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LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES Microfinance |
Numéro 15 / Août 2005 |
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Les échos de la microfinance
Est-ce que des données sur le pourcentage de personnes ayant accès à des services financiers traditionnels seraient un bon indicateur pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits dans un pays donné ? Pourquoi ou pourquoi pas? Note de la rédactrice : La majorité des personnes interrogées a répondu non, les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels ne seraient pas un bon indicateur pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits. La première raison évidente citée est que les pauvres dépendent si fortement, et souvent exclusivement, du secteur financier traditionnel. De nombreuses personnes interrogées ont senti, on peut le dire, que l'accès aux services financiers traditionnels était un indicateur " nécessaire mais insuffisant " et devait être complété par des informations qualitative. L'accent a également été mis sur le fait que " ce n'est pas la quantité de l'accès mais sa qualité " et que les données quantitatives n'indiquent pas si les fonds sont bien utilisés. L'un des participants a pensé que l'abandon de certains clients était un meilleur indicateur pour savoir si les besoins sont satisfaits. Un autre a avancé que l'accès aux services financiers était une "pré-condition (et non un indicateur) " permettant de déterminer si les besoins étaient satisfaits et que c'est la conception du produit et sa distribution qui doivent correspondre à l'objectif de capacité à réagir du client. Les échecs du marché ont été aussi évoqués comme une inquiétude: il a été relevé que cet indicateur ne mesurait que l'offre et non la demande. Ceux qui ont réagi positivement et ont convenu que les données sur l'accès aux services financiers traditionnels pouvaient servir de bon indicateur ont cependant insisté sur le fait que ces données devraient être utilisées en conjonction avec des informations qualitatives, telles que les caractéristiques des produits et services, si une formation est proposée, la souplesse en termes de paiement et l'environnement national. Une personne interrogée a estimé que cet indicateur serait utile pour évaluer où les ressources et l'aide technique devraient se concentrer alors qu'une autre a dit que, bien qu'il n'était pas parfait, cet indicateur était une solution qui coûtait moins chère que les indicateurs qualitatifs. Alors que certains ont répondu oui et certains non, les qualificatifs qui ont accompagné ces réponses ont révélé un compromise : se faire entendre sur la question des indicateurs de l'accès des pauvres à la finance n'est pas une tâche facile. *Merci à tous ceux qui ont contribué par leurs connaissances à offrir un aperçu précieux sur cette question. Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels ne fournissent des informations que sur l'offre et la demande de services financiers traditionnels. Dans les cas d'échec du marché, le marché est faussé d'une certaine façon et nous ne pouvons nous attendre à une compensation optimale du marché (c'est-à-dire, lorsque l'offre correspond à la demande). Lorsque l'offre ne correspond pas à la demande, les données sur l'offre ne sont pas un bon indicateur pour savoir si les besoins (la demande) sont satisfaits. Les échecs du marché sont nombreux dans les pays pauvres. Dans le cas du microcrédit, l'échec de marché spécifique, le " problème du principe du citron " est résolu et l'offre est plus égale à la demande qu'avant l'implication du microcrédit. Mais souvent, il existe d'autres échecs du marché. De plus, dans certains cas, le crédit est disponible même si il n'y a pas d'institutions financières. Le crédit peut être constitué d'espèces ou être en nature Les services financiers peuvent être proposes de façon informelle, ce qui est le cas dans de nombreux pays pauvres.
Ms. Lene Bjorn
Un tel chiffre isolé ne serait pas un bon indicateur, car un certain nombre de facteurs affectant le taux réel de satisfaction des besoins financiers des pauvres reste ignoré. Certains de ces facteurs comprennent l'accès aux services financiers non traditionnels et le niveau relatif de pauvreté par personne/ménage, car la microfinance est souvent incapable d'atteindre les nécessiteux qui possèdent peu de potentiel économique afin d'être à jour. On peut supposer que la majorité des pauvres de régions, voire de pays entiers répondent à leurs besoins via des services financiers informels développés, un scénario que les données présentées n'ont pas pu prouver effectivement mais qui a une importance considérable. Cependant, ce n'est pas pour dire que des données sur les services financiers traditionnels n'auraient pas une grande valeur, mais j'avance seulement que ce n'est pas un indicateur fiable pour savoir si les besoins de services financiers des pauvres sont satisfaits dans un pays précis.
