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COMMUNICATION DE NORMAND LAUZON
SECRETAIRE EXECUTIF DU FENU
AU CONSEIL D’ADMINISTRATION
SUR LE
FONDS DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT

NEW YORK, 11 juin 2003


M. le Président, Distingués délégués, collègues et amis,

Je souhaiterais tout d’abord remercier l’Administrateur Associé pour son appréciation de notre travail et pour l’appui que lui-même et l’Administrateur du PNUD ont toujours témoigné à l’égard du FENU. Encore hier, l’Administrateur du PNUD vous faisait part de l’importance tout à fait spéciale qu’il attachait à l’avenir du FENU. Aujourd’hui, j’ai grand plaisir à vous présenter notre Rapport Annuel Axé sur les Résultats pour l’année 2002 (DP/2003/13)
[ pdf ]. Nous sommes également très heureux d’accueillir aujourd’hui des hauts fonctionnaires du gouvernement du Niger qui nous feront l’honneur d’une présentation sur les principaux résultats et défis du processus de décentralisation au Niger, processus appuyé par le FENU, le PNUD, les gouvernements belge et français, ainsi que d’autres partenaires au développement. Je suis également très heureux que notre collègue René Guiraud, Représentant adjoint du PNUD au Niger ait pu se joindre à nous cet après-midi.


M. le Président,

Cette année, nous avons choisi de donner une orientation différente à notre RAAR, de manière à ce qu’il soit un outil de gestion encore plus efficace qui aborde, tout à la fois, les résultats clés produits par notre organisation, les principaux défis auxquels nous sommes confrontes, ainsi que notre position sur les actions a entreprendre. Mon collègue M. Yee Woo Guo vous présentera ultérieurement les principaux résultats et conclusions de ce RAAR concernant chacun de ces aspects de gestion. Aussi limiterai-je mes propres remarques, cet après-midi, à deux points qui me semblent intéresser plus particulièrement vos propres débats : d’abord, la performance du FENU en matière de politiques opérationnelles, de résultats et de gestion ; ensuite, sa situation financière actuelle et future.

J’ai le plaisir de vous confirmer qu’aujourd’hui, grâce aux changements profonds opérés au cours de ces huit dernières années, le FENU est devenu une organisation spécialisée. Avec la réduction de la pauvreté comme objectif global, le FENU concentre maintenant ses ressources et ses énergies aux investissements publics décentralisés dans le domaine de la gouvernance locale et à la microfinance. Alors que nos investissements pilotes de petite taille sont concentrés dans les PMA, avec le rattachement en 1999 de l’ancienne Unité Spéciale de Microfinance du PNUD, nos services-conseils dans le domaine de la microfinance sont offerts sur une base universelle.

Dans le domaine de la gouvernance locale, le FENU, à travers son Unité de Gouvernance Locale, concentre ses efforts à l’appui aux processus de décentralisation, avec pour objectif final la réalisation d’investissements publics décentralisés et le développement local. En 2002, nous avons enregistré de nombreux résultats positifs dans ce domaine, ainsi qu’en fait état notre RAAR. Par exemple, le FENU est maintenant fermement établi au sein du réseau des praticiens de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement rural et urbain du PNUD. D’autres partenariats de ce type ont également été établis avec la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement et d’autres réseaux en Afrique, conformément à notre objectif de devenir un centre d’excellence dans le domaine de la gouvernance locale.

Alors que des résultats positifs ont été enregistrés en 2002, des améliorations n’en demeurent pas moins nécessaires dans certains domaines. En effet, il faut garder en mémoire que tous les bénéfices de la décentralisation et des processus participatifs qui en sont le corollaire prennent du temps à se matérialiser pleinement. Le temps et la persévérance sont donc deux ingrédients importants pour réussir. Nous avons appris de façon certaine que chaque pays et chaque situation sont spécifiques et que, si dans les divers pays où nous travaillons, il est possible de dégager des tendances communes aux processus de décentralisation, il est en revanche impossible d’appliquer partout le même modèle.

Je laisserai le soin à la délégation du Niger de vous donner plus d’informations sur l’appui que nous avons apporté à ce pays dans le domaine de la gouvernance locale, ainsi qu’à ceux des membres du Conseil d’Administration qui ont récemment visité le Mozambique, le soin de nous faire part de leurs constatations.

