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LE FONDS D'EQUIPEMENT DES NATIONS-UNIES    Microfinance

Numéro 16 / septembre 2005

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l'Année Internationale du Microcrédit 2005

Les dirigeants internationaux affirment l'importance de la microfinance au sommet de 2005 :

Le document sur les résultats, le Président des PMD et d'autres insistent sur l'accès aux services financiers

Photo des Nations Unies/Evan Schneider

Le Sommet Mondial de 2005, officiellement la 60ème Réunion Plénière de Haut niveau de l'Assemblée Générale des Nations Unies, a rassemblé 151 chefs d'état du monde entier. Du 14 au 16 septembre, le Sommet s'est déroulé au siège des Nations Unies à New York et a été la première occasion pour que les dirigeants du monde examinent les progrès dans la poursuite des Objectifs de Développement du Millénaire (ODM), dont le but principal est d'éradiquer l'extrême pauvreté d'ici 2015.

Alors que la qualification des résultats va de modestes à décevants, les ODM ont été unanimement soutenus, y compris par les États-Unis dont la coopération avait été mise en doute. Des progrès ont été réalisés en matière d'aide car il a été demandé aux pays riches engagés à fournir 0,7 % de leurs revenus à l'assistance officielle au développement de respecter cet engagement et d'annoncer un calendrier de mise en application. De plus, les pays riches ont promis d'améliorer la qualité de l'aide, bien qu'ils n'aient pas désigné d'indicateurs de cette qualité. En ce qui concerne l'allègement de la dette, les engagements pris par les pays riches au Sommet du G8 de Gleneagles en juillet de cette année ont été confirmés mais les sources de financement n'ont pas été identifiées. Le Sommet a été particulièrement décevant en ce qu'il a manqué d'insister sur le développement des négociations commerciales en cours. Les promesses des pays en voie de développement ont été plus encourageantes en matière de gouvernance, transparence et responsabilité financière.

La microfinance sur l'agenda

La microfinance a été un élément essentiel de l'agenda de cette réunion historique. La reconnaissance la plus significative a été faite dans le Document des Résultats du Sommet Mondial de 2005 adopté par l'assemblée et qui stipule :

Nous reconnaissons le besoin d'accéder aux services financiers, particulièrement pour les pauvres, y compris par le biais de la microfinance et du microcrédit. (paragraphe 23(i))

Le soutien de la microfinance était également fortement sous-entendu dans l'approbation par le Sommer du Consensus de Monterrey, qui précise :

La microfinance et le crédit pour les micro-entreprises et les PME, y compris dans les zones rurales et particulièrement pour les femmes, ainsi que les schémas d'épargne nationale, sont importants pour l'amélioration de l'impact social et économique du secteur financier. (paragraphe II, A, 18)

Les dirigeants du monde prennent la parole

Des chefs d'état d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et d'Europe ont attiré l'attention sur l'accès aux services financiers dans leurs déclarations devant l'assemblée, y compris ceux du Bangladesh, du Brésil, des Pays Bas, de Slovénie et de l'Ouganda. De plus, la déclaration écrite de M. Tassos Papadopoulos, Président de Chypre, a également appelé à promouvoir la microfinance.

Un soutien particulier, pas uniquement dédié à la microfinance mais pour l'Année Internationale du Microcrédit, est venu de Son Excellence M. Mathieu Kérékou, Président de la République du Bénin, qui a parlé en tant que Président du Bureau de Coordination des Pays les Moins Développés (PMD) et a déclaré :

2005 a été déclaré Année Internationale du Microcrédit afin de mettre l'accent sur l'importance cruciale de l'accès à la finance et particulièrement à la microfinance. L'accès des pauvres aux services financiers est un outil puissant de lutte contre la pauvreté. La microfinance est un élément important du secteur financier et doit être traitée en tant que tel. Cela fait une énorme différence lorsque les pauvres ont accès à un large éventail de services financiers, grâce auxquels ils peuvent investir dans des activités génératrices de revenus et répondre à leurs besoins vitaux, tels que la santé, l'éducation et l'alimentation. Le travail qui s'annonce est un engagement commun envers une action efficace qui nous guidera vers la victoire en aidant les pauvres et les groupes ciblés dans nos pays à surmonter la misère et la maladie. En faisant cela, nous aurons réalisé un bon acte humanitaire. Finalement, notre voeux le plus cher est que les délibérations actuelles conduisent à des solutions réalistes qui reflètent la nature particulière des pays les moins développés, une nature qui aidera à inverser la tendance persistante de l'appauvrissement de leurs populations et la marginalisation de leurs structures socio-économiques.

Le Président espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a insisté sur le rôle de la microfinance pour faciliter les remises de fonds en déclarant : " Les remises de fonds ont atteint 80 milliards de US$ en 2002 et on estime qu'aujourd'hui elles représentent plus de 100 milliards de US$. Il s'agit aujourd'hui de la deuxième source la plus importante de capital pour les pays en voie de développement, passant même devant l'ODA. Nos devons créer les conditions permettant de rentabiliser leurs bénéfices et donc de réduire les frais de transfert afin que moins d'argent ne soit perdu au cours du processus…Nous souhaitons permettre l'accès aux facilités de microcrédit pour les familles bénéficiaires pour qu'elles puissent prendre des initiatives et des projets améliorant le développement ".

Sa Majesté le Roi Mswati III du Swaziland a parlé d'un changement de politique économique dans son pays en déclarant : " Afin de régler cette question et d'autres problèmes, nous avons adopté depuis une nouvelle approche économique qui met l'accent sur le fait que pendant que nous continuons à attirer et à accueillir des investissements étrangers directs, nous devons en même temps créer notre propre communauté commerciale dynamique qui sera le fer de lance de la croissance économique. Dans ce but, nous avons déjà élaboré et nous mettons en place la Politique Nationale des Petites et Moyennes Entreprises, qui met l'accent sur l'élaboration de capacités par la formation et les entrepreneurs. "

Au-delà des chefs d'état, d'autres intervenants ont mis en avant la microfinance et ont rassemblé des dirigeants commerciaux de premier plan, tels que le Dr. Bamanga Tukur, le Président de BHI Holdings LtD. au Nigeria qui a dit " les objectifs poursuivis par l'Assemblée Générale et la communauté internationale au sens large sont très importants et très liés au secteur privé. Dans la société mondiale d'aujourd'hui, les intérêts commerciaux se confondent de plus en plus avec les objectifs. Les opérations commerciales, des micro-entreprises aux multinationales, sont très influencées par la santé, la sécurité et les facteurs de développement économique. "

Pour plus d'informations sur le Sommet Mondial de 2005, veuillez visiter : www.un.org/summit2005/
Pour plus d'informations sur l'Année Internationale du microcrédit, veuillez visiter : www.yearofmicrocredit.org