouveau pays exige un budget d’environ de $1.6 millions USD. Les donateurs peuvent signaler des préférences de pays et participer aux évaluations nationales avec le personnel du FENU/USM pour vérifier la viabilité d’un investissement.

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Résultats à ce jour - Décembre 2002

Le FENU/USM a travaillé en partenariat avec le PNUD pour mettre en oeuvre le programme MicroStart dans 19 pays, dont 6 sont des PMA. Collectivement, à la fin 2002, les 73 IMF qui ont reçu une assistance, ont accru de plus de      250 000 le nombre de clients actifs auxquels elles fournissent des services (précisément 252 948), passant ainsi d’une ligne de base de 102 979 à 380 069 clients pendant le déroulement du programme MicroStart. Le fait que 79% de ces clients sont des femmes et que la taille moyenne de l’emprunt ne dépasse pas les 14% du PIB par habitant indique que ces clients font partie des populations défavorisées.

Les études d’évaluation d’impact http://www.mip.org/ ont démontré que la durée des clients dans un programme d’IMF permet à l’institution de faire la différence.   Cela souligne l’importance de construire des institutions de microfinance durables afin de maintenir l’impact. Ces IMF ont fait des progrès considérables quant à leur pérennisation. Il est généralement admis qu’une IMF mette trois à cinq ans pour atteindre l’autosuffisance opérationnelle. À la fin de l’année 2002, il fallait aux programmes régionaux MicroStart deux ans et demi en moyenne pour être opérationnels. Il est donc très encourageant de voir que déjà 42 IMF participantes (58%) sont autosuffisantes du point de vue opérationnel et que 59 IMF (82%) ont fait de nets progrès.   De plus, les résultats en matière de remboursement sont raisonnables:   38 IMF (53%) ont un portefeuille à risque à 30 jours (PAR @ 30 jours) de moins de 5% ; 65% sont en dessous de 7.5% et 79% ont un PAR à 30 jours en dessous de 10 %.

Grâce à ces investissements, le FENU/USM voit percer un nombre croissant d’IMF. Une organisation « qui perce » est une organisation qui devient un prestataire de services important dans sa zone géographique ; elle est relativement indépendante des donateurs du fait de sa viabilité financière, et exerce une influence sur d’autres prestataires.

Au Maroc, Zakoura est passée de 2 000 à 36 830 clients et a réussi à devenir financièrement autosuffisante pendant la période d’assistance de MicroStart. Un an plus tard, Zakoura compte plus de 80 000 clients et prévoit de doubler sa portée chaque année pour les années à venir. Puisque 96% de ses clients sont des femmes, avec une taille moyenne d’emprunt de $138 USD soit 4% du PIB par habitant, il est clair que ses clients sont bien des pauvres.

En Mongolie, XAC est passé de la phase de démarrage (zéro clients) à 5 466 clients et a réussi à devenir financièrement autosuffisante pendant la période d’assistance de MicroStart. Puisque 73% de ses clients sont des femmes, avec une taille moyenne d’emprunt de $291 USD soit 17% du PIB par habitant, il est clair que les clients ciblés sont bien des pauvres. XAC, qui était déjà la première entreprise financière privée de Mongolie, est maintenant devenue une banque comptant 14 024 clients actifs.

Au Nigéria, LAPO compte 15 460 créditeurs. Puisque 100% de ses clients sont des femmes, avec une taille moyenne d’emprunt de $114 USD soit 13% du PIB par habitant, il est clair que ses clients sont bien des pauvres. En 2002, LAPO a fait la demande et a reçu une subvention d’USAID, par le biais du Programme d’aide sur concours international, après un examen conduit par MicroRate http://www.microrate.com. D’autres organisations pouvant potentiellement percer incluent JDPC et DEC, qui, à la fin de 2002, comptaient, respectivement, 4 495 et 5 819 clients actifs. Au début 2003, le Conseil consultatif local a donné son accord pour la seconde phase du programme dont l’objectif est d’aider les IMF participantes à atteindre les 100 000 clients d’ici 2005.

Plus récemment, au Kenya, grâce au soutien de MicroSave et MicroStart, l’Equity Building Society a accru sa base de clients et est passé de 9 033 à 35 076 de créditeurs actifs en tout juste 2 ans, tout en augmentant le nombre d’épargnants actifs de 84 981. À lire : « Comprendre la renaissance de l’Equity Building Society au Kenya ». http://www.microsave-africa.com/

D’autres organisations sont en pleine expansion. Au Guatemala, Banrural a vu son nombre de clients actifs passer de      22 469 à   34,261 en à peine 15 mois, et BanCafe, de zéro à 10 754 en tout juste un an. Grâce à un investissement conjoint avec CGAP, la Fondation Kashf au Pakistan a pu ajouter 21 097 clients à sa base d’actifs, en 15 mois.