
Le Groupe de Conseillers de l'Année Internationale du Microcrédit est un groupe restreint de personnes de haut rang qui défendent les objectifs et buts de l'Année. Ce groupe représente un large éventail de personnes fortement engages à l'égard des idéaux et des principes des Nations Unies et le potentiel de la microfinance à favoriser les opportunités sociales et économiques.
Dirigé par Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque d'Israël, le Groupe de Conseillers à communiqué une lettre aux dirigeants du G8 à l'occasion du Sommet de Gleneagles en Écosse en juillet 2005, proclamant l'importance de l'accès à la finance. La lettre a tout particulièrement incité les membres du G8 à encourager la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) à " élargir l'étendue de leurs données financières afin de développer et d'inclure des indicateurs de l'accès à et de l'utilisation de la microfinance. " Pour lire le texte de la lettre, veuillez cliquer ici.
En conséquence, le texte suivant a été inclus dans le Rapport d'avancement des représentants personnels de l'Afrique au G8 sur la mise en place du plan d'action pour l'Afrique, paragraphe 55.
Les membres du G8 apportent également leur soutien au travail sur l'accès à la finance, à la microfinance et aux remises de fonds. Les niveaux généraux d'accès à la finance sont extrêmement bas (moins de 10 % de la population adulte dans de nombreux pays possède un compte en banque) et cela agit comme un frein à la croissance et aux opportunités. Les Nations Unies et la Banque Mondiale ont entrepris une tâche consistant à élaborer des indicateurs de l'accès à la finance et à soutenir les gouvernements nationaux afin qu'ils rentabilisent au maximum l'utilisation des remises de fonds. Une conférence au sommet sur l'amélioration de l'accès à la microfinance s'est déroulée à Paris le 20 juin et a convenu que la microfinance était un outil puissant à utiliser pour parvenir à atteindre les Objectifs du Millénaire et a évoqué quelle était la meilleure façon de promouvoir un accès mondial à la finance.
(http://www.g8.gov.uk/Files/KFile/PostG8_Gleneagles_AfricaProgressReport.pdf)
Pour plus d'informations au sujet de l'événement parisien du 20 juin, veuillez consulter :
http://www.uncdf.org/english//microfinance/pubs/newsletter/pages/2005_07/news_france.php)
De plus, les références suivantes à la microfinance ont été ajoutées au communiqué du G8, sous la rubrique Afrique :
19. L'entreprise privée est le moteur primaire de la croissance et du développement. Une amélioration la gouvernance et le pouvoir de la loi attirera plus d'investissements privés, y compris des investissements étrangers directs, ce qui est une condition de base pour une croissance ouverte. Les pays africains ont besoin de créer un climat d'investissement beaucoup plu sûr : Nous continuerons de les aider à le faire, y compris par le biais de la promotion d'un cadre juridique professionnel harmonisé, efficace et stable (pour reprendre les termes du processus d'unification juridico-commercial de l'OHADA et l'amélioration du climat d'investissement par le biais de l'initiative d'investissement de l'OCDE/NEPAD) et un meilleur accès à la finance comprenant un large soutien au développement de la microfinance en Afrique. Le partenariat entre les secteurs public et privé est essentiel.
23 (b). Soutien des investissements, développement des entreprises et innovation, par exemple par le biais d'un soutien à la Facilité pour le Climat d'investissement de l'AU/NEPAD, L'Aide Renforcée du Secteur Privé avec l'AfDB et d'autres institutions appropriées, en investissant dans les PME et la microfinance et par des actions menées²par les institutions financières internationales et les gouvernements africains concernés afin d'améliorer l'accès aux services financiers par un renforcement des partenariats entre les banques commerciales et les institutions de microfinance, y compris à travers un soutien de la diversification des services financiers accessibles aux pauvres et par une utilisation efficace des remises de fonds.
(http://news.bbc.co.uk/1/shared/bsp/hi/pdfs/g8_gleneagles_communique.pdf)
Par le groupe de travail de la Banque Mondiale, du DDI et FinMark Trust sur l'élaboration d'indicateurs fondamentaux d'accès à la finance*
La semaine du 20 juin 2005 a été le cadre de réunions de hauts représentants politiques et techniques en lien avec l'Année International du Microcrédit à Paris et à Francfort. Ceux-ci ont organisé en conjonction avec une réunion du Groupe de Conseillers de l'Année Internationale du Microcrédit ainsi que l'Agence Française de Développement (AFD), la conférence " Élargir l'accès à la microfinance " : Les défis et les acteurs ",[1] la Banque Mondiale et le Département pour le Développement International du Royaume Uni (DDI), en collaboration avec le Fonds d'Équipement des Nations Unis (FENU), ont accueilli une réunion technique le 21 juin, intitulée " Une accès à la finance pour tous : Une amélioration de l'évaluation, du contrôle et de l'action politique " afin d'étudier plus en détail la question cruciale de l'accès à la finance. Les participants ont rassemblé des bailleurs de fonds, des institutions financières internationales, des décideurs politiques et des représentants du secteur privé.
Fournir des documents sur les avantages de l'accès aux services financiers
Il a été bien précisé que l'élargissement de l'accès à la finance présente des avantages personnels et sociaux. De nombreuses études empiriques récentes ont montré que l'élargissement financier provoquait une croissance économique et pouvait améliorer la répartition des revenues. On sait également que les pauvres bénéficient de manière disproportionnée du développement des intermédiaires financiers.[2] Au regard de preuves anecdotiques et de certaines études, les bienfaits de l'accès à des services financiers apparaissent comme une évidence aux yeux de nombreux observateurs : en réduisant les contraintes du crédit se qui réduit le travail des enfants, en élargissant l'accès à l'enseignement et aux soins et en les gens à se sortir de la pauvreté.[3] Ces avantages que l'accès à la finance peut apporter ont cependant moins attirer l'attention que d'autres aspects du développement du secteur financier. Comme Cesare Calari, Vice Président du secteur financier de la Banque Mondiale, l'a dit dans ses remarques lors de l'Atelier du 21 juin : " Pour sûr, lé réforme financière et le développement ont été l'une des priorités de notre agenda [de la Banque Mondiale] au cours des dix dernières années mais des considérations de stabilité et d'efficacité, ainsi que la mise en place de normes et codes, ont été primordiales, et l'accès aux services financiers n'a été l'objet que de peu d'attention ".
Le besoin de données
Les avantages de l'accès aux services financiers ont été moins bien documentés pour une raison en particulier : Le manqué de données comparables, systématiques et fiables. De façon surprenante, on connaît mal qui a accès aux services financiers, ce qui affecte l'offre et la demande de services financiers et par conséquent comment les secteurs financiers peuvent intégrer au mieux les pauvres. Certaines données existent sur l'accès à la finance des entreprises et des recherches et des analyses antérieures se sont centrées sur les déterminants de cet accès. Jusqu'à présent, peu de documentation a été rassemblée sur la façon dont s'en sortaient les individus et les ménages.
L'Année Internationale du Microcrédit / Le projet relatif aux données
Ce manqué de données est en partie du à la difficulté inhérente d'obtenir des informations sur l'accès aux services financiers des individus et des ménages et au large éventail de concepts utilisés pour évaluer cet accès. Pour résoudre cela, sous les auspices de l'Année Internationale du Microcrédit, le FENU, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont constitué un groupe de travail sur l'évaluation de l'accès en octobre 2004. L'effort consistait à inciter des spécialistes de premier plan à définir des directives internationales en matière de données sur les ménages et les institutions afin de garantir que les données soient comparables d'un pays à l'autre et dans le temps. Les spécialistes, les chercheurs et le secteur privé utiliseront ces données afin de mieux comprendre l'offre et la demande actuelles potentielles de services financiers ; plus de données comparables serviront à motiver les pays à réformer leurs secteurs financiers afin d'encourager un meilleur accès.
