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Communiqué
de presse
Sommet
Africité - Yaoundé 2003
Responsable
des communications à Yaoundé:
Adam Rogers (237) 971.12.89
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Yaoundé,
le 4 décembre 2003 - Cette année l'Unité
de Gouvernance locale du Fonds d’Équipement des Nations
Unies a pris un rôle actif dans le cadre du Sommet Africité
qui se déroule actuellement à Yaoundé au Cameroun.
En effet, plusieurs
considèrent le Sommet Africité, qui se déroule
à tous les deux à trois ans dans une ville africaine différente,
comme étant la plate-forme la plus importante de dialogue sur
la décentralisation et le développement local jamais organisé
en Afrique. Le Sommet de cette année, intitulé «
Assurer l'accès aux services de base dans les Collectivités
Africaines, a pu bénéficier de la présence de 2
000 représentants de gouvernements locaux et centraux en provenance
de partout en Afrique qui ont pu partager et échanger leurs points
de vue et idées sur les politiques de décentralisation
et de l'administration locale.
Au cours de la séance
plénière d’ouverture, le professeur Akin L. Mabogunje,
conseiller au Président du Nigeria, s’est exprimé
ainsi « La non fourniture de service en milieu rural contribue
aux problèmes urbains ». Il a rappelé bien que l’on
mette beaucoup d’emphase sur le développement des zones
urbaines, les secteurs ruraux de l'Afrique sont souvent caractérisés
et subissent une extrême pauvreté qui a tendance à
accroître encore plus l’exode rural.
Le Secrétaire
exécutif adjoint du FENU Mme Henriette Keijzers, qui participe
au Sommet Africité à Yaoundé, s’est fait
l’écho des propos du professeur de Mabogunje. Sur le même
ordre d’idée, elle a précisé bien que beaucoup
de discussions au cours de la conférence se concentrent sur les
défis des administrations locales urbaines, il est également
important de porter une attention particulière sur les problématiques
rurales
Justement pour faire
entendre cette voix, le FENU a permis à une douzaine de représentants
d'administration locale provenant de quatre de ses pays programme en
Afrique, i.e. le Mali, le Sénégal, l'Ethiopie et l'Ouganda,
de participer pleinement à ce Sommet. Pour mieux appuyer son
plaidoyer, il a réalisé, à travers des études
de cas de ses pays d’intervention, un examen complet de la décentralisation
de ces pays en comparant les diverses approches visant à renforcer
et transformer les administrations locales. Les résultats de
cette analyse se trouve dans le rapport synthèse s’intitulant
: Initiative des gouvernements locaux Infrastructures et services pour
les pauvres en Afrique rurale sub-saharienne. On y met en évidence
les défis que les collectivités locales doivent relever
afin de répondre aux besoins de leurs citoyens tout en poursuivant
la lutte contre la pauvreté. Le rapport synthèse et les
études de cas seront disponibles sur le site Web du FENU à
compter du 20 décembre 2003.
Suite au Sommet
Africité, le FENU envisage de consolider ses différentes
études de cas qu’il vient de compléter en Afrique
et en Asie et qui porte sur ses expériences réalisées
au cours de la dernière décennie passée à
travailler avec les collectivités locales dans l’amélioration
de la livraison d'infrastructures locales et des services.
Le troisième
jour au sommet, le FENU a accueilli une session spéciale sur
le Financement et livraison des services dans les collectivités
locales à caractère rural. Plus de 130 délégués
ont participé à la discussion de quatre heures, qui a
inclus des présentations des programmes de developpement locaux
de gouvernement du FENU au Sénégal, au Mali, en Ouganda
et en Ethiopie. Après la session participatoire, une liste de
recommandations a été présentée au secrétariat
de la conférence, pour la distribution parmi des gouvernements.
La texte intégral de ces recommandations :
SESSION
SPÉCIALE
Financement
et livraison des services dans les collectivités locales à
caractère rural
RECOMMENDATIONS
Malgré une
rapide croissance urbaine, la population de la plupart des pays d’Afrique
au sud du Sahara continue de vivre en milieu rural. Pour cette raison,
les collectivités locales de l’Afrique rurale - de par
leurs capacités potentielles à fournir des biens et des
services publics – méritent à la fois qu’un
investissement y soit fait mais également qu’on leur accorde
un intérêt particulier. En outre, c’est dans la campagne
africaine qu’existent les plus grands défis de la lutte
contre la pauvreté et cela implique presque invariablement la
nécessité d’accorder une attention particulière
aux dimensions rurales de la pauvreté. Si elles veulent répondre
adéquatement à cette problématique et démontrer
leur utilité à travers la fourniture de services appropriés,
les collectivités locales ont donc des défis importants
à relever en la matière.
Le défi consistant
à faire la promotion d’une collectivité locale participative,
responsable et efficace est plus grand en Afrique rurale qu’en
milieu urbain. En fait, on commence à reconnaître que le
développement rural, l’accélération de la
croissance locale et la réduction de la pauvreté ont tout
à gagner de l’existence de la fourniture d’infrastructures
et de services par l’intermédiaire des collectivités
locales.
Les participants
de l’atelier d’Africités, à la suite des débats
recommandent :
De manière
générale :
- L’approfondissement
des questions portant sur la transparence, la responsabilisation et
l’imputabilité au sein des collectivité locales
;
- Des actions orientées
vers l’amélioration des revenus basés sur le développement
des économies locales entre autres par l’accroissement
de la demande publique locale.
De manière
spécifique :
1. Aux gouvernements
centraux
- Le transfert
des compétences soit obligatoirement accompagné par
un transfert conséquent de ressources humaines et financières
correspondantes ;
- L’établissement
de réels programmes de renforcement des capacités locales
et notamment dans la maîtrise des textes législatif et
réglementaire relatif à la gestion locale ;
- Une meilleure
articulation des politiques sectorielles aux politiques locales ;
- La mise en place
d’une fiscalité locale plus équitable en évitant
la sur-imposition des pauvres par le biais d’impôts à
caractère régressif comme les impôts per capita
;
- La prise en compte
systématique des aspects genres dans les programmes de décentralisation,
y compris l’allocation de ressources budgétaires.
2. Aux collectivités
locales et à leurs associations
- La programmation
des investissements prenne en compte les charges récurrentes
et les recettes à venir ;
- La planification
locale s’articule au processus budgétaire ;
- Une meilleure
inclusion des stratégies de lutte contre la pauvreté
au niveau local en privilégiant le renforcement des capacités
des ressources humaines, leur leadership et l’accroissement
des revenus des populations les plus pauvres ;
- L’articulation
du dialogue politique en faveur des programmes de lutte contre la
pauvreté ;
3. Aux partenaires
au développement
- Le partage des
expériences afin de promouvoir l’harmonisation des méthodes
et approches d’intervention ;
- L’orientation
des investissements vers les zones à forte prévalence
de pauvreté ;
4. Au Partenariat pour le développement Municipal (PDM)
- Un accroissement
de la réflexion sur les collectivités à caractère
rural.
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