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LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES    Microfinance

Numéro 13 / Juin 2005

     

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L'avenir de la Microfinance en Inde :

La conférence indienne sur la microfinance et la vision d'un marché en pleine expansion

Par Sukhwinder Singh Arora, Équipe du Secteur Financier, Division de la Politique, DFID*



J'ai récemment pris part à la conférence indienne sur la microfinance (New Delhi, du 12 au 14 avril 2005), organisée par CARE India, PlaNet Finance India, le Programme de développement des Nations Unies, la Banque indienne de Développement des Petites Industries, le SADHAN, le CGAP, la Banque ICICI, la Fondation Ford and Friends pour que la Women's World Banking marque l'Année Internationale du Microcrédit. Les thèmes clés de cette conférence ont été " l'intégration, l'impact et l'innovation du secteur de la microfinance ".

il s'agissait du deuxième événements annuelle de ce qui est en passe de devenir aujourd'hui le plus grand rassemblement annuel pour commémorer les réussites, discuter des perspectives et de la recherche et pour tisser des réseaux autour du secteur de la microfinance en Inde Revenant après plusieurs années, j'ai été ravi de voir tout ce brouhaha autour de la microfinance ainsi que le nombre et la diversité des acteurs qui ont participé à la conférence. Le nombre et la diversité des délégués, le niveau de participation des décideurs politiques et des banquiers de premier plan ainsi que la qualité des débats et de l'attention des média confirment que la microfinance n'est plus à la périphérie du secteur financier en Inde. Ces brèves notes ne sont qu'une réflexion personnelle sur ce qui a changé, ce qui demandera du temps pour changer et sur ce que l'Inde et le reste du monde peuvent apprendre l'un de l'autre.

Une longue histoire de banque sociale

L'inde encourage la banque sociale depuis longtemps. Les directions politiques en faveur du développement rapide de succursales rurales, des répartitions de crédit vers des secteurs prioritaires (y compris l'agriculture), de l'offre de programmes de crédit largement basés sur des subventions en faveur de communautés marginales et de ménages pauvres et le contrôle des taux d'intérêt ont été tentés au cours des 35 dernières années.

La microfinance nouvelle génération a mis du temps à atteindre l'Inde. De faibles niveaux de subventions en faveur des institutions de microfinance, un environnement politique défavorable, une infrastructure bancaire traditionnelle substantielle et une recherche de solutions adaptées au contexte ; tout cela a limité une augmentation proportionnellement rapide. La première étape décisive a été le soutien politique permettant à des groupes informels d'entraide de 15 à 20 membres (principalement des femmes) d'effectuer des transactions avec des banques commerciales. Ces groupes rassemblent et font circuler de l'épargne entre eux, ouvrent des comptes bancaires et assument la responsabilité de prêter et de récupérer l'argent financé par les banques. Avec l'empressement de missionnaire de la Banque Nationale pour l'Agriculture et le Développement Rural (NABARD), les perspectives des ONG, l'enthousiasme grandissant des banquiers et des hommes politiques ainsi que la réussite émergente sur les impacts sociaux et les remboursements, ce mouvement national rassemble aujourd'hui 1,4 million de groupes de ce type (plus de 20 millions de membres).

À un moment où beaucoup se sont interrogés sur le besoin d'institutions de microfinance spécialisées en Inde, la Banque indienne de Développement des Petites Industries a admit cette opportunité et a entamé la mise en place d'un programme national ambitieux. En offrant un soutien aux prêts et au renforcement des capacités des institutions de microfinance, au renforcement des capacités et de l'évaluation pour le développement du secteur, ce programme aide déjà 70 institutions de microfinance et a déboursé 46 millions de $.

Qu'y a-t-il de passionnant au sujet de la microfinance indienne ?

Un détachement spécial microfinance a reconnu en 1999 que le microfinance était bien plus que du crédit, en déclarant que : " Les réserves ou les économies, le crédit et les autres produits et services financiers de montants très petits accordés aux pauvres dans des zones rurales, semi-urbaines et urbaines leur permettent d'augmenter leur niveau de revenus et d'améliorer leur niveau de vie ". Les organisateurs du groupe d'entraide ont mis l'accent sur le fait que la mobilisation de l'épargne était la première étape des services financiers.

Pendant de nombreuses années, le budget national et les autres documents de politique ont quasiment assimilé la microfinance à une promotion des liens entre les groupes d'entraide (SHG) et les banques. La notification de la banque centrale, précisant que le prêt aux institutions de microfinance pourrait être pris en compte comme le fait que les banques ont atteint les secteurs prioritaires en matière de prêts, a offert les premiers signes de souplesse politique à l'égard des institutions de microfinance. On pourrait avancer que les institutions de microfinance sont petites et insignifiantes alors pourquoi s'en préoccuper ? Le point le plus important se rapporte à l'espace politique accordé à l'innovation et à la diversité des approches afin de satisfaire une demande qui ne l'est pas encore. Les secteur de l'assurance a été partiellement ouvert aux investissements privés et étrangers an 2000. Plus de 20 compagnies sont déjà actives et testent de nouveaux produits, méthodologies d'offre et partenariats stratégiques.

