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New York - 16 mars 2007

Le Groupe de conseillers des Nations Unies diffuse cinq importants messages à quatre acteurs majeurs

Des messages pour faire face aux obstacles qui empêchent les pauvres d'accéder aux moyens de financement

S.A.R. Máxima, Princesse des Pays-Bas, et Joseph Eicherberger, Vice-Président, Opérations et politiques des pays à la Banque africaine de développement, s'adressent aux journalistes lors d'une conférence de presse. La Princesse Máxima et M. Eichenberger font partie du Groupe de conseillers des Nations Unies sur les services financiers accessibles à tous.

Photo de Trenton DuVal grâce à la Campagne au sommet sur le microcrédit.

Le Groupe de conseillers des Nations Unies sur les secteurs financiers accessibles à tous a lancé « cinq importants messages adressés à quatre acteurs majeurs » : des déclarations à l'intention des pouvoirs publics, des organismes de réglementation, des partenaires du développement et du secteur privé, sur les pratiques jugées les meilleures pour élargir l'accès des pauvres aux moyens de financement.

Les Nations Unies ont établi le Groupe des conseillers pour une durée de deux ans, à la suite de l'Année internationale du microcrédit en 2005. Le rôle principal du Groupe consiste à conseiller le système des Nations Unies et les États Membres sur des questions d'intérêt mondial relatives au financement accessible à tous. Grâce à sa présence et son engagement de développer le secteur financier, à son accès aux pouvoirs publics, aux banques centrales, aux organismes d'aide bilatérale, aux institutions de Bretton Woods, aux milieux universitaires, à la société civile et au secteur privé, grâce aussi à ses considérables activités de plaidoyer et ses capacités d'organisation, l'ONU est désormais particulièrement bien placée pour inspirer, aider et coordonner les larges efforts nécessaires pour mettre en place, partout au monde, des secteurs financiers accessibles à tous. Le Groupe des conseillers guidera, encouragera et aidera l'ONU dans ces efforts.

Les messages ont été rendus publics par le Groupe des conseillers à l'issue de sa récente réunion qui a eu lieu à Amsterdam. Cette réunion était la troisième du Groupe, les deux premières ayant eu lieu respectivement à New York et à Halifax (Nouvelle-Écosse).

S.A.R. Máxima, Princesse des Pays-Bas, membre du Groupe des conseillers et Présidente du groupe de travail sur les activités de plaidoyer, a déclaré qu'elle espérait que ces messages clarifieraient le rôle des quatre groupes cibles. « Il nous faut élargir l'inclusion financière afin que les pauvres puissent avoir accès aux services financiers. Mais soyons clairs, le microcrédit peut avoir un effet catalyseur sur la croissance mais il ne s'agit pas là d'un remède rapide du problème de la pauvreté. Il faut un effort concerté de développement faisant appel à tous les acteurs – secteur privé, pouvoirs publics, organismes de réglementation et partenaires du développement – pour que chacun joue le rôle qui lui revient. »

M. Richard Weingarten, Secrétaire exécutif du Fonds d'Équipement des Nations Unies, a déclaré que les Conseillers étaient totalement acquis aux efforts de plaidoyer pour faire face aux obstacles qui limitent l'accès aux produits et services financiers. « Le Groupe de conseillers adressera ces messages aux gouvernements, aux autorités de réglementation, aux partenaires de développement et au secteur public afin de souligner le rôle constructif que chacun de ces groupes peut jouer pour élargir l'accès aux secteurs financiers », a-t-il déclaré. Le FENU, qui est l'organisme des Nations Unies qui a accueilli l'Année internationale du microcrédit de 2005, accueille aussi le Groupe de Conseillers des Nations Unies.