Comme nous en faisons état dans le RAAR, la réduction de nos dépenses-programmes a eu un impact négatif sur notre performance sur le terrain, en dépit des efforts déployés par tous pour en minimiser les conséquences. En effet, en raison du niveau plus bas que prévu de nos ressources, nous avons dû procéder au rephasage de nos activités et revenir sur certains de nos engagements. J’ai constaté que ceci a résulté en un ralentissement de nos opérations sur le terrain et occasionné, à divers niveaux, une grande frustration. Cette situation, je la regrette infiniment. Je sais qu’elle a également déçu de nombreux pays dans lesquels le FENU travaille –lesquels sont présents aujourd’hui dans cette salle. Je sais aussi que de nombreux PMAs qui avaient demandé notre appui en 2002 ont été déçus par notre incapacité à leur répondre positivement.

Je souhaiterais maintenant mettre brièvement en relief nos réalisations dans le domaine de la microfinance. L’Unité Spéciale de Microfinance (USM) s’occupe de la gestion des investissements stratégiques du FENU en microfinance et remplit, auprès du PNUD, la fonction de conseiller technique. L’USM appuie le développement d’institutions de microfinance jeunes et prometteuses afin de pallier à la déficience de produits de microfinance à destination des clients pauvres ou à faibles revenus, cette déficience résultant de l’insuffisance des capacités institutionnelles locales. Le secteur ayant évolué et un consensus général s’étant formé autour du besoin de promouvoir la microfinance comme une composante intégrale du développement des systèmes financiers, l’USM a élargi son appui pour inclure une gamme plus étendue d’activités jugées nécessaires au développement du secteur. En vertu de cette approche de développement du secteur, l’accès amélioré à des services financiers à destination des segments les plus pauvres du marché sera développé en tant que partie intégrale du développement du secteur financier au sens large, le succès dans les deux domaines étant intimement lié. Les principales activités incluront l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre de stratégies sectorielles nationales et de plans d’actions.

Démontrant son engagement à produire des résultats concrets, le FENU a récemment participé à une évaluation entre partenaires au développement impliquant 20 agences et visant à examiner l’efficacité de l’aide, la microfinance ayant été retenue comme un cas-test. Cette évaluation par des pairs a conclu que l’Unité Spéciale de Microfinance était un centre d’excellence. Sur la base de son expérience en tant que prestataire de services-conseils et d’assistance technique pour le compte du PNUD, le FENU participera en 2003 à l’évaluation du portefeuille de projets de microfinance du PNUD, dans le but de définir et de mettre en œuvre un plan d’actions visant à améliorer l’efficacité de ces initiatives de microfinance et leur contribution aux Objectifs du Millénaire.

Le FENU, de concert avec le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, s’est également engagé à réaliser l’ébauche du Programme d’action de l’année internationale du microcrédit en 2005, lequel sera présenté à l’automne à l’Assemblée générale. Pour ce faire, le FENU travaillera en collaboration étroite avec d’autres partenaires au développement et d’autres agences des Nations Unies afin: d’améliorer la connaissance du grand public de la microfinance ; de stimuler les systèmes financiers en faveur des pauvres ; d’accroître la capacité du secteur de la microfinance ; et de promouvoir l’innovation et les partenariats stratégiques. L’année 2005 sera ainsi l’occasion de mettre en relief le rôle critique que joue la microfinance dans la lutte contre la pauvreté de par le monde et la contribution significative qu’elle peut jouer dans l’atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire.

Maintenant, je souhaiterais aborder les questions de gestion. J’ai le plaisir de vous annoncer que le FENU a mis en œuvre toutes les recommandations de l’évaluation externe de 1999. Ainsi que l’a indiqué M. Diabré dans son allocution préliminaire, ce travail a notamment porté sur la consolidation et la formalisation de nos accords de partenariat avec le PNUD grâce à la signature d’un Protocole d’accord dans les domaines de la microfinance et de la gouvernance locale. Notre partenariat actif avec la Banque mondiale a permis la réalisation d’un certain nombre d’initiatives concrètes dans nos pays d’intervention et au niveau mondial. En droite ligne de l’objectif du FENU de devenir un centre d’excellence dans ses deux domaines de concentration, nous avons établi de solides partenariats –ou sommes en train de le faire- avec d’autres organisations bi et multi-latérales, des institutions de microfinance et organismes de recherche ainsi qu’avec des organisations de la société civile.

