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LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES Microfinance |
Numéro 16 / septembre 2005 |
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Atteindre les ODM:
Une vision concrète du défi d'une aide plus efficace (et non simplement plus conséquente) Par Tamara Cook, Spécialiste de la Microfinance, et Alexia Latortue, Spécialiste supérieure de la microfinance, CGAP Certains acronymes n'entrent jamais dans l'usage courant et font partie à jamais du langage secret d'un groupe fermé de personnes qui partagent la même profession, le même hobby ou le même intérêt. Mais tout le monde parle des ODM, ou Objectifs de Développement du Millénaire. En dehors du domaine du développement, les campagnes médiatiques de chaque côté de l'Atlantique obtiennent du soutien en rendant populaires des slogans tels que " Make Poverty History " ou " Plus d'excuses ". les spécialistes du développement débordent d'excitation à l'approche du prochain Sommet Mondial en septembre qui passera en revue le statue de la réalisation des ODM. Les spécialistes sur le terrain, y compris ceux qui participent à la microfinance, espèrent saisir ce dynamisme pour faire avancer leur cause. Mais une idée sur laquelle tous semblent tomber d'accord, le besoin d'argent, peut ne pas être aussi claire que certains aimeraient le penser. Bien qu'il n'y ait aucun doute que plus de ressources sont nécessaires, aucune somme d'argent n'aidera à atteindre les ODM si l'aide n'est pas dépensée plus efficacement. Conditions sous-jacentes aux ODMLes ODM sont conçus comme les résultats concrets dans les domaines de l'alimentation, de l'éducation, la santé, l'égalité des sexes et l'environnement. un travail accru dans ces domaines particuliers fera largement partie de la stratégie de développement conduite par les ODM. Mais des dizaines d'années d'expérience ont montré que le progrès dans ces domaines est affecté par d'autres facteurs dans un contexte plus large tel qu'un gouvernement fonctionnant, la sécurité physique, la croissance économique et les infrastructures de base. Plus récemment, les preuves ont montré que la disponibilité des services financiers pour les ménages pauvres était également cruciale pour atteindre les ODM. (Voir la note 23 du CGAP Focus) : Is Microfinance an Effective Strategy to Reach the Millennium Development Goals? http://www.cgap.org/docs/FocusNote_24.pdf) La microfinance ou les services financiers s'adressant aux pauvres, permettent aux pauvres d'augmenter leurs revenus et de réduire leur vulnérabilité aux risques, d'envoyer plus d'enfants à l'école plus longtemps, d'améliorer leur santé et de responsabiliser les femmes. Elle fait tout cela en permettant aux pauvres de faire leurs propres choix dans leur chemin vers la sortie de la pauvreté de façon durable et avec autodétermination, autosuffisance et respect de soi. La microfinance est un encouragement, une partie du sol fertile sur lequel les ODM vont prendre racine. S'attacher à l'efficacité de l'aide : La microfinance est tant que testAu Groupe Consultatif d'Assistance aux Pauvres (CGAP), nous pensons que travailler pour faire en sorte que tous les pauvres ont un accès aux services financiers est un moyen important de contribuer aux ODM. Des investissements ininterrompus dans la microfinance, accompagnés de dépenses dans d'autres secteurs de développement plus traditionnels tels que l'éducation et la santé relève donc du bon sens. Mais en dépit d'un financement important et d'un consensus assez large sur les bonnes pratiques en matière de microfinance, les programmes des bailleurs de fonds sur le terrain continuent à gaspiller de l'argent, à saper les marchés et n'atteignent pas leurs objectifs. Pour régler cette inadéquation, le CGAP s'est associé avec Claire Short, ancienne Secrétaire d'État au Développement du Royaume Uni et d'autres ministres en 2002 afin de lancer une initiative unique en faveur de l'efficacité de l'aide en utilisant la microfinance comme un test pour d'autres secteurs de développement. Les bailleurs de fonds du CGAP ont convenu de refléter la façon dont ils seraient efficaces ou non. Soixante-dix agences comprenant le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Agence Américaine pour l'Aide Internationale (USAID) et la Banque Africaine du Développement ont été examiné de très près par leurs pairs et le CGAP par le biais d'examens brefs et très orientés sur les actions. Les Examens de la microfinance effectués par des bailleurs de fonds se sont centrés sur ce sur quoi les agences bailleurs de fonds pouvaient avoir une influence directe : leurs propres systèmes, politiques, procédures et encouragements internes. Les agences ont reçu des lettres comprenant des recommandations qu'elles ont lues publiquement. Des dirigeants tells que Mark Malloch Brown, alors au PNUD, ont décrit cet examen comme le " conseil le plus recevable, direct et sans complaisance " qu'ils aient jamais reçu. Les ministres et les chefs des agences participants se sont rencontrés à Paris en février 2004 pour discuter des prochaines étapes de l'application de ces recommandations. Ils ont convenu qu'à moins que les systèmes internes soient efficaces, les bailleurs de fonds pourraient en sortir avec plus de mauvais que de bon. Ils sont parvenus au consensus général que l'amélioration et, dans certains cas, la totale refonte des systèmes internes des agences de développement internationales était cruciales pour atteindre les objectifs de la microfinance et, au-delà, les ODM. Ces découvertes ont conduit aux cinq éléments fondamentaux de l'efficacité des bailleurs de fonds, décrits dans l'Etoile de l'Efficacité de l'Aide des Bailleurs de Fonds. Les chefs des agences ont estimé que l'Etoile était utile pour l'ensemble de leur travail et pas uniquement pour la microfinance. (voir Eléments de l'efficacité des bailleurs de fonds de la microfinance : Implications politiques : http://www.cgap.org/docs/PeerReview_policy_070604.pdf)
La direction des agences participantes a convenu qu'à moins que les systèmes internes soient efficaces, les bailleurs de fonds pourraient en sortir avec plus de mauvais que de bon. Point intéressant, les bailleurs de fonds qui ont fait face aux défis les plus durs font partie de ceux qui ont pris les mesures les plus concrètes pour améliorer leur efficacité. Par exemple :
(Pour d'autres exemples, voir : CGAP Aid Effectiveness Initiative: Update on Actions Taken (Février 2004) http://www.cgap.org/docs/HLM_UpdatePaper.pdf) Un grand nombre de bailleurs de fonds membres du CGAP, bien au-delà du nombre de 17 à l'origine qui participaient à l'examen par des pairs, se sont maintenant engagés dans notre travail d'efficacité de l'aide à travers plusieurs efforts commun, comprenant :
Une aide plus efficace et pas seulement une aide plus conséquenteMalheureusement, les gros titres relatifs aux ODM ne peuvent pas simplement se réduire à une incitation des pays riches à fournir plus d'aide. Une meilleure dépense des milliards déjà engages ne devrait-elle pas être une plus grande priorité ? Dans son dernier ouvrage, The End of Poverty, Jeffrey Sachs parle du besoin de réparer la " tuyauterie " de l'aide internationale au développement afin qu'elle soit efficace. Et cette "tuyauterie" ne devrait-elle pas être réparée avant de doubler ou de tripler la somme qu'elle va absorber ? Le CGAP est un centre de ressources mondial en matière de normes de la microfinance, d'outils opérationnels, de formation et de services de conseil. Ses 30 membres, comprenant des bailleurs de fonds bilatéraux, multilatéraux et privés, sont engages dans l'élaboration de systèmes financiers ouverts aux pauvres. Pour plus d'informations, veuillez visiter : www.cgap.org. |