Les récents ateliers
Un groupe de travail plus petit rassemblant le DDI, la Banque Mondiale et FinMark Trust a réalisé des progrès significatifs en matière de définition d'indicateurs de l'accès et a tenu des débats au cours de ces derniers mois, y compris le 14 juin 2005, par une vidéoconférence entre Londres et Washington.[4] L'atelier technique de Paris le 21 juin rassemblant un groupe plus large a constitué une étape supplémentaire vers l'élaboration d'indicateurs internationaux sur l'accès à des services financiers. L'événement a été inauguré par Stanley Fischer, Président du Groupe de Conseillers de l'Année Internationale du Microcrédit et Gouverneur de la Banque d'Israël. M. Fischer a été le fer de lance de l'initiative relative aux données et a été un avocat qui sait se faire entendre au profit de meilleures données. À l'atelier, la Banque Mondiale et le DDI ont présenté les concepts clés et les directives proposées sur des indicateurs clés pour des sondages relatifs à l'accès et tout autre travail indicatif. L'atelier a également pris en compte les données existantes relatives aux ménages et aux individus. En plus des sondages spécialisés par pays de la Banque Mondiale menés au Brésil, en Inde et dans d'autres pays, le modèle FinScope de FinMark Trust utilisé actuellement en Afrique du Sud a été pris en compte ainsi que les efforts permanents de collecte de données sur l'accès aux services financiers de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Enfin, l'atelier a demandé un retour des décideurs politiques, des spécialistes et des universitaires du Brésil, de l'Inde et d'Afrique du Sud.
La définition des termes
Quatre concepts clés ont été débattus et nécessitent une définition commune, il s'agit de : utilisation et accès, individu et ménage, fonctions financières (produits); et services traditionnels et non traditionnels.
L'accès face à l'utilisation
La question de l'accès face à l'utilisation figure en première ligne des concepts clé Dans les pays en voie de développement, l'accès n'est pas forcément corrélé à l'utilisation. Ou dit différemment, les courbes de l'offre et la demande de services financiers ne présentent pas forcément un point d'intersection. Théoriquement, mesurer simplement l'utilisation ne fournira pas nécessairement une indication fiable de l'accès aux services financiers. Certaines personnes peuvent ne pas avoir accès aux services financiers. D'autres peuvent avoir un accès mais préférer ne pas utiliser les services financiers du fait des tarifs appliqués. En pratique, cependant, ces différences sont très difficiles à distinguer et il existera une continuité des clients actuels. (A) clients exclus volontairement; (B) clients qui ne sont pas exclus volontairement; et (C) voir graphique. Une attention considérable a donc été accordée à la définition de l'accès et de l'utilisation et à l'établissement de limites aux indicateurs clés. Comme point de départ, il a été convenu que l'utilisation serait utilisée comme une procuration de l'accès. Les clients actuels offrent une base de collecte de données mais obtenir des informations sur ceux qui sont exclus et connaître les raisons de leur exclusion volontaire ou involontaire doit également être documenté.
L'individu face au ménage
Un autre concept clé débattu a été la limite entre l'individu et le ménage comme, outil d'évaluation des réponses. Alors qu'une grande partie de la théorie se centre autour du ménage en tant qu'unité, la structure de commande interne au ménage peut souvent être opaque et l'accès ne peut être supposé pour tous dans le ménage si une seule personne a accès. En utilisant uniquement le ménage comme unité interrogée, on risque d'écarter des données caractéristiques de valeur ou de totalement les ignorer, le maître de maison n'étant pas forcément conscient de l'utilisation des services financiers de l'ensemble du ménage. Bien que cela demande plus de temps et soit potentiellement plus difficile, il a été convenu que l'individu soit considéré comme l'unité interrogée appropriée pour les réponses lors de sondages sur les données relatives à l'accès aux services financiers.
La limite entre le traditionnel et le non traditionnel
Le concept clé d'importance suivant qui a été détaillé a été celui de la limite entre services financiers traditionnels et non traditionnels. Dans beaucoup de pays ciblés, il existe une continuité: Certains clients ne vont utiliser que des services traditionnels, d'autres uniquement des services non traditionnels alors que d'autres encore utiliseront les deux. De plus, la nature des fournisseurs de services financiers traditionnels et non traditionnels varient grandement d'un pays à l'autre. Afin de permettre de comparer les sondages entre eux, il a été proposé que les groupements suivants soient établis pour cette question :
- Fournisseurs traditionnels: entités légales enregistrées auprès d'une autorité légale (non obligatoirement de surveillance, assurant les dépôts, ayant accès au réseaux de paiements nationaux, possédant un organe de contrôle et de surveillance et qui fonctionne suivant des normes relatives.
Des exemples de ce groupe comprennent les banques commerciales et les intermédiaires financiers au sens large (par ex. les unions de crédit, les banques de niche)
- D'autres institutions financières traditionnelles (plus spécialisées) et non forcément soumises à une régulation prudentielle, varient par définition d'un pays à un autre et d'un service à un autre, introduisant ainsi une compensation de comparatisme et de couverture à travers les pays
Des exemples de ce groupe comprennent les agents de transfert d'argent, les sociétés de finance/crédit
- Non traditionnels : sans statut juridique, mais toujours des entités organisées
Des exemples de ce groupe comprennent des associations d'épargne rotative et de crédit (ROSCAs), les tontines, les prêteurs sur gage, les monts-de-piété, les usures, les stokvels, etc.
La dimension fonctionnelle (les produits)
La dimension fonctionnelle a été un autre concept clé débattu Trois, voire quatre, fonctions principales ont été identifiées : Transaction/paiement, épargne/investissement; prêts/crédit; et assurance/transformation du risque. Les sondages et autres indicateurs doivent inclure les mesures clés de ces trois premières fonctions. La question de savoir si les outils d'assurance et de gestion du risque peuvent être mesurés en ayant leur propre fonction ou si dans un but d'évaluation il serait mieux de les considérer comme un dérivé de la fonction d'épargne reste en suspens.
Questions de second plan : Durée et couverture représentative
En plus des quatre questions clés de utilisation/accès, individu/ménage, traditionnel/non traditionnel et dimensions fonctionnelles, il existe des questions secondaires de durée et de couverture représentative. La période de temps de référence pour que les pauvres utilisent des services financiers peut être parfois moins régulière et est traditionnellement plus longue que celle dans les pays riches. En réponse à cela, les sondages actuels vont de 30 jours, 12 mois à jusqu'à parfois trois ans. Le compromis international de la norme de durée de référence sera important, avec une durée de 12 mois actuellement proposée comme point de référence.
Les sondages existants au niveau de l'individu et du ménage passent par toute une gamme de lieux et autres couvertures telles que, uniquement les campagnes uniquement les villes ou seulement les utilisateurs pauvres ou un mélange de tous les types d'utilisateurs. Étant donné les différences de ressources auxquelles on s'attend dans de tels sondages, il est proposé que les informations relevant d'autre chose que d'une couverture nationale ne puissent être éliminées bien que des notifications sur la couverture exacte seront nécessaires pour les besoin de comparaison interne à un pays. Cependant, des efforts important devront être faits pour garantir qu'un échantillon représentatif sera établi.