Les programmes de microfinance se sont rapidement développés au cours de ces dernières années. En voici quelques exemples :

  • La participation de Sa-Dhan (une association de premier plan) est passée de 43 à 96 institutions Financières de Développement Communautaire entre 2001 et 2004. Au cours de cette même période, les emprunts dus par ces institutions de microfinance membres sont passés de 15 millions de US$ à 101 millions de US$.
  • Le Programme CARE CASHE a relevé le défi de travailler avec de petites ONG et institutions de microfinance et des organisations de microfinance détenues et gérées par la communauté. La couverture est passée de 39 000 à environ 300 000 membres féminins entre 2001 et 2005, parmi lesquels beaucoup des 26 associés CASHE et des 136 organisations communautaires travaillant avec ces ONG et institutions de microfinance, ce qui représente le niveau suivant pour les institutions de microfinance émergentes et certaines d'entre elles négocient déjà avec la Banque ICICI et ABN Amro.
  • En plus de la méthodologie dominante des groupes d'entraide, les portefeuilles des réplicateurs Grameen ont également énormément progressé. La couverture de SHARE Microfin Limited, par exemple, est passée de 1 875 à 86 905 membres entre 2000 et 2005 et son portefeuille de prêts a augmenté de 0, 47 million de US$ à 40 millions de US$.

Puisque les banques ont des objectifs prioritaires en matière de secteur et que la microfinance commence à être reconnu comme une opportunité rentable (rendements ajustés sur le risque élevé),[1] une diversité de modèles de partenariats entre les banques et les institutions de microfinance ont été testés. Tous les types de banques, domestiques et internationales, nationales et régionales, se sont impliqués et la Banque ICICI étaient à la pointe de certaines des innovations suivantes :

  • Accord de financements de prêt en gros.
  • Évaluation et rachat de dettes de la microfinance (titrisation).
  • Test et introduction de produits de détail spécifiques tels que la carte de crédit Kissan (pour les agriculteurs).
  • Engager les institutions de microfinance en tant qu'agents, qui sont rémunérées pour la constitution et la récupération des prêts, pour des prêts inscrits sur des livrets bancaires.
  • Investissements de capitaux dans les institutions de microfinance émergentes.
  • Promotion commune des institutions de microfinance de la part des ONG et des banques.

Le budget national 2005 a conforté cette perspective politique et M. P. Chidambran, Ministre des Finances, a annoncé que " le gouvernement avait l'intention de promouvoir les institutions de microfinance de façon spectaculaire. Je pense que l'avenir consiste à identifier les institutions de microfinance, à les classifier et à les noter, à les autoriser à agir en tant qu'intermédiaires entre les banques de prêts et les bénéficiaires. "

Ce qui commence à se passer est que la microfinance peut être perçue de la même façon que ce qui s'est passé avec les téléphones en Inde. Grâce à un environnement le permettant et à une concurrence intense entre les acteurs du secteur privé, les téléphones mobiles ont augmenté de 160 % en Inde en seulement un an, de 2003 à 2004 (passant de 13 à 33 millions). Les tarifs des mobiles ont baissé de 74 % au cours de cette même période. Alors qu'il s'agit là d'un progrès grisant, la réussite quand à l'accès est moins mise en avant et pourtant plus puissante à travers le pays. À la fin des années 80, les infrastructures téléphoniques étaient le monopole d'institutions du secteur public. Les téléphones étaient difficiles à trouver et encore plus difficiles à utiliser pour ceux qui n'en avaient pas. La prise de conscience du fait que les utilisateurs n'avaient pas besoin de posséder un téléphone pour y avoir accès a conduit à la privatisation des derniers créneaux, sur lesquels un utilisateur pouvait se connecter à un opérateur du secteur privé en utilisant les infrastructures de télécommunications du secteur public. Même avec ce changement de politique, il existe aujourd'hui 2,5 millions d'entrepreneurs vendant des services téléphoniques locaux, nationaux et internationaux à travers l'Inde entière. Beaucoup d'entre eux commencent petit à petit à vendre des services Internet et pourraient potentiellement faire office d'agents bancaires, voici la suite de l'histoire.

