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COMMUNICATION DE NORMAND LAUZON
SECRETAIRE EXECUTIF DU FENU
AU CONSEIL D’ADMINISTRATION

CONSULTATIONS INFORMELLES SUR LA
SITUATION FINANCIERE ET LA STRATEGIE DU
FONDS DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT

NEW YORK, 11 SEPTEMBRE 2003

[ available in English ]


M. le Président, distingués délégués, collègues et amis,

Je souhaiterais tout d’abord vous remercier, M. le Président, ainsi que le Conseil d’Administration, pour cette opportunité qui nous est offerte ce matin de poursuivre les échanges entamés lors de la dernière session du Conseil d’Administration et concernant la situation financière du FENU.

Lors des sessions annuelles des années 2001, 2002 et 2003, de même que lors de la session du mois de septembre 2002, je vous informais du caractère très préoccupant de la situation financière du FENU. Aujourd’hui, je souhaiterais vous rendre compte de l’évolution de notre situation financière et vous présenter la façon dont nous voyons l’avenir, en termes de ressources de base, de nouvelles approbations de projet, de dépenses et de budget administratif.

Les ressources de base du FENU : Ainsi que l’indique le Tableau récapitulatif annexé à la version écrite de cette communication, les contributions aux ressources de base du FENU ont diminué de près de 45% de 1992 à 2002. En dépit des bons résultats obtenus au cours des dernières années dans nos deux domaines de concentration, les contributions aux ressources de base du FENU ont diminué, passant de 33,4 millions de dollars en 1996 à 23,9 millions en 2001. En 2001, pour la première fois, la tendance baissière des contributions aux ressources de base du FENU a pu être renversée, avec une légère augmentation de 1%, passant de 23,9 millions de dollars en 2000 à 24,3 millions de dollars en 2001. Mais en 2002, les contributions aux ressources de base du FENU ont à nouveau diminué, se situant à environ 22,3 millions de dollars. La principale raison de cette diminution est que l’un de nos plus généreux donateurs a décidé, en 2002, de réduire sa contribution au FENU parce qu’il considérait que la part que celle-ci représentait dans la formation du total de nos ressources était trop importante.

Le Conseil d’Administration a pris très au sérieux la situation financière du FENU et a adopté deux décisions à ce sujet entre septembre 2002 et juin 2003.

Dans sa décision 2002/26, le Conseil d’Administration a invité la communauté internationale à aider le FENU à atteindre son objectif de mobilisation de ressources de base de 30 millions de dollars par an. L’adoption de cette décision par le Conseil d’Administration s’est appuyée sur la reconnaissance explicite des excellents résultats atteints par le FENU dans ses deux domaines de concentration. En outre, la décision 2002/26 reconnaît que la mission du FENU est conforme à l’objectif principal de réduction de la pauvreté de la Déclaration du Millénaire et qu’elle est entre en droite ligne de la mise en œuvre du Plan d’actions pour les Pays les Moins Avancés (PMA) adopté à Bruxelles en 2001. Cette décision réaffirme également le rôle unique que joue le FENU au sein de l’architecture du financement du développement international, en tant qu’organisation multilatérale réalisant des investissements de petite taille en appui aux PMAs. Le Conseil d’Administration a également déploré le fait que les ressources financières actuelles du FENU restent très en deçà de la demande en provenance des PMA pour ses investissements de petite taille et ses services.

Dans son essence, la décision 2002/26 a été réitérée récemment, lors de la session du Conseil d’Administration du mois de juin 2003 (décision 2003/9), lorsque le Conseil a réaffirmé «la contribution unique du FENU à l’atteinte des Objectifs de la Déclaration du Millénaire et de ceux du Plan d’actions pour les PMA. » Cette décision « exhorte » également « la communauté internationale à mettre en œuvre la décision 2002/26 de façon à ce que le FENU puisse remplir son mandat. » Le Conseil d’Administration reconnaît les efforts que le FENU a déployés afin d’élargir sa base de donateurs et a demandé au FENU de l’informer sur la stratégie que le Fonds entend mener pour atteindre l’objectif de 30 millions de dollars fixée par la décision 2002/26.