Est-ce qu'un tel échantillon peut être utilisé pour extrapoler des indicateurs représentatifs au niveau national ? Cela pourra être tenté avec réalisme en incorporant des informations en provenance des fournisseurs sur les quantités de services proposés avec des indicateurs nationaux des facteurs tels que l'activité économique locale, la densité de population et les revenus, etc. Cependant l'interprétation de tels indicateurs hybrides aura des limites considérables et posera un problème particulier si l'on essaye d'extrapoler à partir d'échantillons ruraux pour une population à la fois rurale et urbaine.
L'élaboration d'un indicateur de première ligne
Avec toutes les variantes possibles de ce choix de questions clés, il est facile de voir combien la coopération et la coordination internationales sont importantes pour l'élaboration d'indicateurs de comparaison. De plus, l'élaboration d'un indicateur " de première ligne " composite est crucial pour le développement de normes fondamentales dans les sondages. Un tel indicateur devra avoir un impact maximum et devra être facilement transformable en politique. Ceci est impératif pour que la mesure de l'accès soit portée à l'agenda international de la même façon que d'autres indicateurs qui font maintenant partie des Indicateur du Développement Humain des Nations Unies et des Objectifs de Développement du Millénaire. L'indicateur de première ligne devra pouvoir être facilement mis à jour de façon régulière, générale, simple et transparente et devra être empiriquement solide. Les façons d'y parvenir ont également été débattues, par exemple en utilisant des sondages auprès des fournisseurs avec d'autres données mais aucune conclusion définitive n'a été obtenue.
Les prochaines étapes
Les événements de Paris ont rassemblé de nombreux acteurs clés autour de cet effort et l'impulsion créée par ces discussions passionnantes devra être maintenue. La prochaine étape de l'élaboration de ces indicateurs sera la publication d'un guide précis et concis des définitions des indicateurs et de leur utilisation. Un petit groupe de travail se consacrera à une communication permanente avec la communauté internationale. Aucun bailleur de fonds bilatéral ou multilatéral ne peut fournir ou diriger cet effort et il sera important d'élaborer simultanément à la fois les détails techniques de cette mission et de disséminer l'objectif plus large vers un débat politique de haut niveau. Dans le cadre de ses fonctions, le Président du Groupe de Conseillers de l'Année Internationale du Microcrédit, Stanley Fischer, a déjà lancé un appel aux dirigeants du G8 afin qu'ils " incitent la Banque Mondiale et le FMI à élargir l'étendue de leurs données financières pour élaborer et inclure les indicateurs d'accès à et d'utilisation de la microfinance ".
*Note du collaborateur : L'événement du 21 juin a été organise conjointement par l'Année Internationale du Microcrédit, le DFID, la Banque Mondiale et le FENU en collaboration avec le Groupe de Consultation d'Assistance aux Pauvres et le Collectif des Acteurs Français de la Microfinance, avec le soutien logistique généreusement offert par le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de la France. Les personnes impliquées dans le groupe de travail de la Banque Mondiale, du DFID et du FinMark Trust et dans les événements ont été Priya Basu, Thorsten Beck, Anne-Marie Chidzero, Stijn Claessens, Karen Ellis, Brigit Helms, Patrick Honohan, Jennifer Isern, Anjali Kumar, Asli Demirguc-Kunt, Mark Napier, Douglas Pierce, Robert Stone et Marilou Uy. Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Banque Mondiale
Anjali Kumar, Conseiller
Service des Opérations du Secteur Financier et de la Politique
Tél.: 202 458 0004.
E-mail : Akumar@worldbank.org
DFID
Karen Ellis, Conseillère économique
service du Développement International, DFID
Tél.: 44-20-7023-1059
E-mail: K-Ellis@dfid.gov.uk
Pour plus d'informations sur l'Année Internationale du microcrédit, veuillez visiter : www.yearofmicrocredit.org.
Par Karen Ellis, Conseillère économique, Équipe du Secteur Financier, DDI
Comme cela a été précisé dans l'édition d'avril 2005 de Microfinance Matters,[1] le Département pour le Développement International du Royaume Uni (DDI) a travaillé avec la Banque Mondiale, FinMark Trust et d'autres qui ont réalisé des sondages sur l'accès aux services financiers auprès des manages dans les pays en voie de développement, afin de se mettre d'accord sur une ensemble de questions et indicateurs pour les sondages qui peuvent être rassemblés selon une base uniforme afin de faciliter une meilleur inter-comparaison des résultats.
Faisant suite au Projet relatif aux Données de l'Année Internationale du Microcrédit, un Groupe de travail rassemblant la Banque Mondiale, le DDI et FinMark Trust a été créé pour travailler sur cette question. Une vidéoconférence s'est tenue le 14 juin 2005 pour débattre des approches possibles et le résultat a été présenté le 21 juin à la conférence de Paris " Un accès à la finance pour tous ". Une meilleure évaluation, un meilleur contrôle et une meilleure action politique ", organisée par l'Année Internationale du Microcrédit, le DDI, la Banque Mondiale et le Fonds d'Équipement des Nations Unies (FENU).[2]
La vidéoconférence du 14 Juin
Le 14 juin, les participants d'une vidéoconférence historique ont convenu que les indicateurs de l'accès au secteur financier devait mesure " l'utilisation " en tant que procuration de l'accès, des services financiers par la totalité de la population adulte et devait inclure une large gamme de services proposés à la fois par des fournisseurs traditionnels et non traditionnels du secteur financier. Les participants de cet atelier ont rassemblé la Banque Mondiale, FinMark Trust, les Banques Centrales africaines, les Projets de Développement du Secteur Financier du Ghana, du Kenya, de la Tanzanie et de la Zambie, le CGAP, FIRST et la banque ICICI.
L'utilisation du rang d'accès à la finance comme évaluation de l'utilisation
Il a également été convenu d'utiliser un " rang d'accès à la finance " en tant que mesure visuelle de l'utilisation des services financiers. Le rang d'accès à la finance place la population adulte, âgée de plus de 16 ans, sur un continuum d'accès, en fonction de son utilisation des services financiers traditionnels et non traditionnels. Le concept continue à être affiné mais il ressemblera au schéma ci-dessous (les chiffres utilisés ne servent qu'à l'illustration) :
Le rang d'accès à la finance
Le rang est divisé quatre segments en fonction de la proportion de la population qui :
- Possède au moins un produit ou un service bancaire ;
- Ne possède pas de produit ou service bancaire mais utilise au moins un service bancaire d'une institution traditionnelle non bancaire, telle qu'une coopérative, une société d'assurance ou un détaillant.
- Utilise uniquement des produits et services financiers informels.
- Ne possède aucun service financier.
Cette continuité capture les différents éléments du secteur financier qui existe communément dans les pays en voie de développement et d'une manière claire et visuelle.
Le rang se compose de quatre catégories qui forment la base des indicateurs clés qui sont actuellement élaborés et qui pourraient inclure :
- Les personnes servies traditionnellement : en rassemblant les deux premiers segments.
- Les personnes servies non traditionnellement uniquement : le troisième segment.
- Les financièrement inclus : en rassemblant les segment un à trois.
- Les financièrement exclus : le quatrième segment.
Les sous indicateurs de l'utilisation des produits
Il a ensuite été convenu que des sous indicateurs devaient également être établis afin de saisir l'utilisation de produits financiers particuliers, par ex. des transactions, des services d'épargne ou du crédit. Ces indicateurs permettraient d'affiner l'image des modèles d'utilisation au sein du marché traditionnel.