Pour chacune des quatre parties intéressées, il y a cinq messages :

À l'intention des gouvernements :

  • Pour que les secteurs financiers soient accessibles à tous, il faut mettre en place des institutions financières permanentes locales et les aider, et adopter des technologies et des systèmes nouveaux qui offrent aux pauvres tout un éventail de produits et de services financiers.
  • La vocation du gouvernement de mettre en place un système financier fonctionnant bien doit inclure l'accès de tous les citoyens à un large éventail de produits et de services, notamment l'épargne, le crédit, l'assurance et les transferts monétaires.
  • Le rôle des pouvoirs publics est de créer un environnement politique propice : élargir l'accès tout en protégeant les consommateurs. Lorsque les services financiers sont fournis par le gouvernement même, la politique empêche presque toujours les pauvres d'y avoir accès.
  • Les pouvoirs publics doivent s'abstenir d'imposer des plafonds sur les taux d'intérêt, car ceci pourrait freiner l'expansion du crédit en transformant le fardeau du coût en des redevances cachées. La meilleure politique gouvernementale pour garder les taux d'intérêt à un niveau peu élevé est de promouvoir la transparence des prix dans un marché ouvert à la concurrence.
  • L'élargissement de l'accès aux services financiers est un important objectif politique, mais il ne réussira pas en soi à éliminer la pauvreté.

À l'intention des organismes de réglementation

  • L'accès de tous aux services financiers doit constituer un objectif majeur de la réglementation financière. Le rôle des agents de réglementation est d'établir un environnement propice à la fourniture, par tout un ensemble d'institutions, de produits et services financiers divers.
  • Les agents de la réglementation doivent faire montre de souplesse dans leur approche, ils doivent atténuer les risques sans limiter l'accès aux services financiers.
  • Les agents de la réglementation doivent assurer un contrôle adéquat des fournisseurs de services financiers et des industries qui appuient ceux-ci, par exemple les télécommunications.
  • Les agents de la réglementation doivent faire preuve de prudence pour que les règles contre le blanchiment d'argent et les règlements concomitants n'entravent pas les transferts financiers, qui sont d'importance critique pour les personnes pauvres.
  • Un large accès aux services financiers suppose un environnement réglementaire propice aux infrastructures de télécommunications et de technologie.

À l'intention du secteur privé

  • La fourniture de produits et services financiers aux pauvres offre une importante possibilité de bénéfices pour le secteur privé. Les fournisseurs doivent utiliser leurs atouts pour mettre au point un éventail de produits capables de mieux servir les pauvres.
  • Le secteur privé peut jouer un rôle important en élargissant l'accès des pauvres aux services financiers.
  • Les participants du secteur privé dans les services financiers accessibles à tous doivent comprendre non seulement les fournisseurs directs de produits et services financiers, comme par exemple les banques, les assureurs et les entreprises de transferts monétaires, mais aussi les télécommunications, les technologies, les bureaux de crédit, les détaillants et autres sociétés qui aident le secteur des services financiers.
  • Le secteur privé doit s'engager à créer les conditions propices pour que l'élargissement de l'accès aux services financiers soit réalisé.
  • Le secteur privé peut élargir l'accès aux services financiers de diverses manières, notamment en fournissant du capital, en construisant des infrastructures, en mettant au point de nouveaux produits, services et techniques, et en renforçant les capacités humaines et institutionnelles.

À l'intention des partenaires de développement

  • Pour les partenaires du développement, la qualité du financement accessible à tous est au moins aussi importante que sa quantité. Un bon financement suppose une expérience technique et des instruments financiers appropriés.
  • La principale entrave pour les partenaires du développement qui cherchent à aider le financement accessible à tous est le manque d'institutions solides et de gestionnaires chevronnés.
  • L'aide à la mise en place du financement accessible à tous doit compléter les activités du secteur privé, non pas lui faire concurrence.
  • Il est essentiel d'avoir une meilleure information sur la performance des portefeuilles d'investissement des partenaires du développement, car pour bien gérer il faut pouvoir mesurer.
  • Il faut partager effectivement le travail et coordonner les efforts pour que l'impact de la mise en place du financement accessible à tous soit le plus efficace.

Pour tout complément d'information sur le Groupe des conseillers, prière de consulter le site ag.uncdf.org. Pour organiser une interview de presse avec l'un des conseillers, prière de se mettre en rapport avec :

Adam Rogers
Téléphone : +1-212-906-6082
Email : adam.rogers@uncdf.org

Ou avec

Hyewon Jung
Téléphone : +1-212-906-6693
Email : hyewon.jung@uncdf.org