![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES Microfinance |
Numéro 16 / septembre 2005 |
|
|
Revue Littéraire - Poor People's Knowledge: Promoting Intellectual Property in Developing Countries (Les connaissances des pauvres :la promotion de la propriété intellectuelle dans les pays en voie de développement)
Publié par J. Michael Finger, Boursier d'état, Institut de l'Entreprise Américaine, et Philip Schuler, Groupe de Recherche en Développement, Banque Mondiale Par Lutsia Willoughby, Nouvelle École Universitaire, New York.
Poor People's Knowledge: Promoting Intellectual Property in Developing Countries est un ensemble de textes sur la façon d'augmenter les connaissances que les pauvres créent, possèdent et vendent plutôt que celles qu'ils achètent. Le principe de base de cet ouvrage est que les augmentations des revenus des pauvres dans les pays en voie de développement proviennent de leur innovation, de leurs connaissances et compétences créatives. L'ouvrage se centre sur deux questions : D'abord, la défense des connaissances traditionnelles face au détournement par des intérêts industriels nationaux et ensuite, le contrôle de la piraterie de la part des intérêts industriels nationaux. Des études de cas décrivant les artisanats traditionnels et les façons d'empêcher les contrefaçons des modèles artisanaux, de l'industrie de la musique africaine, des organisations d'activités de commerce équitable, la biopiraterie, l'utilisation des lois de propriété intellectuelle et d'autres outils pour protéger les connaissances traditionnelles. Ces études de cas décrivent les tentatives d'aider les pauvres à faire leur chemin dans le monde moderne et à utiliser des instruments modernes de gestion de la propriété des connaissances pour récupérer la valeur commerciale de ces connaissances ou pour empêcher leur utilisation d'une façon que leurs détenteurs pourraient juger inadéquate. Les auteurs de ces études de cas ont eux-mêmes participé en aidant les pauvres à créer de nouvelles opportunités. De plus, l'ouvrage attire l'attention sur l'Accord de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur les Aspects Liés au Commerce de la Propriété Intellectuelle (TRIPS). Le TRIPS concerne les connaissances possédées par les pays industriels et achetées par les pauvres. Le TRIPS identifie les opportunités des pays industrialisés dans le monde en voie de développement et leur propose une façon de bénéficier de ses opportunités par le biais de l'OMC. Cependant, il n'offre pas de mécanisme garantissant que ces avantages se répercutent sur les pays en voie de développement. La question centrale de cet ouvrage est : Que sont les connaissances traditionnelles et comment font-elles le lien avec le mode moderne ? Coenraad Visser (chapitre 9) définit les connaissances traditionnelles comme étant des expressions culturelles traditionnelles et basées sur la tradition telles que les histoires, la musique, la danse et l'artisanat. Visser met en garde au sujet de la mise au jour de la distinction entre les connaissances traditionnelles et modernes. Personne ne possède une vie totalement traditionnelle ou totalement moderne. L'opposition tradition/modernité est mieux perçue comme les extrémités opposées d'une échelle : Chaque communauté se place le long de cette échelle en combinant modernité et tradition. De nombreuses personnes qui sont membres des communautés les plus traditionnelles sont pauvres mais bon nombre d'entre elles continuent à vivre dans le monde moderne. Le texte de Nelly Arvelo-Jimenez (chapitre 1) montre comment l'ancien et le nouveau peuvent donner un mélange réussi. Elle prétend que les connaissances traditionnelles du peuple Yekuana des bassins de l'Amazone et de l'Orinoco sont une réserve de connaissance pour une économie et des modèles sociaux alternatifs de vie et de styles de vie. Cette étude de cas relève une interaction entre la société Yekuana et la société moderne de telle façon que la culture traditionnelle est préservée et montre que lorsqu'elle est gérée de façon créative, la dynamique de la culture indigène peut être conservée. Drank J. Penna, Monique Thormann et J. Michael Finger (chapitre 4) présente la musique africaine comme un autre secteur ayant un fort potentiel. Elle représente environ la moitié du segment de la musique du monde en pleine expansion, cependant, les institutions financières en Afrique ne prêteront pas au secteur musical et les agences de collecte faibles rendent la collecte de royalties problématique. " Les gros poisons mangent les petits ", voilà comment les africains décrivent la structure économique du secteur. Un schéma de soutien du développement de ce secteur a émergé du projet de la Banque Mondiale pour aider les pays en voie de développement à utiliser l'OMC plus efficacement. La plus grande réussite du Projet Africa Music a été l'aide à des musiciens sénégalais afin qu'ils puissent réaliser qu'ils pouvaient s'aider eux-mêmes. F/p> Maureen Liebl et Tirthankar Roy (chapitre 2) nous rappellent que l'artisanat fait main en Inde possède une valeur allant au-delà de sa capacité à générer des revenus. Les traditions artisanales indiennes sont des compétences rares et irremplaçables qui font le lien avec le passé et sont un moyen de préservation de la signification culturelle pour l'avenir. Elles reconnaissent également qu'avec l'évolution naturelle des choses il n'est ni possible ni souhaitable de préserver chaque élément du passé. Les artisans en Inde font face aux mêmes problèmes de propriété intellectuelle que dans les autres pays en voie de développement. L'étude avance deux possibilités d'améliorer la situation des artisans. Tout d'abord, augmenter le revenu des artisans. Les conditions préalables sont une adaptation des compétences et des produits pour satisfaire aux nouvelles exigences du marché et de la demande. Ensuite, soutenir la base de compétences traditionnelles et protéger les connaissances traditionnelles de l'artisan. Le point essential dans ce domaine est le développement des droits de propriété intellectuelle et de leur mise en application. En conclusion, cet ouvrage donne un aperçu intéressant sur la façon d'aider les pauvres à maîtriser les outils commerciaux et juridiques nécessaires à la récupération de valeur sur leurs connaissances. Ces histories nous informent sur l'entreprenariat et proposent des moyens créatifs pour intégrer une vision traditionnelle dans des produits utiles aux consommateurs des marchés de masse. J'encourage tous ceux qui s'intéressent au développement à lire ce livre. * Pour acheter Poor People's Knowledge: Promoting Intellectual Property in Developing Countries, veuillez visiter la boutique en ligne Fabriqué par des Micro-entrepreneurs de l'Année International du Microcrédit : http://www.yearofmicrocredit.org/pages/getinvolved/getinvolved_shopmarketplace.asp#books |