De tels indicateurs spécifiques de l'utilisation des produits financiers pourraient être obtenus en utilisant l'approche du Diamant de l'Accès qui a été lancée par FinMark Trust sur la base des sondages FinScope qu'il a mené en Afrique du Sud (voir édition d'avril 2005 de Microfinance Matters): Le Diamant de l'Accès mesure le pourcentage de la population adulte qui possède un ou plusieurs produits dans chaque catégorie de produits.
Paysage du Diamant de l'Accès
Dans l'exemple ci-dessus, 48% de la population adulte possède un compte de transactions qui sera un compte permettant au client de recevoir de l'argent et d'effectuer des paiements, 49% de la population adulte possède une facilité d'épargne, 57% possède un crédit et 42% a une assurance. Le DDI continuera de travailler en collaboration pour établir les indicateurs et nous espérons que les sondages auprès des ménages commenceront à rassembler ces données de manière systématique afin d'attirer l'attention générale sur les niveaux d'accès à la finance et d'apporter le soutien nécessaire afin d'élaborer des marchés financiers plus ouverts.
La reproduction des sondages FinScope
Le DDI travaille également avec FinMark Trust afin d'élaborer une stratégie de reproduction du sondage FinScope plus largement en Afrique (et ailleurs) dans le but de générer des informations plus détaillées sur l'accès aux services financiers et leur utilisation que celles actuellement disponibles dans ces pays, en plus des indicateurs convenus qui vont faciliter les comparaisons entre pays. L'intérêt de mener un sondage FinScope au cours des 6 à 12 mois à venir a déjà été évoqué par les décideurs politiques et les bailleurs de fonds en Zambie, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Ghana, Nigeria, Mozambique, Inde, Pakistan et Népal avec des préparations déjà en cours en Zambie, Ouganda et au Kenya.
Au sujet du sondage FinScope réalise en Namibie, le Directeur Général de la Banque de Windhoek, James Hill, a déclaré que sa société était " enchantée du résultat et excitée par les perspectives découvertes. Tout ce que nous pouvons dire est que pour la première fois, nous sommes en mesure de nous engager dans une innovation qui répondra véritablement aux besoins de nos marchés, que ce soit les marchés actuels ou ceux que nous pourrons créer à l'avenir ".
Un deuxième atelier du DDI s'est tenu à Londres le 15 juin et a rassemblé des partenaires clés et des collaborateurs potentiels y compris le personnel des Banques Centrales du Kenya et de Zambie, la Banque Mondiale, l'IFC, le CGAP, l'initiative FIRST, le FinMark Trust et la Banque ICICI, afin de débattre de la stratégie de lancement de FinScope, y compris des questions telles que le besoin d'un défenseur dans le pays et d'une institution d'accueil adaptée au travail, aux méthodes afin d'assurer la présence d'un large éventail d'acteurs dans le pays, la meilleure méthode d'engagement de FinMark avec les pays tout au long du processus, les types d'aide qui seront nécessaires et les mécanismes de financement possibles.
Partant des discussions, il est clair que l'approche de Finmark Trust doit être conditionnée par la demande et que sa méthode d'engagement dépendra des besoins du pays et de ses demandes d'aide. Il peut soit offrir un modèle testé et éprouvé qui peut être adapté et mis en place dans le pays où il peut fournir des conseils techniques et une aide à travers le processus de déroulement du sondage.
Il est apparu également comme une évidence que la prise en main devait être nationale. L'impact du processus du sondage sera amélioré là où il existe un bon approvisionnement permettant de renseigner la conception du questionnaire du sondage afin de correspondre aux conditions locales et de répondre aux exigences locales et de garantir que l'information résultante est analysée correctement, diffusée largement et utilisée efficacement pour encourager le changement des marchés financiers.
FinMark continuera de développer cette stratégie pour introduire les sondages d'accès à la finance à travers l'Afrique car il entame un processus de sondage dans certains de ces pays au cours des prochains mois et un plan de développement sera publié comme base de discussions avec les prêteurs de fonds potentiels.
Pour plus d'informations sur l'Année Internationale du microcrédit, veuillez visiter : www.yearofmicrocredit.org
Plus de cinquante Comités Nationaux existent aujourd'hui pour célébrer l'Année : En août, l'appel à l'élaboration de secteurs financiers ouverts a provoqué une réponse formelle en provenance de plus de 50 nations qui ont convenu de créer des Comités Nationaux pour évaluer les défis auxquels font face les pauvres lorsqu'ils veulent accéder à des services financiers. À travers le monde, les Comités Nationaux organisent des activités et s'engagent dans un dialogue sur les bonnes pratiques pour élaborer des secteurs financiers ouverts dans leurs pays.
Événement à venir : Le Forum international des Nations Unies sur l'élaboration des secteurs financiers : Depuis le 7 novembre jusqu'au 9 novembre 2005, les Nations Unies et le Groupe de Conseillers de l'Année Internationale du Microcrédit rassemblera plus de 80 pays et Comités Nationaux qui ont activement pris part à l'Année afin de réfléchir sur l'élargissement de l'accès à la microfinance à travers le monde.
Le G8 et Wall Street reconnaissent l'importance de la microfinance : deux groupes importants ont reconnu l'importance de la microfinance et de l'élaboration de secteurs financiers ouverts. Dans un compte rendu paru après le Sommet du G8 de Gleneagles, les membres du G8 ont écrit dans leur rapport qu'ils " soutenaient l'accès à la finance, à la microfinance et aux remises de fonds. Les niveaux généraux d'accès à la finance sont extrêmement bas (moins de 10 % de la population adulte dans de nombreux pays possède un compte en banque) et cela agit comme un frein à la croissance et aux opportunités. Les Nations Unies et la Banque Mondiale ont entrepris une tâche consistant à élaborer des indicateurs de l'accès à la finance et à soutenir les gouvernements nationaux afin qu'ils rentabilisent au maximum l'utilisation des remises de fonds. Une conférence au sommet sur l'amélioration de l'accès à la microfinance s'est déroulée à Paris le 20 juin et a convenu que la microfinance était un outil puissant à utiliser pour parvenir à atteindre les Objectifs du Millénaire et a évoqué quelle était la meilleure façon de promouvoir un accès mondial à la finance.
En juin, les professionnels de Wall Street ont rejoint les Nations Unies afin d'étudier quel rôle ils pouvaient jouer afin de rendre les services financiers disponibles à un grand nombre de personnes pauvres et à bas revenus dans le monde. Un groupe de spécialistes a débattu de la façon dont Wall Street pouvait appliquer des solutions financières élaborées au secteur en développement de la microfinance. Les remarques d'ouverture ont été faites par Nane Annan, épouse du Secrétaire Général Kofi Annan, qui a parlé de ses expériences personnelles lors de rencontres avec des femmes qui avaient bénéficié de la microfinance.
L'Australie fait preuve de son engagement envers l'Année Internationale du Microcrédit grâce à trois conférences : Le Focal Point d'Australie tiendra une conférence sur l'engagement des communautés dans la microfinance du 14 au 17 août. La Fondation pour la Coopération au Développement, un groupe de réflexion australien sur le développement international, et le gouvernement du Queensland sont les sponsors associés de l'événement. La conférence mettra en lumière le développement des micro-entrepreneurs et sa relation avec la microfinance.