Jason Mischel
Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels serviront en fin de compte d'indicateur général pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits. D'autres descriptions seront bien sûr utiles qualitativement pour déterminer la viabilité et l'expansion, telles que les caractéristiques des produits et services financiers qui sont présentés, les services de microfinance proposés par les institutions de microfinance, les cycles de prêts et la souplesse des liquidités pour les échéances de paiement, la gamme de services bancaires disponibles tels que les dépôts, les transferts d'argent et le change, l'aide aux emprunteurs, assistance technique, marketing et besoins en aide autonome, encaissement ou ratios de dettes, les portefeuilles risqués, les assurances, les allocations médicales, etc.
Senen Gloriosio
Que les données sur le pourcentage de personnes ayant accès à des services financiers traditionnels soient un bon indicateur ou non pour savoir si les besoins des pauvres est très ambigu. Ce n'est pas seulement l'accès aux fonds mais également le remboursement en temps voulu et les sommes adaptées qui sont nécessaires pour justifier que les données soient considérées comme répondant aux besoins des pauvres. Le contexte économique des personnes qui ont été aides par de tels services financiers est important. Les données sur le pourcentage de personnes ayant accès aux services financiers traditionnels seront plus adaptées si les bénéficiaires des financements sont des bénéficiaires directs.
Dr. Devendra S. Kunwar
Le pourcentage de personnes ayant accès aux services financiers traditionnels n'est pas un bon indicateur pour évaluer si les besoins des pauvres sont satisfaits dans un pays donné car il exclut le grand nombre de services financiers informels disponibles pour les pauvres, y compris les ONG de microfinance, les associations rotatives d'épargne et de crédit (ROSCA), etc. La meilleure façon d'évaluer si les besoins des pauvres sont satisfaits dans un pays donné est de leur demander si ils ont accès, où ils ont accès et si cela est suffisant. Comme qu'il serait impossible de questionner tous les pauvres, un exemple statistiquement représentatif est le choix le plus raisonnable mais cela reste cher. Cependant, si le prix est une question importante, alors connaître le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels plus celles servies par des fournisseurs de services financiers informels que l'on peut compte pourrait être un indicateur correct de l'étendue avec laquelle les pauvres ont accès aux services financiers. Mais même ceux qui ont un accès peuvent avoir l'impression que leurs besoins ne sont pas entièrement satisfaits.
Anita Campion
Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels seront un bon indicateur lorsque nous apprendrons le pourcentage de personnes qui n'ont pas bénéficié de services et quels sont les accords de services actuellement en cours pour elles. C'est un nouveau terrain important pour mesurer les besoins insatisfaits chez les pauvres qui vivent dans un pays et pour se documenter sur ce qui se passe quand leurs besoins en services financiers ne sont pas satisfaits. Cela facilitera également la compréhension des dimensions des " services financiers " qui doivent être améliorées afin que la couverture des services augmente dans le temps. On espère que les résultats informeront les fournisseurs de services et les fonctionnaires afin qu'ils fassent des efforts pour améliorer l'organisation et la livraison des services aux personnes qui n'y ont pas accès. Enfin, par ces informations, nous apprendrons également beaucoup sur les contributions des fournisseurs de services financiers pour accélérer la croissance économique.
D.Ravi Kumar
Alors que les bailleurs de fonds et les agences donatrices font un travail inestimable pour lutter contre la pauvreté, un secteur financier sain qui propose correctement des services aux pauvres est nécessairement sur le long terme. La disponibilité des services financiers traditionnels signifie habituellement qu'il existe un secteur de la microfinance établi et viable. Idéalement, l'objectif est une fin qui serait bénéfique aux clients eux-mêmes, une augmentation de la disponibilité du crédit à des taux bas. En effet, comme les banques commerciales regardent vers le bas et que les ONG sont réglementées, la concurrence fait baisser les taux d'intérêt et les agents de crédit recherchent de nouveaux emprunteurs dans les zones rurales. Utilisé comme un repère comparative, cet indicateur pourrait permettre d'évaluer où les efforts sur les ressources et l'assistance technique doivent porter afin de garantir une production de revenus et une création de richesses dans les nations les plus pauvres. Cela pourra aider les intermédiaires multilatéraux et autres à centrer leur attention sur les régions critiques et à apprendre des régions qui on été en mesure de fournir une bonne couverture.