Mais cette année, l’information la plus importante à vous transmettre concerne sans doute nos résultats en matière de mobilisation de ressources extra budgétaires. En 2002, les opérations de microfinance, comme de gouvernance locale, ont attiré l’intérêt de nos partenaires au développement, ce qui a permis une augmentation de 202 pour cent de nos ressources extra budgétaires par rapport à l’année précédente. En matière de prestation de services-conseils dans les domaines de la gouvernance locale et de la microfinance, la demande a également augmenté, ces services étant offerts sur une base de recouvrement des coûts.

De plus en plus de pays en situation de fin de conflit font appel à nos services-conseils et à nos fonds pour la réalisation d’investissement à petite échelle afin de leur permettre de répliquer les meilleures pratiques dans les domaines de la gouvernance locale et de la microfinance. De surcroît, de nombreux pays font de plus en plus souvent appel au FENU pour exécuter ou mettre en œuvre des composantes spécifiques de programmes dès lors qu’un accord de financement a été conclu avec le PNUD ou d’autres agences de développement. Etant donné cette demande croissante pour que le FENU agisse en tant qu’agence d’exécution ou agence de coopération, nous sommes en train de préparer une proposition formelle en vue de la présenter à l’attention du Conseil d’Administration.

A l’avenir, nous continuerons à améliorer la mise en œuvre de nos politiques opérationnelles, particulièrement en ce qui concerne la question de la promotion de l’équité hommes-femmes, le suivi et l’évaluation, le fonctionnement et l’entretien des infrastructures et la qualité de nos investissements en microfinance. Les résultats de tous ces efforts seront documentés par l’évaluation d’impact que le Conseil d’Administration nous a demandé d’entreprendre. Bien que nous soyons toujours en train de rechercher les fonds nécessaires à la réalisation de cette évaluation, nous nous sommes engagés à en présenter les résultats lors de la session du Conseil d’Administration de juin 2004.

Nous savons qu’il ne suffit pas de produire de bons résultats. Ces résultats ont également besoin d’être publiés de façon à ce que nos partenaires aient une meilleure idée de ce que nous faisons véritablement. Aussi, notre communication –que ce soit sous la forme de publications, de notre site Internet ou de réunions régulières– sera-t-elle de plus en plus axée sur nos résultats sur le terrain et sur notre contribution opérationnelle à la réalisation des Objectifs du Millénaire et du Plan d’actions pour les PMAs. De manière plus significative encore, nous croyons que le meilleur moyen pour s’assurer que le FENU soit connu et reconnu est que les pays-programmes eux-mêmes témoignent de la contribution du FENU à leurs efforts de développement.

La semaine dernière, j’ai eu l’honneur de rencontrer le Président du Bénin, qui est aussi le Président en exercice du Groupe des PMAs. A cette occasion, son Excellence a exprimé, au nom du Groupe des PMAs, sa profonde appréciation pour l’action concrète du FENU sur le terrain en appui à la réalisation du Plan d’actions des PMAs. Il a également exprimé le souhait que le FENU puisse continuer son travail, ce qui dépendra dans une très large mesure de l’évolution de notre situation financière.

Avant d’aborder cette question très importante, je souhaiterais inviter mon collègue, M. Yee Woo Guo, à vous présenter les principales conclusions du RAAR 2002 [pdf en français].
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Intervention de M. Yee Woo Guo, Chef, Unité d’évaluation du FENU.

Maintenant, M. le Président, je souhaiterais dire quelques mots au sujet de la situation financière du FENU. Lors des sessions annuelles du Conseil d’Administration de 2001 et 2002 et de la session de septembre dernier, je vous ai fait part de ma préoccupation à ce sujet. Cet après-midi, encore, je souhaiterais porter cette question très importante à votre attention. Pour ce faire, il me faut vous faire état des dernières informations concernant le niveau de nos ressources de base, de nos nouvelles approbations de programme, de nos dépenses et de notre budget administratif.

Les ressources de base du FENU: Ainsi que l’indique le Tableau récapitulatif annexé à la transcription de ma communication [ pdf ], les contributions aux ressources de base du FENU ont diminué de près de 45% entre 1992 et 2002. En dépit des bons résultats obtenus au cours des dernières années dans nos deux domaines de concentration, ces contributions sont passées de 33,4 millions de dollars en 1996 à 24 millions de dollars en 2000. Cette période a coïncidé avec celle où le FENU mettait en œuvre ses nouvelles approches dans ses deux domaines de concentration. On aurait donc pu au moins espérer un niveau stable de financement pendant cette période.