L'événement Profil Public du Développement des Micro-entreprises indigènes se tiendra le 25 août en Australie. Les principaux intervenants sont David Busseau, le co-fondateur de Opportunity International, Gerhardt Pearson, PDG de Balkanu Cape York Development Corporation et Hon. Kevin Andrews M.P., Ministre de l'Emploi et des Relations au travail.
Afin de célébrer l'Année Internationale du Microcrédit, la Division de Victoria de l'Association des Nations Unies d'Australie tient une conférence du 29 au 30 août 2005. La conférence offrira une plate forme de partage des leçons pratiques et débattra de questions plus générales concernant les entreprises, les gouvernements et les ONG avec des spécialistes et des délégués internationaux de premier plan de pays développés et de pays en voie de développement.
Le Burundi fait la promotion de l'Année Internationale du Microcrédit: certains temps forts des campagnes de communication au Burundi comprennent un programme radio de juillet à novembre, une pièce de théâtre de juin à novembre et en juillet et août, la réalisation d'une vidéo sur les concepts de base de la microfinance sera diffusée à la télévision nationale. En août, le Comité National du Burundi prévoit d'accueillir un salon éducatif portes ouvertes et de distribuer des brochures sur la microfinance. Le Burundi formera également des personnes pour parler de la microfinance en termes simples en septembre.
Le Nicaragua émet un timbre postal commémoratif : afin de célébrer l'Année Internationale du Microcrédit, le Nicaragua émettra des timbres postaux commémoratifs en août. L'Association de Microfinance du Nicaragua (ASOMIF) organise un concours de microfinance pour les étudiants des universités afin d'encourager la recherche sur la microfinance. L'ASOMIF publiera également un rapport sur la contribution des institutions de microfinance du Nicaragua aux Objectifs de Développement du Millénaire. En tant que membre du Comité National du Nicaragua, l'ASOMIF a 23 membres et une couverture de plus de 200 000 clients de la microfinance via ses membres associés.
La Pologne s'associe à des entreprises, des ONG et des groupes d'étudiants pour le Prix International du Micro-entreprenariat : Le bureau national du Fonds d'Équipement des Nations Unies (FENU) en Pologne, en collaboration avec la Fondation Kronenberg, une entité représentative de la Fondation Citigroup, organise activement le programme du Prix International du Micro-entreprenariat (PIM) sous le nom " Le micro-entrepreneur de l'Année 2005 " Les étudiants du Business Centre Club (BCC) et du Centre de Microfinance (MFC) ont signé en tant que partenaires associés du programme. Le programme est déjà devenu l'un des événements les plus importants de Pologne au sein de l'Année Internationale du Microcrédit. La bourse de Varsovie accueillera une cérémonie de remise des prix pour les gagnants le 8novembre 2005.
Les organisateurs sont en train de former les Comités Honoraires qui se composent des avocats les plus en vue de l'esprit d'entreprise en Pologne. Les spécialistes de la microfinance, les fonctionnaires, les membres de la bourse et le MFC ainsi que les organisations d'employeurs siègeront lors do Comité Honoraire qui s'est réuni pour la première fois en juin. Ils fixeront les règles du programme, les critères pour les candidats et sélectionneront le jury. Ils prendront également des décisions en ce qui concerne les formulaires de candidature et les lettres d'invitation des institutions de microfinance, des membres du jury et des étudiants. Le jury se composera de journalistes économiques, de spécialistes des ONG, de fonctionnaires, d'employés de groupes de réflexion et de membres de la bourse. La première tâche du jury sera de sélectionner 25 nominés parmi l'ensemble des candidats. Chacune des 25 initiatives sera vérifiée et décrites par les étudiants du BCC. Le jury se rassemblera une deuxième fois et sélectionnera les gagnants dans chaque catégorie.
Les catégories de prix choisies sont les suivantes :
- Un prix principal de 3 000 US$, plus une prime de 1 000 US$ au " Micro-entrepreneur de l'Année 2005 ".
- Des prix seront remis dans les catégories du commerce, des services et de la production dans des villages jusqu'à 6 000 habitants. Chacun des trois gagnants recevra 1 000 US$.
- Trois gagnants dans les domaines du commerce, des services et de la production dans des villages de plus de 6 000 habitants se verront remettre 1 000 US$.
- 1 000 US$ seront remis au gagnant d'une catégorie spéciale appelée " Franchir les obstacles " pour un nominé qui aura franchi d'importants obstacles (tels que le genre, le fait de vivre en zone rurale, d'appartenir à une minorité, etc.) pour réussir.
- Le gagnant des " start-ups " pour les entrepreneurs entre 18 et 26 ans qui ont récemment créé leurs propres entreprises remportera 1 000 US$.
- 6 000 US$ sont consacrés pour préparer une médaille pour les gagnants (à confirmer).
Les invitations on été envoyées aux institutions de microfinance fin juin et les organisateurs ont déjà reçu une confirmation non officielle de celles-ci et s'attendent à 100 inscriptions au concours au total.
La deuxième Conférence Internationale sur la Microfinance se tient en Afrique du Sud: La conférence se déroulera du 29 août au 1er septembre 2005 au Cap en Afrique du Sud. L'événement a été organise par le Conseil de Réglementation de la Microfinance (CRM) et l'Université de Pretoria, entre autres. Le thème de la conférence est "L'intégration de la microfinance aux marchés financiers traditionnels ". Le secteur financier d'Afrique du Sud se compose de 29 banques, 2 banques mutuelles, 28 SACCO et 1 354 institutions de microfinance enregistrées auprès du Conseil de Réglementation de la Microfinance.
Le site Web de l'Année Internationale du Microcrédit accueille 20 000 visiteurs par mois de 130 pays : les caractéristiques et rubriques populaires comprennent les ressources des Comités Nationaux, la Recherche dans le Calendrier des événements se déroulant près de chez vous, la Boutique du Marché des Micro-entrepreneurs et les vidéos annonces de service public tournées par des célébrités. Au cours de ces derniers mois, plus de 250 événements ont été soumis au site Web et plus de 30 organisations de microfinance ont signé. Pour connaître les dernières informations passionnantes, visitez www.yearofmicrocredit.org
Fabriqué par des Micro-entrepreneurs, la boutique en ligne de l'Année Internationale du Microcrédit, lance le prix du " produit le plus remarquable portant le logo " : les Comités Nationaux du monde entier ont été invités à participer. Les participants doivent soumettre des échantillons de leurs produits avant le 15 septembre 2005. Les entrepreneurs qui produisent les six produits les plus remarquables seront invités à New York pour le Forum International au sommet au Secrétariat des Nations Unies les 7 et 8 novembre 2005. Un prix sera remis au gagnant principal lors de cet événement. Un choix de produits portant le logo sera présenté sur notre boutique en ligne (www.shopmicro.org) et vendu lors du Forum à New York.
Lancement de la liste de diffusion de l'Année Internationale du Microcrédit : ce service est conçu à l'origine pour les Comités Nationaux de l'Année Internationale du Microcrédit et d'autres groupes qui souhaitent discuter de leurs expériences de la microfinance. C'est un endroit parfait pour poser des questions, trouver des informations, partager des idées et échanger des expériences. Pour vous abonner, veuillez visiter: http://lists.yearofmicrocredit.org/mailman/listinfo/yomlist
Par Peter Zetterstrom et Jeff Reeves, Programme de Développement des Nations Unies, Chine
Isolée et pauvre pendant une grande partie du vingtième siècle, la Chine a été mise sur le devant de la scène au cours de ces dernières années grâce à une croissance sans précédent et un potentiel en apparence illimité de développement économique. Avec un taux de croissance annuel d'environ 9 % au cours des vingt dernières années, la Chine a fait plus que n'importe quelle nation dans l'histoire mondiale pour augmenter le niveau de vie de ses habitants.