De plus en plus de clients ont autant besoin de services d'épargne que d'un accès à des services téléphoniques. De nombreux ménages pauvres accordent de la valeur à l'accès à des services d'épargne et trouvent de nouveaux fournisseurs et accords malgré les rumeurs de collecteurs d'épargnes non fiables voire des cas de personnes devenant la proie de tels accords. De nombreux clients sont riches, éduqués et ont la chance d'avoir des banques qui travaillent pour eux. Mais beaucoup d'autres manquent d'un accès à des services d'épargnes sûrs, sécurisés et accessibles à court, moyen et long terme.[2] Auparavant, de nombreuses banques envoyer des encaisseurs pour récupérer cet épargne mais des problèmes de contrôle, l'incapacité à éliminer les détournements et le souhait grandissant des encaisseurs de faire partie du personnel permanent des banques du secteur public a mis à mort un service utile. La banque centrale a strictement interdit aux banques commerciales d'utiliser des agents lors de l'encaissement de services d'épargne. Cela est malheureux car :

  • Une offre de microfinance efficace consiste à gérer les coûts des transactions pour les fournisseurs et les clients.
  • Une association entre des agents et la technologie peut jouer un rôle puissant en alignant correctement les motivations de l'encaisseur et des clients tout en maintenant les coûts de transaction à un niveau gérable pour tous.
  • Les banques peuvent seulement ouvrir autant de succursales et les coûts fixes et les coûts d'exploitation sont élevés, en dehors de des autorisations toujours exigées auprès de la banque centrale pour ouvrir de nouvelles succursales ou en fermer. La désignation d'agents peut permettre de maintenir les coûts à un niveau gérable et offre une plus grande souplesse [3] aux banques.
  • Les services bancaires peuvent ne pas être capable de défier la logique commerciale poursuivie par la plupart des autres secteurs où une grande diversité de détaillants offrent des services aux clients pendant que les entreprises se centrent sur les besoins des consommateurs, la conception des produits, le contrôle de la qualité, les marques, la logistique et la distribution.

Heureusement, le budget 2005 a entrouvert une petite porte dans ce domaine et la politique annuelle de la banque centrale a récemment confirmé les discussions à ce sujet : " Dans le cadre du suivi des propositions budgétaires, les modalités pour permettre aux banques d'adopter le modèle d'agence en utilisant les infrastructures des organisations de la société civile, les kiosques ruraux et les centres de connaissances des villages pour offrir un soutien en matière de crédit aux secteurs fermiers et on travaille également à la nomination d'institutions de microfinance en tant que correspondants bancaires. " Mais les lecteurs pourront remarquer que entre le budget et la déclaration de politique annuelle, le "crédit" y est toujours le besoin clé le plus flagrant.

Les défis persistent

Une étude de la Banque mondiale évaluant l'accès aux institutions financières a révélé que parmi les ménages ruraux à Andhra Pradesh et Uttar Pradesh, 59 % n'avaient pas accès aux comptes de dépôt et 78 % étaient privés d'un accès au crédit. En tenant compte que la majorité des 360 millions de ménages pauvres (urbains et ruraux) sont privés d'un accès aux services financiers traditionnels, le nombre de clients potentiels, la diversité et le nombre de services à offrir sont vraiment élevés. Vijay Mahajan, Directeur général de BASICS, a estimé que 90 millions de fermes, 30 millions d'entreprises non agricoles et 50 millions de ménages sans terre en Indie avait besoin collectivement d'environ 30 milliards de US$ de crédit par an.[4] Cela représente environ 5 % du PIB de l'Inde et ne semble pas être une estimation irrationnelle.

Un très petit segment de ce marché potentiel de 30 milliards de US$ a été atteint jusqu'ici et il est peu probable que les institutions de microfinance et les ONG y arrivent seules. Atteindre ce marché nécessite des capitaux solides, des technologies et des ressources humaines. Cependant, 80 % du secteur financier est toujours contrôlé par des institutions du secteur public. La concurrence, la consolidation et la convergence sont des points débattus afin d'améliorer l'efficacité et la couverture mais des oppositions de taille persistent ; par exemple, l'Association des Employés de Banque Indiens a menacé de faire grève si le gouvernement poursuit sa politique de baisse des capitaux dans les banques du secteur public, les fusions des banques du secteur public ou en augmentant les investissement étrangers directs dans les banques privées indiennes.

De nombreux intervenants lors de la conférence sur la microfinance en Inde ont évoqué l'écart important et grandissant entre la croissance déferlante en Inde du Sud, qui contraste avec la stagnation en Inde de l'Est, du Centre et du Nord-Est. La microfinance seule ne pourra probablement pas relever ces formidables défis du sous-développement, de la faiblesse des infrastructures et de la gouvernance.

Le mouvement des groupes d'entraide commence à se concentrer sur des questions de qualité et des discussions intéressantes ont lieu sur l'intégration du contrôle des résultats sociaux dans les systèmes de gestion de l'information habituels.