Devin Long
Les pauvres font face à de nombreux obstacles lorsqu'ils veulent obtenir des services financiers traditionnels. Si ils sont incapables de lire et écrire, ils sont incapables de faire une demande écrite de crédit. Si ils n'ont pas de garantie, le risque de perte du prêt décourage les institutions financières traditionnelles de traiter avec eux. Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels sont un indicateur concret pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits. Cependant, notre diamant de couverture en profondeur (un outil pour analyser le degré de satisfaction des besoins des pauvres) doit être élargi. La mesure dans laquelle diverses institutions financiers traditionnelles satisfont les besoins des pauvres (que ce soit des banques de développement rural ou des petites banques de développement des entreprises) ne peut être évaluée. Par ailleurs, quelle portion des services est satisfaite par des institutions semi-traditionnelles telles que les unions de crédit ou les ONG ou par des fournisseurs de services informels tels que les groupes d'entraide ? Cela permettrait d'améliorer l'analyse en précisant la signification de la couverture.
Milan Vemic
Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels ne sont pas un bon indicateur pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits. L'accès aux services financiers est une pré-condition (et non un indicateur) afin de voir par conséquent si les besoins spécifiques des pauvres sont satisfaits. La question de la satisfaction des besoins est plus fonction de la conception des produits financiers spécifiques et des canaux de distribution respectifs de la microfinance. Au lieu de " est-ce que les pauvres ont accès aux services financiers? " Nous devons demander : " est-ce que les services financiers ont accès aux pauvres? " La microfinance, comme tout autre service financier doit adopter une approche active. Ouvrir une branche dans une zone à forte densité de population n'est pas un indicateur ni une garantie de réussite. Bien que les pauvres peuvent avoir accès à une succursale, il arrive souvent que la succursale fasse faillite car elle ne possèdent pas la bonne offre.
Wolfgang Heupel
Les données sur le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels sont un indicateur nécessaire mais insuffisant pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits. Pour que de telles informations soient suffisantes, elles doivent être accompagnées par d'autres données tel que le pourcentage de d'abandon de clients du secteur financier traditionnel. Le taux d'abandon des clients est un indicateur plus précis pour savoir si les institutions financières répondent aux besoins de la clientèle. Au Malawi, par exemple, où l'accès aux services financiers traditionnels est de moins de 10 %, certaines institutions financières de premier plan font face à des taux d'abandon de plus de 50 %. Alors que l'accès aux services financiers fait parti des indicateurs clés de la couverture des institutions financiers, il est important de noter qu'il y a six aspects de la couverture qui devraient être utilisés pour mesurer la réussite. La profondeur et la largeur de la couverture est de loin plus cruciale dans ce domaine que de connaître un vague pourcentage de ceux qui ont accès aux services financiers. En réalité, il est important de spécifier la catégorie des personnes touchées aussi. Par exemple on a besoin de connaître le pourcentage des pauvres, de la classe moyenne qui est atteint et dans quelle mesure. De plus, il est important de savoir quels produits et services auxquels les personnes ont accès.
Franklin Simtowe
L'évaluation précise du degré de satisfaction des besoins des pauvres lors de l'accès aux services financiers ne peut être obtenue que si vous possédez des chiffres sur combien de pauvres (par rapport à combien de personnes) ont accès à ses services. Cela implique aussi un besoin de définir le terme " pauvre " de façon cohérente. Beaucoup de personnes peuvent avoir accès à des services financiers mais cela ne peut vouloir dire que les pauvres (et encore moins TOUS les pauvres) sont satisfaits en terme de besoins.
Maree Nutt
L'accès aux services financiers traditionnels n'est pas un bon indicateur pour savoir si les besoins des personnes ayant des ressources économiques limitées sont satisfaits car beaucoup de personnes aux ressources économiques limitées travaillent et répondent à leurs besoins dans le secteur informel. Pour mesurer le degré de satisfaction des besoins des personnes ayant des ressources limitées, il est important de prendre en considération la disponibilité des services en dehors du secteur financier traditionnel, y compris, mais sans que cela ne s'y limite, celle des services financiers.