En 2001, pour la première fois, la tendance à la baisse des contributions aux ressources de base du FENU a été renversée, avec une légère augmentation de 1%, pour passer à 24,3 millions de dollars en 2001. Mais en 2002 les contributions aux ressources de base du FENU ont de nouveau décliné pour atteindre environ 22,3 millions de dollars.

La principale raison à cette diminution est que notre plus généreux donateur a décidé, en 2002, de réduire sa contribution au FENU parce que la part que celle-ci représentait dans la formation du total de nos ressources était jugée trop importante. Bien que décevante, cette situation n’est pas une réelle surprise. Déjà, en 1999, dans sa décision 99/22, le Conseil d’Administration nous mettait en garde contre ce risque. En reconnaissant qu’une trop grande dépendance du FENU à l’égard d’un nombre limité de donateurs mettait en danger sa pérennité à long terme, le Conseil d’Administration invitait tous les pays en mesure de le faire à contribuer aux ressources de base du FENU, de façon à garantir un niveau adéquat de ressources pour le financement de ses programmes.

Permettez-moi, maintenant, de parler des nouvelles approbations et des dépenses du FENU réalisées à partir de nos ressources de base. Au cours de la période 1992-1999, le FENU a maintenu un niveau annuel de programmation supérieur au niveau de ses revenus. Ainsi, et comme indiqué dans le tableau récapitulatif annexé au texte de ma communication, suite à l’adoption par le FENU en 1995 d’une nouvelle approche dans ses deux domaines de concentration, le niveau des approbations annuelles s’est situé entre 40,4 millions de dollars et 65,1 millions de dollars entre 1995 et 1999. La stratégie alors adoptée par le FENU, qui justifiait ce haut niveau d’approbation, en adéquation avec la formule de financement partiel de l’époque, était motivée par deux principaux objectifs: obtenir un impact maximum sur le terrain et diminuer le niveau des ressources accumulées.

Jusqu’en 1999, en puisant dans ses ressources accumulées, le FENU a pu maintenir un niveau annuel de dépenses opérationnelles sur ressources de base avoisinant les 40 millions de dollars. Cependant, M. le Président, la diminution des contributions à nos ressources de base a rendu nécessaire, au début de l’année 2000, l’adoption de mesures draconiennes afin de garantir l’intégrité financière du FENU. Nous y sommes parvenus en réduisant le niveau de nos dépenses-programmes d’un niveau de 39,3 millions de dollars en 2000, à 32,9 millions de dollars en 2001 et à 22,6 millions de dollars en 2002, ainsi qu’en réduisant nos approbations annuelles, lesquelles se sont limitées à 9,5 millions de dollars en 2002.

Nous savons que les conséquences sur le terrain en ont été sévères. Mais nous n’avions d’autre option que de réduire à la fois nos dépenses-programmes et nos approbations. La bonne nouvelle est qu’en 2003, nous aurons réussi à aligner nos dépenses à nos revenus, continuant ainsi à assurer l’intégrité financière de notre organisation. Notre situation financière continue à faire régulièrement l’objet d’un examen par le Comité des commissaires aux comptes, auquel l’information que je viens de vous présenter à été transmise.

Le budget administratif du FENU : Le budget administratif annuel du FENU est demeuré relativement stable, et à un niveau plutôt bas, de 1992 à 2002, oscillant entre 5,1 millions de dollars et 6 millions de dollars. En 2002, notre budget administratif s’est élevé à 5,5 millions de dollars. Sur ce montant total, 2,8 millions de dollars, soit la moitié, ont été consacrés au paiement des salaires de notre personnel technique responsable de la prestation des services-conseils. Ainsi, les dépenses réelles consacrées à la gestion de notre organisation ont été bien inférieures au niveau du budget administratif. De surcroît, le salaire de six des membres de notre personnel technique a été financé par le revenu généré par la prestation de services-conseils. Les résultats de l’évaluation récente de cette expérience ont servi à raffiner notre politique en matière de prestation de services-conseils afin que nous parvenions en 2003 à recouvrir 100% de nos coûts, en comparaison du niveau de 24% de 2002. Au cours de la prochaine biennale couvrant la période 2004-2005, nous soumettrons à l’approbation du Conseil d’Administration lors de la session de septembre 2003 une proposition de budget administratif qui représentera, en termes réels, une réduction de plus de 16% par rapport au budget actuel.

