Des artistes, des personnalités politiques et des media, des économistes et des micro entrepreneurs ont été réunis à l'occasion d'un événement, venant marquer l'année internationale du Micro-crédit
Trois jours de forum et une soirée de gala animée par des célébrités mettent à l'honneur les accomplissements des micro entrepreneurs du monde entier.
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9 novembre 2005 - Une pléiade d'hôtes prestigieux tels que les acteurs et chanteurs Jennifer Lopez, Marc Anthony, Tim Robbins, Roberta Flack, l'homme d'affaires britannique Richard Branson, le journaliste Walter Cronkite et Chelsea Clinton, entre autres, ont participé le 8 novembre à une soirée de gala visant à promouvoir l'Année du Micro Crédit, portée par le FENU. Tout au long de la soirée, les personnalités présentes ont rendu hommage à neuf micro entrepreneurs, " héros anonymes de l'éradication de la pauvreté ". Ceux-ci ont chacun reçu un trophée les récompensant du succès de la création et de la viabilité durable de leurs entreprises, leurs réussites venant défier les conditions pour le développement souvent très difficiles dans leurs pays respectifs.
Les neuf lauréats sont originaires d'Afghanistan, du Bengladesh, du Liberia, d'Afrique du Sud, d'Inde, de Chine du Malawi, de Sierra Leone et du Pérou.
Mama Fatu faisait partie de la sélection. Cette veuve, âgée de soixante-dix ans, qui vit en Sierra Leone a commencé à produire du tabac à priser, avec un emprunt de 25 dollars en 1998. Elle a diversifié son activité en cultivant des légumes, du riz et en brassant un gin local. L'Afghane Shakila Sarajulldin, quant à elle, était maltraitée par son mari. Les sévices qu'elle subissait l'ont poussée à vouloir se donner la mort en s'immolant par le feu. Passé ce tragique épisode, son courage, ses espoirs et la nécessité l'ont conduite à créer un atelier de couture à Kabul avec un prêt de 100 dollars. Elle peut ainsi aujourd'hui subvenir aux besoins de ses trois enfants. Plus d'informations sur l'ensemble des neufs micro entrepreneurs sélectionnés sont disponibles sur le site de l'Année du Micro Crédit.
Walter Cronkite a lu un message du Secrétaire Général de Nations Unies Kofi Annan, dans lequel ce dernier félicitait les lauréats et faisait l'éloge de l'Année du Micro Crédit. Le Secrétaire Général n'a pu participer à l'événement, en raison d'affaires urgentes qui exigeaient sa présence a l'étranger.

La soirée de gala s'est tenue durant la période de trois jours, pendant laquelle le Forum International des Nations Unies pour la mise en place de Secteurs Financiers Inclusifs s'est déroulé. Ce forum a réuni des membres du monde de la micro finance pour mettre en avant les succès de l'Année Internationale du Micro Crédit 2005. Plus de cinq cents représentants provenant d'une centaine de pays étaient rassemblés pour discuter, débattre et délibérer sur les méthodes à employer pour étendre l'accès aux services financiers de manière substantielle auprès de populations pauvres ou à faible revenu.
L'objectif du forum était d'adopter un plan, fixant des mesures permettant la mise en place de secteurs financiers, visant à se rapprocher des ambitions fixées par les Objectifs de Développement du Millenium, concernant l'éradication de la pauvreté.
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Paul Wolfowitz, directeur de la banque mondiale, Kemal Dervis, administrateur de l'UNDP et Richard Weingarten, secrétaire exécutif du FENU ont rencontré d'autres dirigeants du Développement International au siège des Nations Unies, pour revendiquer le déploiement de secteurs financiers inclusifs dans les pays en développement.
" La microfinance est un outil puissant pour réduire la pauvreté, " a dit M. Wolfowitz inaugurant, lundi, les trois jours de la rencontre. " Elle permet aux individus concernés de faire progresser leur rémunération, d'épargner et de gérer des situations imprévues. La micro finance atténue leur vulnérabilité et permet à de modestes foyers de passer de la préoccupation de leur survie quotidienne à la possibilité d'envisager le futur. "
Paul Wolfowitz a mis l'accent sur la nécessité d'un accès fiable et continu des individus en situation précaire aux services financiers, qui est préférable à la fourniture de prestations ponctuelles. Il a également insisté sur l'impérativité de la suppression des myriades de formalités et de frais, entravant les démarches des petites entreprises qui débutent.
La Princesse Maxima des Pays-Bas, qui compte parmi les conseillers et qui soutient fervemment l'Année Internationale du micro crédit, a précisé au cours du forum que cette manifestation était un pas important en direction de la mise en place de l'apport de services financiers aux entrepreneurs sans ressources. Ces services sont aussi vitaux à l'économie que les routes et l'électricité peuvent l'être. " En facilitant les initiatives de création d'entreprise et en renforçant la capacité d'action des populations locales, la micro finance leur offre l'opportunité de déterminer elles-mêmes, ce qui leur correspond le mieux, " dit-elle. " Les gens ne demandent pas l'aumône, ils veulent pouvoir saisir des opportunités pour le développement. "

" Nous sommes aussi satisfaits de l'implication du secteur privé, qui soutient de nombreuses activités, et nous espérons que cette collaboration entre les différents partenaires se poursuivra dans le futur. " a-t-il ajouté.
La conseillère technique responsable du programme de l'Année du Micro Crédit au FENU, Christina Barrineau, a fait écho aux propos tenus par Richard Weingarten. " L'Année Internationale du Micro Crédit est un succès triomphant, " a-t-elle dit. " Ce projet a permis de rassembler des centaines de personnes provenant du monde entier - des dirigeants influents aux clients de la micro finance, afin de comprendre pourquoi les populations pauvres ont besoin d'accéder aux services financiers, et comment la micro finance s'intègre dans le secteur financier global. "
Les événements de la semaine ont été clôturés par une journée de séminaire à la Réserve Fédérale de New York, consacrée à l'examen du rôle de la régulation et de la supervision dans la progression de la propagation de la micro finance. Le séminaire visait aussi à déterminer la façon dont les gouvernements peuvent réunir les conditions favorables à l'installation des fournisseurs de services financiers.