Pendant la conférence, les autorités ont enquêté sur une institution de microfinance de premier plan et responsable qui avait encaissé des taux d'intérêt " élevés ". Par transaction, les frais sur de petits emprunts sont élevés mais de nombreux leaders d'opinion continue à avancer la notion qu'il est impossible d'exiger des pauvres des taux d'intérêt plus élevés que ceux des banques commerciales. La réalité des coûts élevés sur les transactions des petits clients, leur dépendance permanente du secteur informel, le fait que la plupart des banquiers se détournent de ce marché n'y voyant pas d'opportunité commerciale et la mauvaise qualité des services offerts actuellement ne sont pas des thèmes saillants de ce discours. Alors que la banque centrale à déréglementé la plupart de ses taux d'intérêt, y compris en prêtant aux institutions de microfinance ou par leur intermédiaire, les restrictions sur les taux d'intérêt des banques commerciales pour des prêts au détail en dessous de 5 000 US$ (ensemble de la microfinance et au-delà) persistent et les plafonds des taux de dépôts découragent également le partage des frais de transaction entre les clients. Mais la plupart des participants à la conférence ont accepté ces impératifs afin de créer des institutions viables.

Il existe toujours un intérêt de la politique envers ce que peuvent être et ce que ne peuvent pas être les activités et la liberté de fonctionnement n'est pas suffisante car il est interdit aux banques et institutions financières de créer et d'offrir des programmes et d'assumer la responsabilité de leurs actions. Des prescriptions et des circulaires détaillées limitent fréquemment les innovations organisationnelles et la segmentation du marché. Comme l'a dit Nachiket Mor de la banque ICICI lors de la conférence, si les bons indicateurs sont contrôlés et que la liberté de fonctionnement et les incitations sont claires, les banques publiques et privées auront la capacité de relever rapidement les défis restants.

Remarques de clôture

À mon avis, le service d'épargne est l'enfant oublié de la famille des services financiers. J'utilise cette métaphore à cause de la discrimination persistante et le mépris fréquent à l'égard des services d'épargne, en dépit de leur rôle productif et reproductif au sein des services financiers [5]. Cela est évident d'après les différentes nomenclatures utilisées au niveaux international (Année Internationale du Microcrédit des Nations Unies, Sommet du microcrédit) et national (Prêts prioritaires pour certains secteurs, Politique de crédit annuelle, ratio crédit/dépôt). Les services d'épargne peuvent être un point d'entrée utiles pour les personnes privées de services bancaires afin qu'elles entament un parcours avec les institutions financières traditionnelles et avant d'avoir accès à d'autres services financiers en tant que clients. Avec un accent plus important sur la connaissance du client et le fait que les ménages pauvres n'ont pas de fiche de salaire, de factures, de titres de propriété ou de papiers d'identité personnels, un registre régulier de l'épargne pourrait être la première pierre d'une l'appartenance au secteur financier traditionnel. Qui plus est, avec les services d'épargne, ce sont les clients pauvres qui doivent faire confiance aux institutions financières et non le contraire.

La microfinance n'est encore au centre du secteur financier indien. Les connaissances, les capitaux et les technologies nécessaires pour relever ces défis existent maintenant en Inde mais elles ne sont pas encore complètement alignées. Avec un environnement plus favorable et une accélération de la croissance économique, les prochaines années promettent d'être passionnantes en ce qui concerne l'offre de services financiers aux pauvres en Inde.

J'aimerais féliciter CARE, en tant que principal organisateur, pour avoir accueilli avec succès cet événement d'échange des savoirs. Contrairement aux habitudes, l'événement s'est terminé par une déclaration de certaines indicateurs objectivement vérifiables (tels que l'expansion de la microfinance urbaine, une plus grande participation à la conférence des banques du secteur public et la diminution de la fracture Nord Sud) sur lesquels le secteur devra effectuer un suivi sur l'année.

*Les opinions exprimées ici sont celles de l'auteur et ne traduisent pas forcément celles du DFID.




(1) Voir par exemple Small Customers, Big Market : Commercial Banks in Microfinance, publié par Malcolm Harper et Sukhwinder Singh Arora.

(2) En 1996, Stuart Rutherford et moi-même avons découvert de nombreux épargnants dans la ville de Vijayawada prêts à payer des collecteurs de dépôts informel (et donc accepter des taux d'intérêts négatifs sur des dépôts) afin de pouvoir épargner.

(3) En testant une offre de services bancaires à bas prix, Standard Bank en Afrique du Sud teste un site particulier présentant une succursale dans un conteneur mobile. Si l'activité ne démarre pas, la succursale change d'endroit.

(4) Estimé à une moyenne modeste de 200 $ pour chaque micro-entreprise et 100$ pour chaque ménage ne possédant pas de terre.

(5) Cela doit être mis en parallèle avec la discrimination à l'égard des filles dans de nombreuses régions de l'Inde.