Cristian Shoemaker
Non, car les besoins des pauvres comportent différentes facettes. Avoir simplement un accès aux services financiers ne signifie pas que l'on ne va pas manquer de satisfaire les besoins de base de moyens d'existence viables.
M. Antoine Rukebesha
Cet indicateur ne peut être utilise pour mesurer si les besoins des pauvres sont satisfaits. En général, les services financiers traditionnels proposes par les institutions visant le développement durable ne seront pas capables d'atteindre les pauvres sur une grande échelle. Leur groupe de clients peut inclure des pauvres mais sera en général orienté vers la population active économiquement. Si nous supposons que "pauvre" signifie avoir une capacité limitée d'activité économique et une capacité limitée à générer des revenus, alors leur accès aux services financiers traditionnels restera limité. Il est hors de question que les pauvres exigent des services financiers mais cela ne signifie pas que ces services peuvent être offerts par le secteur financier traditionnel. Les besoins spécifiques des plus pauvres doivent être satisfaits par des programmes spécialement orientés vers la réduction de la pauvreté et la génération de revenus.
Abenaa Addai
Les chiffres auront une signification si : Une ségrégation par le genre (homes, femmes, types de ménage) comparé aux chiffres démographiques du pays (home, femmes, ages), associé à une analyse ou une indication donnée par les critères de l'accès aux services traditionnels, combiné avec une analyse de la législation formelle (par ex., est-ce que les femmes peuvent agir en tant qu'individus ou existe-t-il une contrainte formelle et/ou culturelle). Si cela n'est pas le cas, les chiffres ne signifieront pas grand chose.
Lesha (B.M.) Witmer,
Oui, ce serait une bonne mesure mais elle devra être placée dans le contexte d'un pays particulier. L'exclusion financière est généralement influencée par : a) l'environnement socio-économique La nature de la société et les conditions économiques générales du pays affectent l'offre de produits et services financiers. Les gens en général peuvent ne pas avoir la culture, l'attitude et le désir d'utiliser les services financiers. b) le niveau de culture financière. Dans des pays ou communautés avec des niveaux bas de culture financière, les gens ne comprennent pas la signification des services et produits financiers, comment y accéder ni même comment les utiliser. c) les politiques bancaires et l'environnement financier local. Généralement, les institutions financières traditionnelles respectent les politiques financières qui sont conçues pour parvenir à des résultats commerciaux. De telles politiques rendent virtuellement impossible ou difficile pour les gens ordinaires ou pauvres d'accéder à des services et produits financiers.
Wilfredo Garcia
Il est important de garder à l'esprit que dans de nombreux pays en voie de développement, les services financiers traditionnels ne sont pas accessibles à de nombreux pauvres à cause des exigences et de la proximité physique de ces services. Les pauvres peuvent ne pas être en mesure de fournir les garanties nécessaires. Les fournisseurs de services financiers traditionnels n'atteignent également pas les zones rurales. Beaucoup est fait pour améliorer cela mais pour le moment le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels ne peut être un bon indicateur de satisfaction des besoins des pauvres. De nombreuses institutions informelles qui proposent des services financiers aux pauvres dans les zones rurales et urbaines de nombreux pays. Les pourcentages pourraient être utilises en combinaison avec d'autres indicateurs pour dresser un portrait équilibré en termes de description de l'accès financier des pauvres.
Dorothy Nduku
Le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels est un bon indicateur pour mesurer les besoins des pauvres d'un point de vue quantitative. Cependant, il est également nécessaire de mesurer les aspects qualitatifs pour couvrir tous les besoins des pauvres dans un pays donné. Certains aspects qualitatifs incluent l'obtention de fonds pour des projets de développement, l'assistance technique à la formation, des technologies de crédit adaptées et une assistance personnalisée pour les clients.
Lic. Silvia M. de Méndez
Ces données ne sont jamais de bons indicateurs des réalités dans les pays en voie de développement. Tout d'abord, de nombreuses personnes désavantagées ne sont pas conscientes des possibilités offertes par les services financiers. Le niveau du pourcentage, bien que théoriquement bon pour les calculs ou l'évaluation, n'est pas correct. Deuxièmement, le chiffre lui-même ne dit pas si les fonds sont bien utilisés ou règlent effectivement des questions qui vont répondre aux besoins des pauvres.