Pourtant, malgré ses réalisations, la Chine reste divisée car le développement et les richesses sont accumulés de façon inégale à travers le pays. Alors que les villes de la Côte prospèrent grâce aux nouvelles richesses du pays, de vastes régions restent dans la pauvreté avec peu d'opportunités pour leurs citoyens. Les travailleurs affluent en masse au fur et à mesure que l'écart entre les niveaux de vie se creuse, vidant ainsi les campagnes de leur vitalité et de leur main d'œuvre. Cette migration exacerbe les défis dans des zones qui manquent déjà d'un accès à de nombreux services publics et privés qui sont chose courante ailleurs, y compris les services financiers de base.
Les défis de l'offre de services financiers aux pauvres en Chine
Dans la plupart des zones rurales, les programmes gouvernementaux de microcrédit sont les seuls mécanismes en place pour accorder des prêts aux ménages pauvres et à bas revenus. Ces systèmes souffrent de nombreux problèmes connus, y compris de dettes, de fuite vers une population non pauvre et de dispersion des fonds dans des projets d'infrastructure et le résultat est que la demande rurale brute est souvent insatisfaite. En attendant, les institutions financières régulières n'atteignent pas les populations pauvres et à faibles revenus.
Les services financiers sont loin d'être ouverts car la plupart des institutions voient les prêts ruraux comme comportant un risque élevé et comme étant ennuyeux à gérer, ce qui fait qu'il est notoirement difficile pour un agriculteur d'obtenir un prêt. Ce manque d'infrastructure financière efficace a conduit à un ralentissement de la croissance rurale et régionale.
Le gouvernement central a commence par se pencher sur le besoin de réforme économique rurale dans les années 70, tentative d'une large réforme financière, bien que d'autres initiatives se sont épuisées ou se sont avérées non viables. Frustré par cet échec, le gouvernement s'est tourné vers le microcrédit comme outil de réduction de la pauvreté en 1994. en 1996, le gouvernement a franchi une étape vers moins de promotion des réformes orientés vers le marché et s'est fixé un objectif à long terme allant jusqu'à 2010, afin de réorganiser les Coopératives de Crédit Rural (RCC) en déclin, principaux distributeurs de prêts à petite échelle dans les zones rurales. Ces Institutions ont donc bénéficié d'un monopole effectif du microcrédit rural et les banques publiques sont assurées du droit exclusif de fournir les fonds. Cette pratique, qui en théorie était faite pour rétablir des secteurs financiers plus coopératifs, a été largement un échec car les banques situées dans les centres urbains manquaient d'expérience pour répondre aux besoins des agriculteurs et aux demandes plus générales du développement agricole alors que les RCC ne pouvaient plus rester des coopératives de crédit prenant la forme d'institutions orientées vers le marché. En réponse aux retours financiers du programme moins élevés que prévus ainsi qu'à l'annonce de la réforme financière pour l'accession à l'OMC au cours de laquelle le gouvernement a encouragé les banques étrangères à investir plus en Chine afin " d'exercer une plus forte pression sur les banques nationales…les conduisant à répartir les ressources d'investissement plus efficacement "[1], le gouvernement central a publié une politique encourageant " les personnes ou entreprises naturelles " à " créer des associations de microcrédit qui suivent de près les agriculteurs et la demande rurale "[2], ouvrant ainsi le secteur de la microfinance chinois à d'autres acteurs.
La Chine célèbre l'Année Internationale du Microcrédit
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) soutient le microcrédit en Chine depuis 1994 quand la première Association de Développement Rural (RDA) a été créée dans la province du Yunnan, une des plus pauvres du pays, pour ce qui est devenu un ambitieux programme de 20 millions de US$ pour tester le microcrédit dans le cadre de la réduction de la pauvreté en Chine. Ces institutions existent maintenant dans 48 pays et sont réparties dans 16 provinces et ont offert un microcrédit et une formation à plus de 300 000 citoyens chinois, ce qui est au cœur des projets de microcrédit du FENU. En offrant à ses clients diverses compétences commerciales et courantes, le programme s'efforce de les responsabiliser afin qu'ils réalisent le potentiel total de leurs prêts.
Le Programme du PIM en Chine
Dans le cadre de l'Année Internationale du Microcrédit des Nations Unies, le FENU (Fonds d'Équipement des Nations Unies) et le PNUD Chine ont formé une équipe avec Citigroup, CICETE, l'UNICEF, l'Alliance des étudiants pour le PIM, PlaNet Finance et l'Académie chinoise de Sciences Sociales pour organiser le premier Prix International du Micro-entreprenariat (PIM) en Chine. Le PIM cherche à reconnaître les micro-entrepreneurs méritants et leurs réalisations face à l'adversité, sensibiliser au microcrédit et à son rôle dans la réduction de la pauvreté et du développement harmonisé.
L'énormité de cette tâche qui consiste à choisir parmi des dizaines de millions de personnes était décourageante car l'équipe de travail était attentive à la Chine dans son ensemble. L'équipe de travail a publié des lettres personnalisées à plus de 300 institutions de microfinance et a envoyé des invitations au large système des 30 000 RCC ainsi qu'aux institutions créées sous l'égide de la Banque Agricole de Chine via ces représentants centraux.
Après avoir reçu des centaines de candidatures, l'équipe de travail a maintenant entamé le processus de tri et d'évaluation des différents candidats. Après le premier tour, les équipes d'étudiants des meilleures universités de Chine vont voyager à travers le pays pour rendre visite aux candidats chez eux. En rencontrant les micro-entrepreneurs en personne, les équipes sur le terrain enregistreront leurs histoires personnelles en détail, ajoutant de la profondeur, de la vie et des couleurs à leur candidature initiale. En parlant à d'autres clients où à des agents de crédit, des membres de la famille et des voisins, les étudiants s'efforceront également de percevoir les contributions des candidats à l'égard de leurs communautés et des institutions de microfinance.
Après avoir terminé leur recherché sur le terrain, les étudiants doivent rédiger des rapports d'évaluation et restreindre le nombre de candidats à quatre par catégorie. Les catégories pour les bénéficiaires de prêts sont : Agriculture rurale, élevage rural d'animaux, rural non agricole, commerce urbain, traitement urbain, services urbains ainsi qu'un prix spécial pour le micro-entrepreneur le plus innovant. Le concours cherche également à récompenser les fournisseurs de prêts en reconnaissant à la fois le meilleur agent de crédit urbain et le meilleur agent rural.
L'équipe de travail présentera les 36 candidats finaux au comité de sélection des prix, qui se compose de représentants des institutions les plus influentes de Chine, telles que la Banque Populaire de Chine, l'Université Populaire, la Banque de Développement Asiatique, le Bureau de Réduction de la Pauvreté du Conseil d'Etat, la Fédération des Femmes Chinoises ainsi que Citigroup et la Fondation Ford. Enfin, au cours de la quatrième et dernière phase d'évaluation, le comité des prix passera les candidats en revue puis attribuera les première, deuxième et troisième places dans les neufs différentes catégories.