L’action du Conseil d’Administration commence à avoir un effet positif. J’ai le plaisir de vous informer qu’en 2003, et selon toute vraisemblance, les contributions du FENU passeront de 22,3 millions de dollars, le niveau de 2002, à plus de 26 millions de dollars, soit une augmentation d’environ 4 millions de dollars. Cette augmentation résulte de divers facteurs, notamment d’une amélioration du taux de change du dollar au cours de 2003, et d’une augmentation des contributions de plusieurs donateurs ou pays programmes. A cet égard, je souhaiterais remercier les donateurs de longue date du FENU pour leur appui, ainsi que tous ceux qui ont augmenté leur contribution en 2003. Je sais également que certains pays pensent à contribuer aux ressources du FENU à partir de l’année prochaine et nous nous tenons à leur disposition pour leur donner toute information supplémentaire dont ils auraient besoin.

Je tiens également à remercier le Royaume Uni et son Ministère du développement international (DFID ) pour sa contribution de 100.000 dollars au financement de l’évaluation d’impact que nous avons démarrée à la demande du Conseil d’Administration. Jusqu'à présent, le Royaume Uni est le seul pays à nous avoir apporté une contribution financière directe pour la réalisation de cet important exercice. Des contributions complémentaires à cet effet seraient les bienvenues. Enfin, je souhaiterais manifester ma gratitude pour la contribution très importante faite au FENU par les programmes de Jeunes Experts Associés (JEA) de nombreux pays. Sans nul doute, ces jeunes professionnels ont énormément contribué, et continuent de le faire, à la production des résultats concrets constatés sur le terrain. De nombreuses nouvelles opportunités se font jour et nous espérons que les JEA continueront, à l’avenir, à jouer un rôle important en appui à notre travail.

Approbation de nouveaux programmes et dépenses réalisées à partir des ressources de base du FENU : Au cours de la période 1992-1999, le FENU a maintenu un niveau annuel de programmation supérieur au niveau de ses revenus. Ainsi, et comme indiqué dans le tableau récapitulatif annexé au texte de ma communication, suite à l’adoption par le FENU en 1995 d’une nouvelle approche dans ses deux domaines de concentration, le niveau des approbations annuelles s’est situé entre 40,4 millions de dollars et 65,1 millions de dollars entre 1995 et 1999. La stratégie alors adoptée par le FENU, qui justifiait ce haut niveau d’approbation, en adéquation avec la formule de financement partiel de l’époque, était motivée par deux principaux objectifs: obtenir un impact maximum sur le terrain et diminuer le niveau des ressources accumulées.

Jusqu’en 1999, puisant dans ses ressources accumulées, le FENU a pu maintenir un niveau annuel de dépenses opérationnelles sur ressources de base avoisinant les 40 millions de dollars. Cependant, M. le Président, la diminution des contributions à nos ressources de base a rendu nécessaire, au début de l’année 2000, l’adoption de mesures draconiennes afin de garantir l’intégrité financière du FENU. Nous y sommes parvenus en réduisant nos dépenses-programmes d’un niveau de 39,3 millions de dollars en 2000, à 32,9 millions de dollars en 2001 et à 22,6 millions de dollars en 2002, ainsi qu’en réduisant nos approbations annuelles, lesquelles se sont limitées à 9,5 millions de dollars en 2002.

Ainsi que mentionné dans notre RAAR pour l’année 2002, la diminution de nos dépenses-programmes a eu un impact négatif sur notre performance sur le terrain dans nos deux domaines de concentration, et ce, en dépit des efforts déployés par tous pour minimiser le choc. Il nous a fallu, en effet, reprogrammer nos activités et annuler certains de nos engagements passés de façon à être en phase avec nos ressources anticipées. Sur le terrain, j’ai pu constater que tout ceci a résulté en un ralentissement de nos opérations et généré une grande frustration à différents niveaux. Cette situation, je la regrette profondément. Je sais que de nombreux pays dans lesquels le FENU travaille –et qui sont présents ici aujourd’hui- en ont été déçus. Je sais aussi que de nombreux PMAs qui ont demandé l’appui du FENU en 2002 et 2003 ont été contrariés par notre incapacité à leur répondre par la positive.