Cisse Abdoulaye
Connaître le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels donne certainement une bonne idée sur la satisfaction des besoins des pauvres, puisque l'accès aux services financiers est un outil fondamental pour améliorer les conditions de vie et lutter contre la pauvreté. Cependant, pour garantir des résultats durables, il est crucial que les services financiers soit offerts de façon durable. Il faut fournir les outils d'organisation aux communautés afin qu'elles répondent à leurs propres besoins de services financiers, en commençant par l'utilisation des ressources locales, des dépôts d'épargne et de l'élaboration des capacités. Créer des institutions financières locales appartenant à la communauté qu'elles servent et qui sont conçues pour améliorer la communauté est essential pour garantir un accès durable aux services financiers. De plus, les institutions financières doivent aussi répondre aux besoins grandissant de leurs membres en offrant des produits et des services spécialisés tels qu'ils en ont besoin. En faisant cela, elles offrent à leurs membres des outils complémentaires pour améliorer leurs conditions de vie.
France Michaud
L'accès aux services financiers traditionnels peut ne pas avoir de relation directe avec la satisfaction des besoins des pauvres. Si un pourcentage élevé de personnes dans un pays donné ont un accès à des services financiers traditionnels, cela peut signifier que ceux qui ont accès à ces services font partie d'un segment de population riche. Même là où les pauvres ont accès aux services financiers traditionnels, on ne peut pas conclure que leurs besoins sont satisfaits. Répondre aux besoins des pauvres va bien au-delà de l'offre orthodoxe de services financiers et doit inclure un programme de formation efficace sur la façon d'utiliser les ressources financières pour améliorer leurs conditions économiques actuelles et futures. De nombreux projets réussis de microfinance ont révélé que les pauvres avaient besoin de beaucoup plus que de l'argent. C'est pourquoi plus de ces programmes intègrent des formations aux affaires, à la comptabilité, à la santé et au planning familial dans leurs programmes habituels.
Kenneth Kalu
Les données sur le pourcentage de personnes ayant accès aux services financiers traditionnels devraient faire partie d'un ensemble d'informations qui pourraient être utilisées pour améliorer l'accès aux services financiers des pauvres dans les zones/pays où les programmes sont mis en place et des programmes doivent être lancés là où les services financiers sont absents. Les informations quantitatives ne fournissent que des données limitées. Elles ne fournissent pas de données qualitatives telle que l'efficacité (nombre et façon du déroulement de l'accès) et le caractère effectif (degré de réussite de l'accès) ni d'indication sur les types de services financiers qui sont proposés.
Corazon Dee, Thésarde.
En partie, les données sur le pourcentage de personnes ayant un accès aux services financiers traditionnels pourraient être l'un des indicateurs. Globalement, selon la politique du gouvernement, la priorité et l'infrastructure mises en place par les institutions financières traditionnelles pour atteindre les pauvres est également importante. À moins qu'un changement majeur de perspective et d'approche du financement des pauvres ne se produise, quoi que les institutions financiers traditionnelles fassent ne sera qu'une goutte d'eau dans l'océan. Deuxièmement, dans la plupart des cas, le financement du groupe visé devient une obligation sociale pour les institutions financières traditionnelles. Chaque année, elles se fixent un objectif, essaient de l'atteindre et sont satisfaites. Il est impératif de dire que " le pourcentage de personnes ayant accès aux services financiers des institutions financiers traditionnelles pourrait être un bon indicateur mais qu'il dresse un tableau faussé ".
J Milton Devadosan
Les pauvres ont un accès limité aux services financiers traditionnels, ils ne peuvent en assumer les coûts de transaction. Ces coûts sont associés à différentes exigences que les personnes doivent satisfaire afin d'avoir accès à des services financiers traditionnels (par ex. des emprunts commerciaux, des hypothèques). Cependant, il est très difficile pour les pauvres de remplir ces conditions car ils appartiennent en général au secteur informel et ne peuvent montrer les documents justifiant de leurs revenus. Les pauvres ont donc accès aux services financiers informels qui sont plus cher que les services financiers traditionnels mais qui présentent moins d'exigences. Ces problèmes suggèrent que le pourcentage de personnes qui ont accès aux services financiers traditionnels n'est pas un bon indicateur de la satisfaction des besoins des pauvres, il est donc important de prendre en compte d'autres indicateurs en lien avec l'accès aux services financiers informels.