Un total de 80 000 US$ a été attribué pour les prix, parmi lesquels 30 000 US$ seront remis exclusivement en espèces. Pour les clients de la microfinance et pour les agents de crédits, les premier, deuxième et troisième gagnants du prix recevront respectivement 1 200 US$, 1 000 US$ et 800 US$ (les prix seront remis en RMB chinois).
Les 50 000 US$ restants seront utilises pour des prix remis en espèces tels que des formations, des équipements et des opportunités d'échanges et seront remis par l'équipe de travail aux institutions de microfinance des candidats gagnants. En supposant que chaque candidat gagnant vienne d'une institution différente, il seront au maximum vingt-et-un à pouvoir recevoir de tels prix. Chaque institution, cependant, ne pourra potentiellement recevoir qu'une moyenne de 2 400 US$ en prix non remis en espèces.
Mettre en avant les pauvres comme un investissement valable
En célébrant les compétences et la ténacité des micro-entrepreneurs chinois, l'équipe de travail espère prouver le potentiel commercial du vaste marché non capté que représentent les pauvres, en encourageant les institutions financière traditionnelles à se tourner vers le bas de l'échelle. De plus, comme l'annonce des réformes financières pour l'accession à l'OMC se centre largement sur la refonte de ces institutions afin de proposer au peuple un système financier ouvert et plus efficace, l'équipe de travail pense que le PIM mettra en relief les avantages d'une telle réforme en précisant que la microfinance, plutôt que de la charité, est un outil favorable au développement général du pays et à la croissance économique.
Comme madame Wu Xiaoling, Vice Gouverneur de la Banque Populaire de Chine, a dit au lancement médiatique du PIM à Pékin : " à notre avis, l'introduction du microcrédit marque une transformation révolutionnaire dans la politique de réduction de la pauvreté en Chine passant d'une dépendance du soutien social à un recentrage sur le développement et sera un moyen important d'aider les groupes vulnérables de la société dans leur effort d'atteindre la prospérité. " L'équipe du PIM croit sincèrement qu'un secteur financier réellement ouvert déclenchera la capacité des pauvres à améliorer eux-mêmes leurs vies et à se sortir de la privation, en faisant un outil pour réduire la pauvreté et atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire.
Pour plus d'informations sur l'Année Internationale du microcrédit et le Prix International du Micro-entreprenariat, veuillez visiter : http://www.yearofmicrocredit.org/pages/whyayear/whyayear_highlights.asp#awards
L'intérêt général pour l'Année Internationale du Microcrédit 2005 continue à augmenter. De nombreuses initiatives sont en cours afin de satisfaire les objectifs de l'Année consistant à augmenter la sensibilisation à la microfinance et à élaborer des secteurs financiers ouverts. Toutes les initiatives entreprises par l'Année sont conçues pour encourager l'innovation et les partenariats stratégiques.
Les Comités Nationaux
Une réponse globale sans précédent à l'appel pour élaborer des secteurs financiers ouverts est en cours de préparation avec presque 100 pays ou environ la moitié des pays du monde, promettant leur soutien à l'Année Internationale du Microcrédit.
De nombreux pays montrent leur engagement formel à l'Année par la création de Comités Nationaux. Des Comités Nationaux ou Points Centraux (Focal Points) ont été créés dans 50 pays, rassemblant des représentants de haut niveau de 44 gouvernements, 30 bureaux locaux des Nations Unies, 50 agences multinationales, 222 réseaux de microfinance, 28 banques centrales ainsi que des membres clés du secteur privé et de la société civile.
Des centaines de conférences et de séminaires se tiennent au cours de l'Année et plus de 30 pays ont développer des campagnes de sensibilisation du public pour atteindre les régions les plus éloignées. Ces activités d'amélioration de la sensibilisation se concentrent sur l'introduction de services financiers de qualité destinés aux pauvres et aux personnes à faibles revenus et sont conçues pour atteindre un large public. De nombreux gouvernements réalisant les bienfaits de la microfinance ont lancé des idées innovantes en matière de promotion de l'Année.
Les pays du monde se lancent dans des activités qui comprennent des recherches sur leurs secteurs de la microfinance, accueillent des symposiums et des programmes et participent au Programme de Prix International du Micro-entreprenariat.
Le Programme du Prix International du Micro-entreprenariat
Plus de 30 pays participant au deuxième Programme de Prix International du Micro-entreprenariat annuel qui met en avant les résultats des entrepreneurs à bas revenus. Le programme rassemble des milliers de clients de la microfinance, des étudiants, des professionnels des secteurs privé et public, des célébrités, des hauts fonctionnaires et le personnel des agences des Nations Unies.
Les associations de microcrédit et les institutions de microfinance se trouvant dans les pays participant au PIM nomment actuellement leurs clients micro-entrepreneurs pour les prix. Les critères pour les prix comprennent, mais ne se limitent pas, l'innovation, l'impact social du micro-entrepreneur, l'utilisation des technologies, l'amélioration de la qualité de vie et la création de nouvelle opportunités d'emploi. Cette année plus de 30 bourses inviteront à nouveau des gagnants à sonner la cloche d'ouverture, à envoyer un signal encore plus fort au monde lui signifiant que l'élaboration de secteurs financiers ouverts peut jouer un rôle important dans la réduction de la pauvreté.
Le programme du PIM a commence en 2004 et à conduit à l'Alliance des étudiants du PIM qui est une collaboration formelle entre Citigroup, les Nations Unies et des groupes d'étudiants d'universités à travers le monde.
Le projet du Blue Book
Lancé par l'Année et dirigé par le Fonds d'Équipement des Nations Unies et le Bureau de Financement du développement du Services d'Économie et des Affaires Sociales des Nations Unies, le Blue Book sur l'élaboration de secteurs financiers ouverts a utilisé le dialogue international entre une grande diversité d'experts pour répondre à la question suivante : " Pourquoi tant de personnes capables de négocier en banque ne bénéficient-elles pas de services bancaires ? ".
Les consultations ont été organisées en Jordanie, au Mali, aux Philippines et au Chili. D'autres retours d'acteurs financiers ont été obtenus via une e-conférence et un sondage en ligne. Ces consultations ont atteint leur point culminant en mai lors du Rassemblement Mondial de l'Organisation Internationale du Travail à Genève présidé par le sous-secrétaire de l'ONU José-Antonio Ocampo, au cours duquel 130 spécialistes se sont rassemblés pour une table ronde afin de relever les défis de l'élaboration de secteurs financiers ouverts.
La base de ces consultations consistait à identifier de nouvelles perspectives sur les questions les plus urgentes et les voies prometteuses pour un changement concret encourageant l'accès aux produits et services financiers pour les millions de personnes ne bénéficiant d'aucun service bancaire et a contribué à la préparation de la publication du " Blue Book sur l'élaboration de secteurs financiers ouverts pour le développement ". Le Blue Book tente d'être une analyse incontestables en identifiant les contraintes du développement et du fonctionnement efficace des institutions financières et des marchés servant les larges besoins des ménages et des entreprises mal servis et ouvre la voie d'une opportunité d'éliminer ces contraintes.
Tout en incluant les opinions et les visons sur les acteurs et les spécialistes du secteur financier, l(objectif principal du Blue Book est de permettre les processus qui favorisent le développement de systèmes financiers ouverts ; de faire en sorte que le Blue Book incluse des options stratégiques et des choix politiques. Soutenu par un comité variable multilatérale d'agences composé du FENU, de l'UNDESA, de la Banque Mondiale, du FMI, de l'ILO et de l'IFAD ainsi que grâce au soutien d'autres spécialistes du secteur financier, le Blue Book sera présenté à l'Assemblée Générale des Nations Unies en septembre et sera officiellement lancé le 7 novembre 2005.