Cependant, même avec un budget administratif réduit, si les contributions aux ressources annuelles du FENU devaient demeurer au niveau de 22 millions de dollars, le niveau annuel de dépenses-programmes devrait être réduit en dessous de 20 millions de dollars- un niveau que nous considérons être en deçà de la masse critique nécessaire pour un appui significatif du FENU à l’effort de développement des PMAs

Il est maintenant temps d’aborder nos perspectives d’avenir. Qu’avons-nous fait pour mobiliser des ressources de base supplémentaires ? Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour produire des résultats concrets sur le terrain, et dans nos deux domaines de concentration. A travers ces résultats concrets, nous avons démontré que le FENU a un rôle à jouer au sein de l’architecture du financement du développement international pour venir en aide aux PMAs. Nous espérons que cela continuera à nous valoir la confiance et l’appui de la communauté internationale, et que cela permettra d’inverser la tendance à la baisse de nos ressources de base pour aboutir à une augmentation à la fois de nos ressources de base et de nos ressources extra budgétaires.

Cette approche a eu de bons résultats en ce qui concerne la diversification de notre base de donateurs. Trois nouveaux pays membres du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE ont rejoint le cercle de nos donateurs depuis 1999. En terme de volume, cependant, ceci n’a pas suffi à produire les résultats escomptés au niveau de l’augmentation des ressources de base.

En matière de ressources extra budgétaires, en revanche, de nombreux pays ont apporté une contribution financière à nos programmes. J’ai ainsi le plaisir de vous annoncer que les accords portant sur les ressources extra budgétaires ont triplé en volume, de 4,1 millions de dollars en 2001 à 12,5 millions de dollars en 2002. Il s’agit à n’en pas douter d’un vote de confiance pour le travail qu’accomplit le FENU.

Je tiens aussi à exprimer ma profonde gratitude pour l’appréciation que les pays-programmes témoignent à l’égard de notre travail. Ces pays ont constamment, au cours de forums variés et de réunions bilatérales, indiqué que le FENU a besoin de davantage de ressources afin de réduire l’écart entre leurs demandes pour nos investissements et nos services de renforcement de capacités, et notre capacité à y répondre. De nombreux pays-programmes ont également exprimé leur confiance à notre égard en contribuant à nos ressources de base, ce que nous considérons comme un geste fort attestant de leur appui à notre égard.

Nous sommes également extrêmement reconnaissants pour la décision adoptée par le Conseil d’Administration lors de la session de septembre 2002 (décision 2002/26). Comme vous vous en souvenez certainement, cette décision reconnaît l’excellent travail réalisé par le FENU ainsi que son rôle unique au sein de l’architecture du financement du développement international et elle invite la communauté internationale à aider le FENU à atteindre son objectif de mobilisation de ressources de base de 30 millions de dollars par an.

Avant de conclure, M. le Président, il est important de mettre l’accent sur le fait que les contributions aux ressources de base du FENU ont un impact bien plus important que le niveau même de ces contributions, ce qui fait du FENU un investissement intéressant pour la communauté internationale. Pour chaque dollar investi dans le FENU, nous avons calculé qu’un autre dollar est mobilisé sous la forme de contributions extra budgétaires auprès des gouvernements des pays-programmes, des communautés locales ou des autres donateurs. De plus, une proportion significative des initiatives pilotes du FENU est répliquée à plus grande échelle avec l’aide de partenaires au développement comme la Banque Mondiale, ce qui constitue un autre aspect de l’effet multiplicateur.

M. le Président, nous considérons que la mise en œuvre de notre stratégie de mobilisation de ressources de base et de ressources extra budgétaires est un impératif pour assurer un niveau de dépenses-programmes d’environ 35 millions de dollars annuels, niveau qui ne nous permettra toujours pas de répondre à la demande émanant des PMAs pour nos investissements de petite taille. Nous considérons que cette stratégie est réaliste et réalisable. En effet, si le FENU produit les résultats que l’on attend de lui et si le FENU – en tant qu’organisation qui réalise des investissements de petite taille dans deux domaines de concentration qui sont d’une importance critique pour les pauvres – a un rôle à jouer au sein de l’architecture du financement du développement international en appui aux plus pauvres, nous croyons qu’il devrait être possible de mobiliser un montant initial de 8 millions de dollars supplémentaires chaque année. La décision adoptée lors de la session de septembre du Conseil d’Administration (décision 2002/26) est, à cet égard, très encourageante. Pour l’heure, nous serions très heureux de recueillir vos vues et vos suggestions sur la meilleure façon pour aller de l’avant s’agissant de cette question si cruciale pour l’avenir du FENU.

Merci.