Sergio Rottenschweiler
La pauvreté peut être vue depuis un contexte absolu ou un contexte relatif. Si l'on se place dans un contexte absolu, la réponse à la question susmentionnée correspond aux questions suivantes : Alors que les données pour ces personnes peuvent être utiles, elles peuvent ne pas révéler le pourcentage correspondant aux pauvres et l'outil utilisé pour mesurer leur degré de pauvreté, rendant ainsi peu clair si leurs besoins ont été satisfaits. Deuxièmement, même si les pauvres constituent un fort pourcentage de ceux qui ont accès aux services financiers traditionnels, l'accès lui-même n'est pas un indicateur approprié de la satisfaction des besoins des pauvres. Les services peuvent être mal conçus pour répondre aux besoins des pauvres. Enfin, et ce n'est pas le moins important, les besoins de nombreux pauvres peuvent ne pas être forcément satisfaits par des interventions de services financiers. D'autres questions non liées aux finances sont également cruciales telles que la santé et les aspects psychologiques et familiaux. Bien sûr, ceux-ci ont des implications financières.
Dorothy Katantazi
Le pourcentage de personnes qui ont accès à des services financiers traditionnels n'est pas un bon indicateur. Le pourcentage devrait être calculé dans les zones où vivent les pauvres. Si nous analysons de façon holistique, cela ne donne pas une mesure réelle des pauvres. Nous devrions analyser les pourcentages de pauvres qui ont accès à des services financiers traditionnels. Cela fournirait un scénario réel sur les pauvres. Les calculs sur les pauvres doivent être effectués à part.
Govinda Bahadur Raut,
Penchons-nous tout d'abord sur les besoins des pauvres. Les utilisations directes de l'argent pour répondre aux besoins des pauvres comprennent : (a) l'accès aux soins de santé et à l'enseignement; (b) l'achat d'actifs productifs ; (c) la satisfaction des besoins au jour le jour, et (d) l'acquisition de compétences. L'indicateur n'est donc pas idéal. Mais de quels autres indicateurs disposons-nous dans ce but? La plupart des aspects des besoins des pauvres cités ci-dessus sont qualitatifs et cher à évaluer alors que l'indicateur en question est moins cher, facile à construire et capable de résumer de nombreux aspects des besoins des pauvres. À la lumière de ce qui précède, l'indicateur semble bon.
Ishrat Hussain
L'indicateur en question ne sera pas un bon indicateur car il indique vaguement l'accès aux services financiers d'un segment particulier de la société. Cependant, assurer un accès ne garantit pas en soi que les besoins des pauvres sont satisfaits. Cette tendance peut avoir plusieurs raisons. La procédure de documentation peut être si lourde que de nombreux pauvres (qui sont également analphabètes) peuvent être prudents dans leur approche des institutions financières traditionnelles. Dans de nombreux pays, le secteur informel prend en charge les besoins financiers des pauvres et est en concurrence avec le secteur financier traditionnel simplement parce qu'il assure une disponibilité rapide des prêts sans documentation détaillée. Il n'est pas besoin de dire qu'aucun indicateur ne fournit d'informations suffisantes en ce qui concerne la question posée et qu'il doit être pris en conjonction avec d'autres indicateurs adaptés.