Le projet relatif aux données
Bien qu'il existe un consensus général sur le fait que la microfinance est de plus en plus largement utilisée, il y a peu de données fiables sur qui la propose, sous quelle forme, qui en bénéficie et à quel prix. À l'automne 2004, l'Année, sous la direction de Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque d'Israël, a rassemblé un petit groupe de statisticiens et de chercheurs spécialisés des institutions de Bretton Woods et des Nations Unies et des gouvernements et du secteur privé pour remédier au manque actuel de données, anticiper sur les besoins futurs et se mettre d'accord sur le meilleur moyen d'avancer. Suite à ce processus novateur, la Banque Mondiale et de Service britannique du Développement International (DFID) a continué son action, avec la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), pour élaborer des indicateurs relatifs à la qualité de l'accès aux services financiers. Les résultats préliminaires seront publiés le 8 novembre 2005, au Forum de l'Année sur l'élaboration de secteurs financiers ouverts, première étape cruciale dans la collecte de ces informations vitales qui permettront aux pays d'évaluer et de mettre des jalons à leurs progrès.
Les produits " Faits par des micro-entrepreneurs "
Un ensemble de 25 objets comprenant des produits fabriqués par des micro-entrepreneurs, portant le logo de l'Année et des ouvrages ayant un rapport avec la microfinance, transmet au public l'importance des micro-entrepreneurs et de la microfinance. Ils sont vendus via une " boutique en ligne " à l'adresse www.shopmicro.org. Les produits choisis représenteront les différentes régions du monde, des entrepreneurs hommes et femmes, des artisans jeunes et vieux, divers média ainsi que divers segments du marché. L'histoire de l'artisan sera racontée sur le site Web afin d'illustrer le lien avec la microfinance. Les Comités Nationaux et les organisations associées sont également invités à commercialiser et à vendre ces produits.
Le magasin en ligne possède actuellement des produits de Macédoine, de Colombie, du Rwanda et du Bangladesh. Le magasin cherche à ce que les dirigeants des institutions de microfinance, les entreprises et les célébrités associés s'engagent à promouvoir les produits.
La Newsletter
Microfinance Matters est une publication Web mensuelle du Fonds d'Équipement des Nations Unies lancée par le Secrétariat en janvier 2004. La newsletter s'adresse maintenant à plus de 6 000 abonnés directs et espère une circulation de plus de 10 000 exemplaires d'ici fin 2005. En plus de notre liste d'abonnés, la newsletter est également distribuées dans divers points de microfinance, touchant un lectorat supplémentaire estimé à plus de 50 000 personnes à travers le monde. Microfinance Matters s'appuie sur l'Année pour promouvoir des partenariats innovants, améliorer la sensibilité de la population et partager les pratiques et connaissances efficaces relatives à l'élaboration de secteurs financiers ouverts. En incitant les lecteurs à donner leur opinion, la newsletter offre également une plate forme de discussion et de débat. Les collaborateurs vont des gouverneurs de banques centrales et des ambassadeurs à des clients de la microfinance.
Des projets de films et les annonces du service public
Des célébrités apportent leur soutien à l'Année en enregistrant des annonces de service public qui seront diffusées mondialement. L'acteur américain Michael Douglas a tourné des annonces de service public, rejoignant les acteurs internationaux Aishwarya Rai, Anggun, Souad Maasi, et Karina. Gilberto Gil, musicien et Ministre de la Culture brésilien devrait suivre. Les annonces de Anggun ont été diffusées lors du concert Pavarotti and Friends à Johannesburg en Afrique du Sud, le 2 avril, devant un public de 20 000 personnes. Les annonces ont été réalisées par Citigroup et sont disponibles en anglais, français, espagnol et indonésien. Citigroup a convenu de distribuer les annonces au niveau international avec ses propres publicités. Les annonces du service public sont également distribuées via le site Web de l'Année, les fournisseurs de microfinance et les Comités Nationaux à travers le monde. Des plans sont en cours d'élaboration pour une campagne de promotion supplémentaire par des affiches, des cartes postales et des autocollants et pour assurer la présence d'autres célébrités afin de promouvoir les objectifs de l'Année.
Le court métrage : " La microfinance : De leurs propres voix ", un ensemble de récits de clients produit par Sterling Van Wagenen pour l'Année Internationale du Microcrédit, a été distribués aux centres d'information des Nations unies et auprès de diffuseurs ciblés. Le film est demandé par de nombreux intéressés, y compris les Comités Nationaux, les organisateurs de conférence, des universités et autres afin de promouvoir les messages de la microfinance. De plus le Secrétariat a proposé sa participation à certains documentaires et productions télévisées sur la microfinance. Les films sur la microfinance produit pour l'Année seront disponibles sur le site Web de l'Année.
Le groupe de parrainage
Les groupes d'émissaires et de porte-parole ont sensibilisé aux objectifs de l'Année en participant à différents événements. Le Ministre de la Culture brésilien, Gilberto Gil, a rejoint l'Année en tant que parrain et émissaire, s'associant aux efforts de plusieurs autres dignitaires et membres de familles royales pour promouvoir la mmicrofinance.
La Reine Rania de Jordanie a effectué un voyage à Washington D.C. afin de prendre part à un forum sur la microfinance au Moyen Orient. La Princesse Mathilde de Belgique a participé à un ensemble d'activités comprenant des visites à des clients de la microfinance en Chine, au Mali et en Inde ainsi qu'à des discours dans des universités en Europe, en Asie et aux États-Unis. La Princesse Maxima des Pays Bas a rendu visite à des entrepreneurs, à des institutions de microfinance et à des représentants officiels du gouvernement et de la Banque Centrale en Ouganda et au Kenya. Anggun s'est engagée dans des voyages promotionnels en Indonésie, a donné des concerts de charité et a fait la promotion du logo de l'Année sur son dernier album.
Le site Web de l'Année du Microcrédit
Le site Web officiel de l'Année (www.yearofmicrocredit.org) fournit des informations détaillées sur l'Année, ses objectifs et ses activités, les coordonnées des Comités Nationaux ainsi que le calendrier des événements nationaux, régionaux et internationaux. Le site est destiné aux nouveaux venus dans le monde de la microfinance, aux spécialistes du secteur, aux équipes de travail et aux agences des Nations Unies et aux donateurs. Les organisations peuvent créer un lien vers le site Web (des indications sur la façon de le faire sont disponible sur le site). Le site comprend également de la documentation multilingue destinée à notre public international. Les domaines clés sont un calendrier des événements, des ressources médiatiques, une zone d'apprentissage interactif de la microfinance, un forum de spécialistes, les coordonnées internationales de toutes les équipes de travail de l'Année et des informations sur les principaux sponsors et groupes de parrainage.
Événements spéciaux
Les 7 et 8 novembre 2005, Siège des Nations Unies, New York: Forum International des Nations Unies sur l'élaboration de secteurs financiers ouverts. Les Nations Unies et le groupe de conseillers de l'Année International du Microcrédit rassembleront plus de 80 Comités Nationaux officiels qui ont activement pris part à l'Année afin de délibérer sur la façon d'améliorer l'accès à la microfinance à travers le monde.
Des informations sur des centaines d'autres réunions, conférences, activités et événements prévus sur la microfinance à travers le monde se trouvent sur le site Web officiel de l'Année (www.yearofmicrocredit.org).
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