Maintenant, permettez-moi de vous apporter quelques bonnes nouvelles. Tout d’abord, en 2003, nous allons réussir à aligner nos dépenses à nos revenus, ce qui nous permettra d’assurer l’intégrité financière de notre organisation. En 2004, grâce à l’augmentation des contributions à nos ressources de base prévue pour l’année 2003, nous devrions être en mesure d’augmenter le niveau de nos nouvelles approbations, les passer à 15 millions de dollars, et à maintenir nos dépenses-programmes au niveau de 22 millions de dollars. Une autre bonne nouvelle est que les ressources extra budgétaires du FENU augmentent régulièrement, le revenu extra budgétaire étant passé de 3,5 millions de dollars en 2002 à environ 8,5 millions de dollars cette année. Les financements parallèles, de leur côté, ont également été importants. Ainsi, pour la prochaine biennale, nous anticipons un niveau annuel de dépenses-programmes de 35 millions de dollars (25 millions de dollars provenant des ressources de base et 10 millions de dollars des ressources extra budgétaires), ce qui devrait nous permettre de générer un niveau d’activités qui s’élève à environ 70 millions de dollars par an.

Le budget administratif du FENU : Le budget administratif annuel du FENU est demeuré relativement stable, et à un niveau plutôt bas, de 1992 à 2002, oscillant entre 5,1 millions de dollars et 6 millions de dollars. En 2002, notre budget administratif s’est élevé à 5,5 millions de dollars. Sur ce montant total, 2,8 millions de dollars, soit près de la moitié, ont été consacrés au paiement des salaires de notre personnel technique responsable de la prestation de services-conseils. Ainsi, les dépenses réelles consacrées à la gestion de notre organisation ont été bien inférieures au niveau du budget administratif. De surcroît, le salaire de six des membres de notre personnel technique a été financé par le revenu généré par les activités de prestation de services-conseils. Les résultats de l’évaluation récente de cette expérience ont servi à raffiner notre politique en matière de prestation de services-conseil, l’objectif étant d’arriver à recouvrir, en 2003, 100% de nos coûts, en comparaison du niveau de 24% de 2002.

Pour la prochaine biennale couvrant la période 2004-2005, nous soumettons à l’approbation du Conseil d’Administration lors de cette présente session, une proposition de budget administratif qui représentera, en termes réels, une réduction de plus de 16% par rapport au budget actuel. La rationalisation des fonctions remplies par les membres du personnel et l’amélioration de notre efficacité nous ont permis de réduire le nombre de postes de 38 à 32. En termes de coûts réels, cependant, cette réduction a été annulée par les effets des augmentations de salaires obligatoires et de l’inflation, ce qui explique que le budget actuellement proposé pour les deux années à venir s’élève à 14,4 millions, contre 13,6 millions de dollars au cours de la précédente biennale. Ceci représente une augmentation nominale de 6%.

M. le Président, permettez-moi maintenant de vous présenter –ainsi que demandé par le Conseil d’Administration dans sa décision 2003/09– la stratégie de mobilisation de ressources que nous entendons continuer de mettre en œuvre pour atteindre la cible de 30 millions de dollars annuels stipulée dans la décision 2002/26:

  • Nous continuerons à faire de notre mieux pour produire, sur le terrain, des résultats concrets et utiles dans nos deux domaines de concentration. Grâce à ces résultats concrets, nous continuerons à démontrer que le FENU a un rôle à jouer en appui aux PMA dans l’architecture du financement du développement international. Nous espérons que cela nous permettra de conserver la confiance et l’appui de la communauté internationale, assurant par là-même la croissance de nos ressources de base et de nos ressources extra budgétaires.
  • Nous continuerons à maintenir notre budget administratif à son bas niveau actuel, de façon à garantir que les futures augmentations de nos ressources de base soient entièrement utilisées à la production de résultats concrets sur le terrain, ce qui permettra aussi d’améliorer notre capacité à répondre à la demande très importante émanant des pays-programmes pour nos investissements pilotes de petite taille.
  • Nous continuerons à concentrer nos efforts sur ce que nous savons faire de mieux, tout en renforçant nos liens de partenariat et garantissant la complémentarité avec les autres acteurs du développement. Le Mémorandum d’accord signé avec le PNUD et articulant nos relations opérationnelles dans nos deux domaines de concentration fournit un bon exemple du type de complémentarité que nous recherchons avec nos partenaires. De même, les partenariats que nous avons établis avec la Banque Mondiale et d’autres institutions multilatérales ou bilatérales fournissent la preuve que nous tenons bien nos engagements.
  • Nous considérons que l’accueil très favorable réservé à notre travail par les pays-programmes eux-mêmes revêt une importance critique pour la réussite de nos efforts de mobilisation de ressources. La clé d’un tel accueil, nous le savons, est que les pays-programmes constatent sur le terrain des résultats concrets et qu’ils se les approprient.
  • Nous savons que la seule production de bons résultats n’est pas suffisante. Nous devons informer la communauté internationale de ce que nous faisons de manière à ce que les décideurs sachent qu’investir dans le FENU est un bon investissement, un investissement qui sera conforme à leurs propres politiques et objectifs de développement. Nous devons montrer à la communauté internationale que nous sommes une organisation efficace, soucieuse des résultats qu’elle produit et de leur coût de production, et que nous avons un rôle à jouer au sein de l’architecture du financement du développement international. Cependant, en la matière, les capacités d’une organisation de petite taille comme la nôtre sont forcément limitées. Au titre des actions que nous avons entreprises, citons par exemple la publication de notre Rapport Annuel Axé sur les Résultats (RAAR), dont la franchise et la qualité ont été saluées par le Conseil d’Administration, ce document nous permettant de mieux faire connaître et apprécier le FENU. De même, d’autres publications – de simples brochures d’information comme des publications plus analytiques- nous sont utiles. Nous considérons également qu’il est important de nous rendre dans les capitales des pays donateurs et de contacter les représentants de ces pays lorsque nous nous rendons sur le terrain. Cependant, même s’il est nécessaire que nous soyons actifs en matière de communication, tout ce que le FENU peut faire lui-même ne sera pas suffisant.
  • Pour atteindre son objectif de mobilisation de ressources, le FENU a besoin de l’appui sans faille de son Conseil d’Administration. Je constate avec grand plaisir que cet appui, nous en avons bénéficié, ce qui, selon nous, a grandement contribué à l’augmentation de nos ressources de base en 2003. Le FENU appartient au Conseil d’Administration. Ce dernier a la responsabilité de déterminer quelles sont les mesures à entreprendre pour assurer la viabilité et la pérennité du Fonds sur le long terme.
  • Pour la communauté internationale, il est également très important que la complémentarité entre le PNUD et le FENU soit clairement établie. A cet égard, la signature des deux mémorandums d’accord dont j’ai parlé précédemment devrait s’avérer utile. Nous apprécions également grandement l’appui que nous recevons de l’Administrateur du PNUD en sa capacité de Directeur Général du FENU, ainsi que celui de l’Administrateur Associé, tous deux se faisant les avocats du FENU chaque fois que l’opportunité se présente. Il est en effet important que les membres de la communauté internationale entendent de l’Administrateur du PNUD qu’il apprécie le FENU et qu’il veut que cette organisation soit financée à un niveau adéquat. Il est également important que les Résidents Représentants du PNUD sur le terrain, lesquels sont aussi les représentants du FENU, soient en mesure d’expliquer ce que nous faisons dans le cadre de notre partenariat avec le PNUD et qu’ils invitent les membres de la communauté internationale actifs dans chacun de leur pays à appuyer le FENU par des contributions à nos ressources de base ou à nos ressources extra budgétaires.
  • Les pays-programmes eux-mêmes ont un rôle primordial à jouer pour informer la communauté des donateurs sur ce qu’ils pensent du FENU et l’inviter à fournir au Fonds un appui supplémentaire de façon à leur permettre de produire des résultats clés dans nos deux domaines d’intervention. J’ai eu le plaisir de constater que les pays-programmes ont continuellement, au cours des forums variés ou lors de réunions bilatérales, indiqué que le FENU a besoin de davantage de ressources pour réduire l’écart entre leurs demandes pour nos investissements et nos services et notre capacité à y répondre. Nous apprécions particulièrement l’appui que nous avons reçu des pays-programmes lors des diverses sessions du Conseil d’Administration. De nombreux pays-programmes ont également exprimé leur confiance en contribuant à nos ressources de base. Il s’agit là d’un geste très important en appui à notre travail. Nous apprécions aussi grandement le nombre croissant de pays-programmes qui ont annoncé qu’ils contribueraient à nos ressources de base en 2003. Nous interprétons ce geste comme un vote de confiance.