Nizamuddin Arshad
La disponibilité de ces données apporterait un éclairage sur le nombre de personnes qui sont marginalisée par les secteurs financiers. Cependant, si l'objectif final de la microfinance est d'améliorer le bien être des plus pauvres, il sera également important de savoir également qui obtient un crédit, combien sont capables de monter ou de gérer une entreprise avec réussite et à combien s'élèvent les intérêts versés par comparaison avec ceux qui ont accès aux institutions financières traditionnelles. Enfin, l'accès aux services financiers doit être compris pas seulement comme un accès au crédit mais également comme un moyen d'épargner et de s'assurer contre les risques. Jorge Torres L'accès aux services financiers traditionnels par les personnes ne peut être un indicateur de la satisfaction des besoins des pauvres dans un pays donné. Tout d'abord, les services financiers traditionnels ne répondent pas aux besoins réels des pauvres. Les pauvres ont besoin de crédits pour réparer leurs maisons, pour couvrir les dépenses liées à la naissance ou à la mort dans la famille, les dots, les biens du ménage, etc. Les besoins réels des pauvres ne sont donc pas tous satisfaits par les services financiers traditionnels car ils ne répondent pas aux besoins cités précédemment. Deuxièmement, les services du secteur financier traditionnel ou proposés par le gouvernement sont principalement conçus pour remplir des objectifs politiques et personnels. Les personnes ne "possèdent" pas le programme. Les services proposés par le secteur financier traditionnel sont certainement utilisés par les personnes mais la durabilité de leur propre dépendance n'est pas assurée dans un tel système.
Fr. Maria Joseph
Rendre les données disponibles sur l'étendue selon laquelle les services financiers traditionnels sont mis à disposition des pauvres servirait de jauge pour déterminer si les besoins des pauvres sont satisfaits non seulement en termes d'utilisation de services des institutions financières traditionnelles mais également en termes de ce dont ils sont privés tel que de l'argent pour l'éducation, le logement et le lancement d'une entreprise.
Rosemary Dinio
Il n'y aucun lien entre l'accès aux services financiers traditionnels et les pauvres cas la presque aucun pauvre n'a accès aux services financiers traditionnels. Les opportunités de surmonter la pauvreté par des initiatives personnelles dépendent largement de l'accès à des services financiers adaptés. Pour qu'un indicateur soit parlant sur l'accès aux institutions de microfinance, les ONG proposant du crédit et de l'épargne et les coopératives de crédit doivent être intégrées. De plus l'accès au crédit ne réduit pas toujours la pauvreté, car la création de dettes peut aussi réduire les opportunités futures de croissance. Un accès effectif aux services financiers pour les pauvres dépend également largement de la surveillance et de la gestion d'éléments sociaux additionnels. L'accès seul ne fait pas tout !
Bart De Bruyne
Le pourcentage de personnes ayant accès à des services financiers traditionnels serait un bon indicateur pour savoir si les besoins des pauvres sont satisfaits dans un pays donné ? Ce n'est pas la quantité d'accès mais la qualité de l'accès aux services financiers qui est importante du moment que la distribution des services financiers est en jeu. Seul le pourcentage de pauvres qui ont accès aux services financiers traditionnels spécialement conçus pour les pauvres sera un bon indicateur.
Mohan Mugdal
Seules, non, les données qualitatives ne sont pas importantes. Le but et l'utilisation sont très importants étant donné le contexte des pauvres (plus de problèmes sociaux que productifs). À l'évidence, de mauvais produits ne peuvent pas répondre aux besoins des pauvres. Le pourcentage de coûts de transaction peut être très élevé si les pauvres sacrifient plus de temps, d'efforts, de frais de déplacement, etc. pour obtenir les services. Le niveau de satisfaction des clients des services est très important.
Alfred Hamadziripi
Le pourcentage de personne est un bon indicateur d'évaluation de la performance, cependant, les données doivent être accompagnées de mesures qualitatives et les chiffres réels doivent aussi être donnés. Chaque pays présente des situations sociales, économiques, politiques et culturelles différentes. Si les données représentent le nombre de pauvres dans un pays et par conséquent donnent le pourcentage, alors les données produisent des chiffres et des pourcentages significatifs pour l'analyse et la diffusion vers tous les acteurs.
Madan Kumar Karanam
Les données n'informent que sur l'aspect financier des besoins des pauvres. Nous voulons savoir combine de pauvres ont réellement accès aux besoins de base (par ex., la nourriture, un toit, l'enseignement, la santé, l'eau, la participation, la sécurité). Nous avons besoin d'une approche holistique de lutte contre la pauvreté. Le crédit fait également partie de la solution. L'enseignement et la responsabilisation sont fondamentaux pour répondre à ses besoins de base.
Rolando B. Victoria
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