En ce qui concerne la diversification de nos ressources de base, trois pays supplémentaires appartenant au CAD de l’OCDE ont rejoint le groupe des donateurs du FENU depuis 1999. En termes de volume, cependant, ceci n’a pas été suffisant pour produire l’augmentation espérée de nos ressources. Nous sommes conscients du fait que le poids du financement du FENU ne doit pas reposer sur un nombre trop restreint de donateurs et que nous devons remédier à ce problème. En 1999, en effet, le Conseil d’Administration nous mettait déjà en garde dans sa décision 99/22 du risque que comportait, pour la pérennité à long terme du FENU, une trop grande dépendance à l’égard d’un nombre limité de donateurs. En conséquence, la même année, le Conseil d’Administration avait invité tous les pays en position de le faire à apporter une contribution volontaire au FENU afin de lui garantir un niveau de financement suffisant pour la mise en œuvre de ses programmes.

Même s’il ne fait pas l’ombre d’un doute que nous devons élargir la base de nos donateurs, l’atteinte de la cible de mobilisation de ressources stipulée dans la décision 2002/26 dépendra principalement de la capacité de ceux de nos donateurs actuels qui contribuent modestement à nos ressources de base, à augmenter leurs contributions dans un futur proche. Ceci nous permettrait de résoudre le problème de la pression du financement du FENU sur un nombre limité de donateurs tout en nous aidant à nous rapprocher de notre objectif de mobilisation de ressources.

Une plus grande prévisibilité du niveau de nos contributions serait également très utile. Nous avons en effet besoin de recevoir nos contributions en début d’année de façon à disposer d’un avoir bancaire suffisant pour nous permettre d’honorer à temps nos dépenses-programmes.

Tout en reconnaissant que les ressources extra budgétaires doivent servir de complément –et non de substitut- aux ressources de base, et qu’elles doivent pouvoir être utilisées pour financer les opérations régulières de l’organisation, l’objectif du FENU en matière de mobilisation de ressources extra budgétaires est une augmentation d’un niveau de 1,8 millions de dollars en 2001 à un niveau de 10 millions de dollars en 2003. J’ai le plaisir de vous annoncer que le montant stipulé dans les accords signés portant sur les ressources extra budgétaires ont plus que triplé, passant de 4,1 millions de dollar en 2001 à 12,5 millions de dollars en 2002. Il s’agit, là encore, d’un vote de confiance à l’égard du travail accompli par le FENU.

Avant de conclure, M. le Président, il est important de mettre l’accent sur le fait que les contributions aux ressources de base du FENU ont un impact bien plus grand que la valeur de ces contributions elles-mêmes, ce qui fait du FENU un investissement intéressant pour la communauté internationale. Pour chaque dollar investi dans le FENU, nous avons calculé qu’un autre dollar est mobilisé sous la forme de contributions extra budgétaires auprès des gouvernements des pays-programmes, des communautés locales ou des autres donateurs. De plus, une proportion significative des initiatives pilotes du FENU est répliquée à plus grande échelle avec l’aide de partenaires au développement comme la Banque Mondiale, ce qui constitue un autre aspect de l’effet multiplicateur.

M. le Président, nous considérons que la mise en œuvre de notre stratégie de mobilisation de ressources de base et de ressources extra budgétaires est un impératif pour assurer un niveau de dépenses-programmes d’environ 35 millions de dollars annuels, niveau qui ne nous permettra cependant toujours pas de répondre à la demande émanant des PMAs pour nos investissements de petite taille. Nous considérons que cette stratégie est réaliste et réalisable. En effet, si le FENU produit les résultats que l’on attend de lui et si le FENU – en tant qu’organisation qui réalise des investissements de petite taille dans deux domaines de concentration qui sont d’une importance critique pour les pauvres – a un rôle à jouer au sein de l’architecture du financement du développement international en appui aux plus pauvres, nous croyons qu’il devrait être possible de mobiliser un montant additionnel de 4 millions de dollars en 2004. Les deux décisions récemment adoptées lors de la session de septembre du Conseil d’Administration (décisions 2002/26 et 2003/09) sont, à cet égard, très encourageantes. Pour l’heure, nous serions très heureux de recueillir vos vues et vos suggestions sur la meilleure façon pour aller de l’avant s’agissant de cette question si cruciale pour l’avenir du FENU.

Merci.